Les proches du tsar

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la maison du cap Nègre 

mardi 29 juillet 2008, 14:31

La résidence de la famille Bruni-Tedeschi au cap Nègre, où le président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni séjournent cet été, est une solide bâtisse érigée sur un promontoire rocheux et aux allures de forteresse, avec ses deux tours encadrant sa façade sud.

Située sur la commune du Lavandou (Var), ancrée aux falaises que les Commandos d'Afrique escaladèrent le 15 août 1944 pour libérer la Provence, la demeure est à une vingtaine de minutes de bateau du Fort de Brégançon, la résidence officielle des chefs de l'Etat, où M. Sarkozy va également séjourner.

La maison aux tuiles rouge et en forme de U est noyée dans une pinède descendant jusqu'à des criques aux eaux cristallines. Ses baies vitrées offrent une vue sans obstacle sur la Méditerranée. Elle est plus connue au Lavandou sous le nom de château Faraghi, du nom d'un riche industriel italien qui commanda sa construction avant la seconde guerre mondiale.

Elle est la propriété de la famille Bruni-Tedeschi depuis les années 70.

Ce serait par peur des Brigades rouges qu'Alberto, le père, riche industriel turinois, l'a acquise pour y installer sa pianiste d'épouse Marysa et ses trois enfants, Virginio, Carla et Valeria.

Selon des Lavandourains qui ont pu la visiter, elle dispose d'une dizaine de chambres. Elle est également équipée d'une piscine aux formes arrondies qui a été aménagée à l'écart, dans un souci évident de ne pas troubler la quiétude des hôtes.

Un imposant portail en bois, à l'ouverture électrique, interdit l'accès au domaine.

Un ponton flottant a été récemment installé. Il permettra des liaisons rapides avec Brégançon.

Portrait de Nicolas Sarkozy par son père...

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image mardi 10 juin 2008, 13:41

Dans l'ombre du Président de la République disparaissent nombre de ses proches collaborateurs. Mais aussi, nombre de ses proches — tout court.

Pourtant, le père du Président aura sa part de lumière, du 26 juin au 12 juillet prochain à Madrid, révèle le magazine Point de Vue, à l'occasion de l'exposition de 35 de ses toiles à la veine surréaliste. Car si Nicolas Sarkozy est un maître de la rhétorique, Pal Sarkozy de Nagy-Bocsa est un maître — tout court.

Il a d'ailleurs réalisé un portrait de son fils au lendemain de son élection, et raconte sa démarche : "Je lui ai demandé 'Nicolas chéri, cela t'embête si je te dessine comme ceci ou comme cela. J'ai représenté l'Elysée. En bas, il y a Bush et Poutine. Il y a ses frères et sa mère...' Et la Tour de Pise, c'est le rêve de toucher le ciel. Nicolas est arrivé tout en haut."

A 80 ans, le "merveilleux dessinateur, condottiere conquérant", selon les mots du célèbre commissaire-priseur Pierre Cornette de Saint Cyr, renoue avec ses premières amours : l'art pictural. S'il a, en l'espace de presque six décennies, indiscutablement changé de style, passant d'un dessin naturaliste à des réalisations surréalistes à l'imaginaire débridé, l'inquiétude du débutant est toujours présente, augmentée d'un soupçon de nostalgie.

Eloigné de sa passion par les aléas de la vie et une biographie si riche qu'il s'y perd lui-même, ce "bohémien" — dixit sa galeriste — octogénaire se souvient : "Le dessin ne m'a jamais quitté. En arrivant à Paris [au terme de plusieurs années d'un exil quasi romanesque, NDLR], je m'étais inscrit à l'Académie de la Grande-Chaumière pour étudier le nu. Puis j'ai commencé à gagner de l'argent en devenant portraitiste mondain. Je faisais les portraits de ces dames... Je me suis marié, et je n'y croyais plus vraiment, alors je suis rentré chez László Fircsa, un publicitaire très connu, et ensuite dans l'industrie cotonnière chez Boussac. A 28 ans, j'ai ouvert ma propre affaire, le Studio Sarkozy. J'ai mis alors de côté la création pour les antirides solaires et les crèmes amincissantes."

Mais chassez le naturel... Tout ce que regrette aujourd'hui Pal Sarkozy, dans son regain de création, c'est que la notoriété de son fils vole la vedette à l'intérêt pour les toiles qu'il a réalisées avec son ami l'Allemand Werner Hornung (lui au dessin, et ce dernier au collage numérique) : "C'est de la pure folie. C'est aussi effrayant tous ces livres écrits sur Nicolas, près de quatre-vingts. Je crois que l'on va avoir bien du mal à parler de peinture. Avec mon ami Werner, nous aimerions tout de même recueillir une opinion sur nos oeuvres... bonne ou mauvaise, je m'en fiche, mais une critique de nos toiles !"

Y a-t-il une solution ? "Je vais changer de nom, hasarde-t-il avec son humour habituel... Ou bien non, c'est mon fils qui doit le faire !"

Première fête familiale à l'Elysée

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image samedi 23 février 2008, 08:17

Le 16 février dernier, Carla Bruni-Sarkozy organisait dans les salons privés du Palais de l'Elysée, l'anniversaire de sa tante Gigi, 83 ans, la sœur de sa mère, nous apprend le magazine Closer.

Pour l'occasion, la première dame de France avait réuni les deux branches de sa famille, italienne et française, afin de célébrer les 83 printemps de celle qui appelle Nicolas Sarkozy « mon neveu préféré », et qui avait fait partie du voyage à Louxor - en Egypte - le 26 décembre dernier.

L'occasion également de fêter une seconde fois son union avec le président de la République, pour laquelle plusieurs Bruni-Tedeschi n'avaient pas pu faire le déplacement à Paris le 2 février dernier — jour du mariage.



La Lanterne : la résidence discrète de Sarkozy

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image mardi 5 février 2008, 14:44

La cérémonie du mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni a été célébrée à l'Elysée. Mais le dîner a eu lieu à la Lanterne à Versailles. Résidence secondaire des Premiers ministres jusqu'à l'année dernière, Nicolas Sarkozy a jeté son dévolu sur cette magnifique bâtisse située dans le parc du château de Versailles depuis sa prise de fonction en mai 2007. La lanterne est devenue le deuxième QG du Président de la République après l'Elysée. Il peut notamment y recevoir plus discrètement ses visiteurs. C'est donc à la Lanterne que se sont déroulés le dîner et la nuit de noces de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. Enquête sur l'un des lieux les mieux gardés de la République.

Un pavillon situé dans le parc du château de Versailles

Le pavillon de la Lanterne a été construit en 1787 au fond du parc du château de Versailles. La maison centrale, de 20 mètres de long, a été mise à la disposition des membres du gouvernement suite à la décision du général De Gaulle en 1959. André Malraux y séjourna en premier et c'est sa femme, Louise de Vilmorin, qui a fait réaménager la bâtisse. Au rez-de-chaussée de la maison centrale, on y trouve un grand salon, une salle à manger et un bureau. A l'étage, il y a cinq chambres avec leurs salles de bain. Les ailes du pavillon servent à loger le personnel et le service de sécurité.

Un lieu placé sous très haute sécurité

La Lanterne est l'un des lieux les plus discrets et les mieux gardés de la République. Le survol de la résidence est strictement interdit, cinq cars de CRS stationnent en permanence le long des murs d'enceinte. De grandes haies cachent l'essentiel du pavillon de la Lanterne. Rares sont ceux qui ont pu photographier les lieux, et encore plus rares sont ceux qui y sont entrés.
Les quelques clichés qui circulent ont été pris dans des conditions exceptionnelles : des photographies ont été prises il y a quelques années, par un photographe intrépide qui brava l'interdiction de survoler les lieux en hélicoptère. Après la tempête de 1999, un arbre tomba sur une partie du mur d'enceinte et permis à quelques photographes d'apercevoir la bâtisse et de prendre également quelques clichés.
Lorsque le président de la République est présent à la Lanterne, une cinquantaine de CRS complète le dispositif de sécurité présent en permanence. Autrement dit, il est quasiment impossible de s'approcher du lieu.

La résidence des Premiers ministres
A l'origine, la Lanterne est la résidence secondaire des Premiers ministres. Après le départ de Malraux en 1969, le lieu a été délaissé par le pouvoir. Sous Pompidou et Giscard d'Estaing, des négociations politiques s'y sont tenues mais il faut attendre les années 1980 pour que ce pavillon situé au fond du parc du château de Versailles devienne un véritable lieu de pouvoir. Si Pierre Mauroy y séjourna peu, Laurent Fabius en fit sa résidence de week-end pendant son bref passage à Matignon entre 1984 et 1986.
Le pavillon changea de physionomie avec le passage de Michel Rocard, entre 1988 et 1991. A l'époque, le Premier ministre décida de procéder à quelques travaux pour rendre la demeure plus agréable : un court de tennis et une piscine y ont été construits pour la modique somme d'un million de francs.
Plus anecdotique, en 1993, Edouard Balladur fit enterrer son chien au fond du jardin, avant de déterrer l'animal après son départ de Matignon pour le ré-enterrer dans son jardin de Chamonix. Son successeur, Alain Juppé, n'a pu réellement profiter de la résidence pendant son bref passage à Matignon entre 1995 et 1997.
Lionel Jospin, Premier ministre de 1997 à 2002, joua au tennis à la Lanterne presque tous les week-ends. Jean-Pierre Raffarin, pendant les périodes les plus difficiles, venait s'y ressourcer en marchant dans le jardin.

Le pouvoir à l'Elysée et à Versailles

Lorsque Nicolas Sarkozy est élu président de la République, c'est le Premier ministre encore en poste, Dominique de Villepin, qui était le locataire officiel des lieux. Dès le lendemain de sa victoire, Nicolas Sarkozy a fait savoir à son rival qu'il voulait prendre possession du lieu.
C'est donc à la Lanterne, en compagnie de François Fillon, que le nouveau président de la République composa son gouvernement. Les deux hommes y ont reçu les prétendants au gouvernement, ceux qui ne voulaient pas être reçus officiellement à l'Elysée : Claude Allègre, qui a refusé un ministère, Bernard Kouchner qui hésita un peu.
Située à 30 minutes en voiture de Paris, la Lanterne est donc devenue le deuxième lieu du pouvoir le plus important après l'Elysée. Nicolas Sarkozy en a fait l'Elysée-bis, plus discret, plus intime, loin des caméras. C'est là qu'il reçut Carla Bruni pour un premier week-end début décembre. C'est encore ici que la soirée du mariage s'est déroulée.
A l'Elysée, le feu des projecteurs et la mise en scène de la vie privée et du pouvoir, à la Lanterne, la vie cachée et discrète du président de la République. Deux lieux, deux fonctions.

Les invités discrets de la Lanterne

De nombreuses personnalités ont déjà été reçues à la Lanterne : les politologues des instituts de sondages, les syndicalistes, les industriels et propriétaires de médias, Martin Bouygues et Vincent Bolloré, le conseiller Alain Minc. Peu de membres du gouvernement ont eu droit à ce privilège : Rachida Dati, Bernard Kouchner. Etre reçu à la Lanterne est généralement perçu comme une marque de confiance.
La discrétion du lieu en fait l'objet de tous les fantasmes de la part des hommes du pouvoir. On dit que les principales décisions y ont été prises : réforme des régimes spéciaux, de la Constitution, du contrat de travail, de la loi de finances…

A l'abri de l'agitation parisienne, la Lanterne est donc devenue le cœur névralgique du pouvoir.

Sa belle famille

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image mardi 5 février 2008, 09:00

Majestueux, tout en pierre de taille, l'ancien siège de la Ceat se dresse juste au-delà du torrent Dora, en lisière de la barriera di Milano, faubourg jadis ouvrier de la capitale piémontaise. Reliées par une passerelle couverte, ces deux bâtisses jumelles sont tout ce qui reste d'un géant multinational du câble et du pneu, fort d'une quarantaine d'usines, de l'Inde à l'Amérique latine. Peu de Turinois se souviennent que ce fleuron de l'industrie locale appartenait aux Bruni-Tedeschi, jusqu'à son rachat, notamment par Pirelli, il y a un peu plus de trente ans.

Au commencement est l'ingeniere Virginio. Juif converti, ce musicien contrarié, fou de Wagner, est un travailleur forcené qui, au début du siècle dernier, va transformer la PME familiale en empire. Puis vient son fils Alberto, musicien fou de Bartók, qui liquidera l'entreprise pour se consacrer à la composition. «Leur histoire sur trois générations est une saga industrielle transformée en roman balzacien et qui est en train de s'achever en télénovela», résume Stefano Cingolani du quotidien libéral Il Foglio qui, comme nombre de journaux italiens, s'étale volontiers sur ce «dynasty» turino-parisien.

Tout débute donc à Turin, cette envoûtante capitale déchue, avec ses palais aux cours baroques bien cachées, ses austères rues à arcades, tirées au cordeau selon un rigoureux plan en damier. C'est une cité écartelée, à la fois aristocratique et prolétarienne, rigoriste et jouisseuse, secrète et cancanière. C'est une ville de cour. Après les Savoie, les rois en furent les Agnelli, patrons de la Fiat. Quant au clan Bruni-Tedeschi, il y occupe une place très spéciale. «Cette famille incarnait en apparence toutes les valeurs de la grande bourgeoisie cultivée piémontaise, mais en même temps elle les pulvérisait», explique une intellectuelle de la bonne société turinoise.

Avant les Rolling Stones puis Saint-Germain-des-Prés, et la vie «bling-bling» à l'Elysée, c'est dans un monde à la Luchino Visconti qu'a vécu Carla Bruni. Même après l'exil français en 1973, la famille revenait souvent à Castagneto Po, à une demi-heure à peine du centre de Turin. Leur manoir en brique rouge, construit en 1740 à la cime d'une colline, domine la vallée de ses immenses terrasses. Alberto l'avait acheté au milieu des années 50, restauré et intégralement remeublé en style d'époque, avec un soin maniaque. Un royaume sur mesure pour ce père à la fois flamboyant et réservé que Carla adorait et dont elle n'apprit qu'à sa mort qu'il n'était pas vraiment le sien.

Diversification et conversion

«Cette famille était un clan lié par l'amour des arts, menant grand train, recevant volontiers musiciens et créateurs mais snobant une certaine bonne société piémontaise bourgeoise qui ne le lui a jamais pardonné», raconte Gian Piero Bona, auteur de «l'industriel dodécaphonique» (1). Cette biographie d'Alberto Bruni-Tedeschi brosse le portrait d'un homme «qui aimait Dieu en Wagner, trouvait Bach ennuyeux et Mahler bâtard, mais qui aimait aussi Dieu au travers d'un meuble Louis XV». Quand l'ouvrage fut présenté il y a quatre ans au siège de l'Union industrielle, la salle était comble mais il n'y avait pas un seul industriel dans le public. Le cercle fermé des patrons piémontais n'a jamais vraiment accepté Alberto Bruni-Tedeschi.

Beaucoup restent fascinés par la figure du vieux Virginio, qui règne en autocrate sur sa famille et ses salariés. «Un bourreau de travail qui voyait grand, détestait les mondanités et passait à l'usine vingt heures par jour, y compris en août dans une ville quasiment déserte», se souvient un ancien de la Ceat. Un industriel à l'ancienne qui aimait le fracas des machines et jamais ne joua en Bourse. Originaire d'une famille juive de Vercelli, petite ville au milieu des rizières, il va parfaire sa formation à Manchester, puis à Heidelberg. En Grande-Bretagne, il comprend l'importance que va prendre l'industrie du pneu avec l'automobile. En Allemagne, il pressent la montée d'un antisémitisme inconnu au Piémont. Dès son retour, il diversifie la production, jusque-là cantonnée aux câbles d'acier, et se convertit au catholicisme, épousant à l'église une fille de magistrat, Orsola Bruni. La grande aventure de la Ceat commence. Dans les années 30, Turin devient le poumon industriel de la péninsule. Les affaires prospèrent avec le fascisme et les préparatifs de la guerre. Industriel de poids doté de bonnes relations, Virginio réussira à faire oublier ses origines. Son fils Alberto, né en 1915, rejoint l'entreprise peu avant la Seconde Guerre mondiale. Lui aide la résistance, hébergeant des réunions clandestines et le Comité de libération nationale saluera «sa participation active à la lutte». Arrêté par les nazis, Alberto échappe par miracle à l'exécution. La légende familiale évoque la sympathie d'un officier allemand mélomane pour le jeune musicien.

La reconstruction de l'après-guerre, puis le miracle économique des années 60, gonflent encore le chiffre d'affaires de la Ceat. Alberto y est de plus en plus associé. Mais c'est l'ingeniere qui tient les rênes jusqu'à sa mort, à plus de 90 ans. «Virginio et Alberto avaient la même passion pour l'argent, la musique et les femmes, mais pas dans le même ordre», relate Gian Piero Bona, traducteur de Rimbaud en italien, et ami d'enfance de Marisa Borini, qui lui commanda cette biographie de son mari défunt. C'est une jeune pianiste quand Alberto, quinze ans de plus qu'elle, l'entend dans un concert. Coup de foudre et bagarre avec le père qui espérait un nom à particule. Alberto insiste. Il y a entre Marisa et lui cette communion dans la musique qui reste sa passion. Levé tous les jours avant l'aube - habitude héritée de son père -, il écrit sa musique avec acharnement refusant de n'être qu'«un compositeur du dimanche». De fait, il est déjà reconnu et apprécié. Son grand opéra Diagramma Circolare est joué à la Scala de Milan et la Fenice de Venise. En 1971, il obtient la direction du Regio, l'opéra de Turin.

Il rêvait d'être un prince

Fasciné par Bartók et Schönberg, c'est aussi un collectionneur obsessionnel, hermétique à la peinture moderne ou contemporaine. Il aimait les dentelles des mouchoirs anciens, les drapeaux et, par-dessus tout, les antiquités du XVIIIe siècle. Epoque fastueuse et libertine où il aurait rêvé d'être prince.«Il avait un amour absolu et exclusif pour cette époque qui représente l'apogée de l'art de cour français et piémontais», raconte Giulio Olmetto, président du musée Pietro Accorsi, dédié au «prince des antiquaires italiens». Les plus grandes familles turinoises étaient ses clients et il a fourni bon nombre des plus belles pièces acquises par Alberto Bruni-Tedeschi. «Il passait le samedi, en fin d'après-midi, mais voulait être le premier averti de ce qui arrivait et il achetait tout de suite», raconte le collaborateur d'Accorsi à qui le compositeur dédia d'ailleurs son ultime opéra Il mobile rosso, aventure d'une commode Boulle. Les trésors accumulés par Alberto - rares porcelaines chinoises, chandeliers de bronze et cristal commandés par Napoléon, époustouflants meubles peints, tapisseries appartenant à Louis XIV - seront dispersés en mars 2007 par la famille Bruni-Tedeschi, lors d'une mémorable vente aux enchères, chez Sotheby's à Londres. La vente a rapporté au moins dix-huit millions d'euros qui serviront à créer une fondation de recherche médicale en mémoire du fils Virginio, emporté par un cancer à 46 ans.

«Secret de Polichinelle»

Alberto Bruni-Tedeschi a toujours étalé son argent, au point que Gianni Agnelli, richissime propriétaire de Fiat, plaisante un jour qu'il a l'impression «de n'être que la seconde fortune d'Italie». Cela n'empêche pas le châtelain de Castagneto Po d'être assez radin. «Même quand il invoquait la madone en s'engageant à des dons, il les payait à tempérament», raconte Gian Piero Bona.

Au début des années 70, alors que se multiplient les enlèvements contre rançon de la mafia et les actes de terrorisme des Brigades rouges, il décide de mettre à l'abri en France sa femme Marisa et ses trois enfants, Virginio né en 1960, Valeria en 1964 et Carla en 1968.Après la mort du vieil ingeniere, Alberto vend tout et à un bon prix., A 60 ans, il peut se consacrer à son art dans ce Paris que lui et Marisa ont toujours adoré. Outre leur hôtel particulier quai Voltaire, ils achètent une résidence historique près du château de Rambouillet, les Vanneries. Ils possèdent aussi une maison à Saint-Paul-de-Vence et une sublime villa au cap Nègre. C'est là qu'ils passent leurs vacances et fréquentent la jet-set de la Côte d'Azur. «Marisa espérait que ses enfants deviendraient amis des petits Grimaldi», racontait, le mois dernier, dans le quotidien la Stampa, Mariana Parolin, l'ex-nurse de Carla. La mère, qui n'a jamais réussi à devenir une grande soliste, a toujours eu de hautes ambitions pour sa progéniture.

Les Bruni-Tedeschi ont souvent défrayé la chronique. Comme lorsque sortent, dans les années 80, les photos faites par Helmut Newton : Carla, sensuelle adolescente, pose sur le genou d'Alberto, sous les yeux de la mère en maillot couleur chair. «Cette image suscita la stupeur, y compris parmi les connaisseurs les plus blasés de la comédie bourgeoise pour son léger parfum d'inceste», écrit La Stampa dans un article sur la mouvementée histoire familiale. Nul n'ignore l'intense et longue amitié aux accents d'annunziens qui lia Marisa Borini au célébrissime pianiste Arturo Benedetti Michelangeli. Ni ce que le grand journal de la famille Agnelli appelle «le secret de Polichinelle» : Carla est le fruit d'une passion entre une Marisa déjà mûre et un tout jeune homme de bonne famille piémontaise, Maurizio Remmert, grand amateur de guitare classique. Elle le confessa à sa fille après le décès d'Alberto en 1996, ce qui permit à Carla d'assister au troisième mariage de son père naturel installé au Brésil.

La presse people se déchaîne et les Turinois comme les autres Italiens se délectent des spots publicitaires pour Lancia où apparaît la belle Carla B. Dans cette ville aux élites depuis toujours francophones, les plus snobs commentent l'actualité en citant Saint-Simon. Le chroniqueur de la cour de Louis XIV ne chantait-il pas le charme de Marie-Adelaïde, fille d'Umberto-Amédéo II de Savoie, qu'épousa l'aîné des petits-fils du Roi-Soleil ? Alors, Carla première dame de France, Alberto Bruni-Tedeschi aurait adoré ! Ce passionné de la France du Grand Siècle avait acquis le manteau frappé de fleurs de lys qui aurait servi de suaire à Louis XV. Et Alberto, selon son biographe, «rêva même un moment de se faire enterrer dedans».

Carla Bruni, la nouvelle Première dame

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image samedi 2 février 2008, 13:59

Nicolas Sarkozy va-t-il remonter dans les sondages ? Sanctionné par l'opinion pour ses excès de « bling-bling » et l'exhibition de sa vie privée, le chef de l'Etat a voulu, semble-t-il, corriger le tir ce week-end. Pressé par ses conseillers de ne plus afficher ostensiblement son bonheur à l'heure où les Français sont préoccupés par le pouvoir d'achat et les risques de récession, il a finalement renoncé à ses rêves de grand mariage présidentiel. Une cérémonie à l'Elysée, des invités triés sur le volet et réduits au tout premier cercle – même le couple Balkany, proche du président, n'était pas convié – bans non publiés pour ne pas alerter les médias… Nicolas Sarkozy a ainsi violé son caractère en optant pour la mesure et la discrétion. Invités à suivre leur escapade amoureuse à Disneyland ou leurs déplacements en Egypte et en Jordanie, les photographes n'ont cette fois pas été conviés à la Lanterne – résidence des Premiers ministres, située à Versailles, que le chef de l'Etat s'est appropriée – pour la fête donnée samedi soir en l'honneur de « Carla et Nicolas ».

Une cérémonie très privée

Un secret bien gardé. Le maire du VIIIe arrondissement, François Lebel, où se trouve le palais présidentiel, a été contacté par l'Elysée il y a une dizaine de jours, le temps de préparer les formalités, et prévenu jeudi de la date et de l'heure. Les bans n'ont pas été publiés car le Président avait obtenu une dispense du procureur de la République de Paris, « ce qui a été consigné dans l'acte de mariage », a poursuivi le maire.

Une cérémonie très privée. Le mariage a été célébré à 11 heures, samedi, dans un bureau du premier étage de l'Elysée, voisin de celui du chef de l'Etat « J'ai présidé au mariage d'un habitant et d'un électeur du 8e arrondissement puisque depuis décembre le président de la République est un électeur du VIIIe arrondissement », a déclaré François Lebel.

« C'était très simple et républicain. Ça a duré 20 minutes, c'est-à-dire le temps que je consacre d'habitude aux mariages dans le VIIIe arrondissement pour n'importe quel citoyen », a-t-il ajouté.

Les témoins ? L'ex-amie de Cécilia. Une vingtaine de personnes, « parents très proches et amis », ont assisté à la cérémonie, a précisé le maire. Nicolas Sarkozy avait pour témoins Nicolas Bazire, ancien collaborateur d'Edouard Balladur, haut responsable du groupe LVMH et proche du chef de l'Etat, et Mathilde Agostinelli, responsable de la communication de Prada France et ancienne amie de Cécilia Sarkozy.

Carla Bruni avait pour témoin l'actrice Marine Delterne, interprète d'Alice Nevers dans la série du même nom, et Farida Khalfa.

Carla bouleverse les conventions

Carla Bruni est désormais la première dame de France. Le style rompt quelque peu avec la fonction. A l'instar d'Yvonne de Gaulle, de Claude Pompidou, Anne-Aymone Giscard d'Estaing, Danièle Mitterrand et de Cécilia Sarkozy, le style Bruni Tedeschi dissone.

Adepte des rubriques people, libérée dans ses épopées amoureuses, le conservatisme ne semble pas être la panacée de Carla. C'était en novembre… Au détour d'un bureau dédié à la culture, d'un repas chez le publicitaire Jacques Séguéla, l'idylle commence. Le mini-séjour à Dysneyland la rend publique, à grand renfort de photos. Ce samedi, l'« union libre » s'est muée en serment civil devant le maire du VIII e arrondissement. Nicolas-Carla, un destin désormais scellé…

Belle, riche… Le conte de Carla s'écrit, chapitre après chapitre… Offrant aux lecteurs une toute nouvelle vision de sa destinée. Issue d'une riche famille d'industriels italiens, Carla Bruni Tedeschi naît à Turin, en 1968. Sa famille s'installe quelques années plus tard à Paris. A 17 ans elle devient mannequin pour les maisons de haute couture les plus prestigieuses et les couturiers les plus talentueux : Galliano, Lacroix ou Lagerfeld… En 2002, dans un autre registre, elle connaît à nouveau le succès avec son premier album Quelqu'un m'a dit. Artiste aux multiples talents elle se fait actrice dans le film Paparazzi. Jet-setteuse à ses heures, elle fait fructifier l'héritage familial : son père Alberto Bruni Tedeschi, industriel, était compositeur d'opéra à ses heures, sa mère, Marysa Borini, pianiste concertiste.

« Terminator »

Côté privé, elle entretient sa réputation de femme libre, libérée. Ses amours n'ont d'égal que la passion qu'ils suscitent. L'exaltation de ses rencontres ne laisse de place ni à l'ennui ni à l'érosion des sentiments. Elle fut la compagne de l'avocat Arno Klarsfeld, actuel conseiller du Premier ministre, François Fillon. Carla Bruni, la séductrice, égraine son chapelet d'amants, de Mick Jagger à Louis Bertignac en passant par Eric Clapton, Laurent Fabius, Charles Berling, Jean-Paul et Raphaël Enthoven, avec qui elle aura un fils, Aurélien… Relation qui lui vaudra quelque inimitié avec Justine Lévy, l'ex-compagne du philosophe Raphaël Enthoven et auteur de Rien de grave, un livre à charge où elle qualifie sa rivale de « Terminator ».
Nouvelle ère

Si sa ressemblance avec Cécilia est troublante un autre point rassemble les deux femmes : aucune des deux n'a glissé son bulletin dans l'urne au second tour des présidentielles, l'une pour se protéger, l'autre, par conviction. Celle qui s'est positionnée contre l'utilisation des tests ADN a affirmé qu'elle aurait voté pour Ségolène Royal.
Belle parmi les belles, séductrice, poète et sensuelle, comment va t-elle s'affranchir de ce nouveau rôle, sous le regard attentif de nombreux électeurs déconcertés par tant de conventions bouleversées. Gageons que cette nouvelle ère, placée sous le signe de la rupture, ne soit qu'une métaphore politique…

Son anniversaire pour ses 53 ans

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image mardi 29 janvier 2008, 08:34

Ce fut la surprise de Carla. Hier, sur le coup de 20 h 30, Nicolas Sarkozy a eu droit à son premier anniversaire de président de la République. Un anniversaire… surprise, qui est resté secret jusqu'à la dernière minute.

Officiellement, il devait rejoindre Carla Bruni, avant de se rendre à un dîner à deux. Mais en arrivant dans l'hô­tel particulier de sa nouvelle compagne, Nicolas Sarkozy s'est retrouvé nez à nez avec une cinquantaine d'amis venus en catimini pour fêter ses 53 ans. Celle dont l'absence lors de la visite d'État en Inde fut plus commentée dans les médias du pays que la présence du président lui-même n'a pas voulu manquer le rendez-vous de l'anniversaire.

Carla Bruni a donc appelé les invités pour les prévenir elle-même, de sa voix «légèrement voilée», et leur dire que «c'est une surprise pour Nicolas».

Difficile, pourtant, de tenir le chef de l'État à l'écart de ces préparatifs, mais Carla Bruni a prévenu chacun d'entre eux qu'il fallait garder le secret. La liste des invités mélangeait les «historiques» de la Sarkozie et les nouveaux amis, que le président a découverts ces derniers mois.

La chanteuse a invité nombre de ceux qu'elle a rencontrés en compagnie de Nicolas Sarkozy depuis deux mois. Lors d'un déjeuner avec Tony Blair au Bristol, début janvier, elle a ainsi fait la connaissance de Rachida Dati, Brice Hortefeux et Nathalie Kosciusko-Morizet, qui seront du coup les rares ministres conviés à la fête, tout comme Bernard Kouchner et Rama Yade. Parmi les collaborateurs du chef de l'État, on comptait Franck Louvrier, chargé de sa communication, et Catherine Pégard, conseiller à la présidence.

L'UMP dans la matinée

Autres habitués des dîners d'anniversaires de Nicolas Sar­kozy, Didier Barbelivien, Michel Sardou et son épouse, Anne-Marie Périer, Johnny Hallyday ou encore Martin Bouygues, le conseiller de Paris, Pierre Charon, Nicolas Bazire, ancien di­recteur de cabinet d'Édouard Balladur, et même le couple Isabelle et Patrick Balkany, pourtant réputés proches de Cécilia Sar­kozy. Étaient aussi invitées deux ex-in­times de Cécilia, Agnès Cromback et Mathilde Agostinelli qui est aussi une amie d'enfance de la famille Bruni. Également présent, Jacques Séguéla, qui, selon la version désormais officielle, aurait présenté «Carla à Nicolas». Ou encore la mère de Carla Bruni, Marisa, et Dadu, la mère du chef de l'État. Au passage, un convive a constaté que Carla Bruni n'avait nul besoin d'un studio d'enregistrement à l'Élysée, «puisqu'elle a le sien chez elle».

Peu avant, Nicolas Sarkozy avait reçu de ses collaborateurs à l'Élysée un petit cadeau. Dans la matinée, c'est l'UMP qui a souhaité un «bon anniversaire» par la voix de son porte-parole, qui s'ex­primait au nom des 380?000 adhérents du parti sarkozyste : «Nous sommes heureux de lui souhaiter, en cette journée, le meilleur et surtout de garder une forme, une énergie et un dynamisme ô combien utiles à notre pays», a glissé Yves Jego, dans un élan d'enthousiasme qui aurait dû lui valoir une invitation à l'anniversaire du président.

      

Un exercice démocratique

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image jeudi 24 janvier 2008, 17:09

Carla n'est pas mariée. Carla a passé une semaine médiatique très intense. Entre ses photos, les interviews qui ressortent, l'album qu'elle se prépare à sortir et ses déclarations cinglantes et élégantes sussurées à demi-mots dans des semi-interviews, la chanteuse tente de maintenir sa cote au milieu de ce cirque terriblement vulgaire et bruyant. Elle pensait se reposer, et puis soudain, les médias nous ont surpris dans un demi sommeil en racontant qu'elle avait posé nue avec une bague dans un magazine espagnol. Bien dans ses bottes (voir photo), quoiqu'un peu agacée par tout ce cirque un peu grossier, Carla tente de reprendre une peu la direction artistique de sa petite entreprise fragilisée par le krach qui s'annonce
Dans l'interview qui accompagne la photo de Carla Bruni, la chanteuse ne dit pas si elle s'est mariée et explique qu'elle n'accompagnera pas Nicolas Sarkozy en Inde.
Il y a les photos, mais il y a aussi l'interview, dans le magazine espagnol. Carla Bruni affirme aussi qu'elle n'abandonne pas sa carrière musicale et qu'elle a son propre bureau à l'Elysée.

Une interview de la chanteuse publiée par le quotidien britannique The Daily Mail le 19 janvier et a priori assez peu reprise en France. L'entretien, réalisé peu de temps avant qu'elle ne rencontre Nicolas Sarkozy, est pourtant assez instructif sur l'opinion que porte la compagne du chef de l'Etat sur ses concitoyens.
"Je ne suis pas du tout Française", affirme en effet Carla Bruni. "Je n'ai pas de passeport français, j'ai un passeport italien". "J'aime être Italienne. J'aime le tempérament italien, et j'aime la nourriture italienne". "Les gens en France sont de mauvaise humeur pour n'importe quelle raison, et les gens en Italie sont de bonne humeur.
Et lorsque le journaliste anglais lui demande si Paris est une plus belle ville que Londres, Carla Bruni répond : "Je ne pense pas. J'ai vraiment été surprise de voir comme Londres est belle. Et à Londres, vous ne sentez pas la pollution car il y a beaucoup de parcs. A Paris, je vis en bordure de la ville parce que c'est le seul endroit où vous avez des espaces verts. Dans le centre de Paris, c'est vraiment difficile, vraiment insupportable".
Les Français "sont toujours négatifs. Ils sont également complètement fous de leur langage, et à chaque fois que quelque chose n'est pas en Français, ça les rend furieux."
Le Daily Mail a également interrogé l'ex-top modèle sur sa vie sentimentale, et notamment sur le nombre d'hommes plutôt âgés avec qui elle a eu une relation : Jean-Paul Enthoven, Eric Clapton, Mick Jagger et Donald Trump. "Ils ne mûrissent jamais -ils vieillissent seulement. Un homme est tel qu'il est à l'âge de 20 ans, essentiellement pour toujours. Ils ne semblent pas évoluer. L'homme âgé est juste âgé. Il n'est pas plus fort. Ils apprennent de la vie, de leur travail, mais en matière de relations, ils restent ce qu'ils sont".
Carla Bruni raconte enfin avoir un jour rencontré le chanteur Prince et avoir été très surprise par sa petite taille tout en étant très séduite par le personnage. Le journaliste lui demande alors si les hommes petits ont plus de prestance que les grands. "Et bien, il y a quelque chose - Napoléon, Sarkozy..."
                                                                                                     

La favorite

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image mardi 18 décembre 2007, 18:50

Prédatrice, croqueuse d'hommes, polyandre… Carla Bruni n'est pas du genre à cacher sa réputation de séductrice! C'est pourquoi en s'affichant ouvertement ce week-end au bras de Nicolas Sarkozy, fraîchement divorcé, la chanteuse a suscité l'étonnement de tous. Les rumeurs qui prêtaient au président une idylle avec la journaliste Laurence Ferrari, laissent soudainement la place à une officialisation tout autre : Carla Bruni est la nouvelle élue de son cœur. Son côté rebelle, sa beauté naturelle, son esprit… C'est vrai qu'elle a tout pour plaire à Nicolas Sarkozy! Mais attention car derrière cette charmeuse, se cache une prédatrice qui n'a pas froid aux yeux.
Carla Gilberta Bruni Tedeschi, plus connue sous le nom Carla Bruni, est un mannequin et auteur-compositrice-interprète italienne (en cours de naturalisation française), née le 23 décembre 1967, à Turin, en Italie[3]. Elle est l'épouse du président de la République française, Nicolas Sarkozy. Après son mariage, elle use, en tant qu'épouse du Président de la République, des noms Carla Bruni-Sarkozy ou Carla Sarkozy (nom utilisé par les services de communication de l'Elysée), tout en conservant le nom Carla Bruni pour ses activités artistiques.

Installée en France depuis l'âge de 5 ans, Carla Bruni a mené une carrière de mannequin de 1987 à 1997 puis s'est reconvertie dans la musique. Elle a écrit l'album Si j'étais elle de Julien Clerc en 2000 puis a sorti son premier album Quelqu'un m'a dit en 2002. Elle a remporté en 2003 la Victoire de la musique de l'Artiste féminine de l'année. En 2007, elle sort son deuxième album No Promises.

Ses parents sont le compositeur d'opéra et riche industriel Alberto Bruni Tedeschi et l'actrice et pianiste concertiste Marysa Borini. Sa sœur aînée est l'actrice, scénariste et réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi. Son frère aîné, Virginio, est décédé le 4 juillet 2006.

En 1973, sa famille s'installe en France par peur des enlèvements par les Brigades rouges italiennes. Jeune, elle apprend le piano puis la guitare. Elle baigne dans la musique depuis toute petite et a hérité de sa famille un goût pour cet art. Passionnée de littérature et d'écriture, elle compose des chansons, en griffonnant ses textes entre deux activités.

Elle suit ses études dans des internats privés suisses et français, puis poursuit des études d'architecture à Paris.
Carrière de mannequin - années 1985-1997
À l'âge de 19 ans, elle arrête ses études d'architecture et devient mannequin[8] pour l'agence parisienne City Models. Elle accède dès lors au rang de top model, en 1988, pour devenir une star des magazines de mode des années 1990 et défiler pour les plus grands couturiers.

En 1995, elle joue son premier rôle au cinéma dans Catwalk de Richard Leacock puis en 1997 dans Paparazzi d'Alain Berberian. La même année, à l'âge de 29 ans, elle met fin à sa carrière de mannequin qui aura duré dix ans. Elle décide de se consacrer à la musique.

Carrière de mannequin - années 1985-1997
À l'âge de 19 ans, elle arrête ses études d'architecture et devient mannequin pour l'agence parisienne City Models. Elle accède dès lors au rang de top model, en 1988, pour devenir une star des magazines de mode des années 1990 et défiler pour les plus grands couturiers.

En 1995, elle joue son premier rôle au cinéma dans Catwalk de Richard Leacock puis en 1997 dans Paparazzi d'Alain Berberian. La même année, à l'âge de 29 ans, elle met fin à sa carrière de mannequin qui aura duré dix ans. Elle décide de se consacrer à la musique.

En 1999, elle rencontre Julien Clerc lors d'un dîner et lui confie qu'elle écrit des chansons. Quelques semaines plus tard, elle lui envoie un texte intitulé Si j'étais elle. Julien Clerc compose la musique de cette chanson et sort l'album Si j'étais elle dont Carla Bruni a écrit les cinq autres titres. En 2000, l'album s'est vendu à plus 250 000 exemplaire.

En 2002, elle compose, avec l'aide de Louis Bertignac, les paroles et la musique d'un album Quelqu'un m'a dit. Elle interprète cet album en s'accompagnant en solo à la guitare sèche. Son album est bien accueilli par la critique et vendu à deux millions d'exemplaire.

Elle remporte le prix Raoul-Breton en 2003 décerné par la Sacem et récompensant un auteur ou un compositeur de chanson à titre d'encouragement.

À l'occasion des Jeux Olympiques d'hiver de Turin en 2006, elle porte le drapeau italien pour le lever des couleurs lors de la cérémonie d'ouverture.

Le 15 janvier 2007, elle sort un deuxième album No Promises dans lequel elle accompagne sa musique de textes de poètes anglophones comme William Butler Yeats, Wystan Hugh Auden, Emily Dickinson, Christina Rossetti, Walter de la Mare ou encore Dorothy Parker. Ce second opus ne se serait vendu qu'à 80 000 exemplaires en 2007.


Vie privée

Les multiples liaisons de Carla Bruni, avérées ou supposées, lui valent le qualificatif de « papillon » ou « croqueuse d'hommes ». Les couvertures de la presse people l'ont montrée en compagnie d'un grand nombre d'hommes. Elle confirme ce profil dans ses interviews.

Alors qu'elle vit avec l'éditeur littéraire Jean-Paul Enthoven, elle entame une liaison avec son fils Raphaël Enthoven (qui était marié avec Justine Lévy), avec qui elle aura un enfant, Aurélien, en 2001[19]. En 2004, elle est l'un des personnages du premier best-seller de Justine Lévy Rien de grave. L'auteur, fille de Bernard-Henri Lévy (dont l'éditeur historique et meilleur ami n'est autre que le père de Raphaël Enthoven), y expose son important passage à vide et sa période de reconstruction à la suite de son divorce avec Raphaël Enthoven, parti avec Carla Bruni.

Le 17 décembre 2007, le site internet de l'hebdomadaire français L'Express publie des photos d'elle dans les allées de Disneyland Paris en compagnie du président de la République française Nicolas Sarkozy récemment divorcé, ce qui provoque une large couverture médiatique nationale et internationale. Le couple passe les vacances de Noël 2007 en Égypte puis le week-end suivant à Pétra en Jordanie. Ils se marient le 2 février 2008 au Palais de l'Élysée dans la plus stricte intimité
À la même époque, elle s'affiche également avec Maurizio Remmert, l'homme qui avait annoncé peu avant être son père biologique. Celui-ci accompagnera le président lors d'un voyage officiel en Roumanie en février 2008.

Carla Bruni est longtemps restée nationalité italienne, disant aimer être italienne, alors qu'elle trouve les Français « malheureux », « de mauvaise humeur » et « constamment négatifs ». A la suite de son mariage, elle a lancé une procédure de naturalisation afin d'opter pour la nationalité français.

n'hésite pas à faire des révélations osées sur sa vision de l'amour. «Je suis monogame de temps en temps mais je préfère la polygamie et la polyandrie», explique-t-elle dans Madame Figaro. Avant d'indiquer dans un autre papier : «Quand un homme me plait, cela accroît évidemment ma curiosité».
Sa réputation de séductrice n'est pas nouvelle. Depuis le début de sa célébrité, Carla Bruni revendique son amour pour les hommes, et pas n'importe lesquels ! Showbiz, intellos, politiques… La belle n'a pas de limite ! Arnaud Klarsfeld, sympathisant de Nicolas Sarkozy, le guitariste du groupe Téléphone Louis Bertignac, l'acteur Vincent Perez, Charles Berling ou encore Guillaume Canet auraient d'ailleurs succombé aux charmes de l'ex-mannequin. On lui prête toutes les aventures, elle cultive parfois le mystère et ne déteste pas jouer les provocatrices. Autant dire que derrière ses yeux de chat candides et innocents, une tigresse est prête à jaillir à chaque instant !
Pourtant, en s'affichant avec Nicolas Sarkozy, Carla Bruni pourrait bien devenir la nouvelle première dame de l'Élysée. Alors plus question de n'être «fidèle qu'à elle même», comme elle l'a déjà déclaré. Carla Bruni devra faire avec ses nouvelles fonctions... Mais, l'ex-top s'installera-t-elle durablement au sommet de l'état ?

Le chateau

mardi 18 septembre 2007, 16:22



Le palais de l'Elysée, au coeur de la politique rançaise depuis le XIXe siècle, reste sans nul doute le lieux le plus sécurisé de la République. A l'occasion des Journées du patrimoine, ce week-end, les portes étaient cependant ouvertes au public. Les portes, mais aussi, et pour la première fois, les bureaux du Président. Visite guidée.

Un peu d'histoire pour commencer. Le comte d'Evreux s'installe dans cet hôtel particulier au début du XVIIIe siècle. Le bâtiment, achevé en 1722 par l'architecte Armand-Claude Mollet, sort ensuite miraculeusement intact de la Révolution. Avant que Napoléon ne l'occupe en 1808. Son neveu, Napoléon III, fera de même et le rénovera. Mais ce n'est qu'en 1958, avec l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle, que le lieu devient véritablement le symbole du pouvoir en France.

De la salle du Conseil des ministres à la Salle des fêtes, les tapisseries, ornements muraux, mobiliers d'époque et autres lustres dorés se superposent. Chaque recoin recèle de détails historiques, mais c'est bien évidemment le Salon doré qui attise les curiosités. Tous les présidents de la Ve République, à l'exception de Valéry Giscard d'Estaing, s'y sont succédés.

Nicolas Sarkozy présente, lui, la particularité d'avoir fait établir un second bureau, dans le Salon des portraits. Le mobilier contemporain tranche avec les peintures. Le Président dit aimer y relire ses discours. On y apprend au passage qu'il est beaucoup plus à l'aise cigare à la main que devant un ordinateur. La vue, splendide, donne sur les jardins et la fontaine de l'Elysée.

Fontaine dans laquelle pataugeaient les canards chers à Jacques Chirac, dont l'histoire ne dit pas d'ailleurs ce qu'ils sont devenus.

Son site web

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image jeudi 27 septembre 2007, 17:26

Tout changer… à l'identique. C'est un peu le credo du nouveau site Internet de la présidence de la République. Car si la nouvelle monture du site balaie l'ancienne, l'Elysée.fr nouvelle génération est complètement calqué sur le site de campagne de Nicolas Sarkozy. «On ne change pas un modèle qui gagne» confirme José Frèche, qui avait participé au site Sarkozy.fr. C'est François de la Brosse, patron de l'agence de communication Z groupe et proche du couple Sarkozy qui est responsable du nouveau site. Il était déjà l'auteur du site de campagne.
L'Elysée joue donc la continuité. «Pourquoi changer ? Certains défendent d'autres stratégies, avec des sites de type démocratie participative, comme avait fait Ségolène Royal. Mais les faits nous donnent raison. Sarkozy.fr a été un gros succès», soutient Thierry Solère, secrétaire national de l'UMP chargé d'Internet.

Ce nouveau site est pourtant loin de faire l'unanimité. «C'est un peu old school, trop ORTF, juge Bruno Walther, co-fondateur de l'Enchanteur des nouveaux médias, l'un des prestataires de l'UMP pour sa stratégie web. C'est très statique. On ne peut pas s'échanger les vidéos pour les mettre sur son blog par exemple». «Reprendre le site de campagne est une solution de facilité. Le résultat est anecdotique, c'est un coup d'épée dans l'eau, estime un autre expert de l'Internet politique. Les vidéos, c'est bien, mais il ne peut pas y avoir de liberté de ton, car c'est le site de l'Elysée. Or l'institutionnel, par nature, ça n'intéresse personne. Ce n'est pas sur ces sites que ça se passe. Il faudrait plutôt développer un Rue 89 libéral».

Beaucoup de vidéos
Au programme du nouveau site du château, beaucoup de vidéos donc. Neuf «chaînes» sont proposées, rassemblant discours du président, déclaration du porte-parole David Martinon ou une interview… du Chanteur Gilbert Montagné, à qui Nicolas Sarkozy a confié une mission sur l'intégration des personnes aveugles et malvoyantes. L'habillage graphique qui rassemble ces neuf chaînes est quasiment identique au site de campagne Sarkozy.fr. Seul le NS TV (Nicolas Sakozy Télévision) est remplacé par un PR TV (la télé du président). Et si une question vous démange, vous pourrez écrire au président, qui peut-être y répondra, toujours en vidéo - une astuce qui là aussi a été éprouvée sur le site de campagne.

Outre les «chaînes» de la PR TV, on trouve sur ce site aux allures de journal l'«édito du président», rédacteur en chef de sa propre communication. Durant la campagne, François de la Brosse ambitionnait d'ailleurs de faire du site Sarkozy.fr un médias à part entière. Le site de l'Elysée ambitionne, lui aussi, de rivaliser avec les agences de presse.

Le concurrent

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image dimanche 16 septembre 2007, 15:17

François Bayrou a vivement dénoncé dimanche le projet de société de Nicolas Sarkozy, qui selon lui conduit à "l'alignement sur le modèle dominant", "inégalitaire", des Etats-Unis, et son "absolutisme" à la présidence de la République.

"Tous ses choix montrent qu'il conduit la France, non pas à la résistance contre ce modèle dominant, mais à l'alignement sur ce modèle dominant", a déclaré le président de l'UDF-MoDem en clôture du "Forum des démocrates" à Seignosse (Landes), devant environ 2.500 personnes, selon les organisateurs.

"Nous nous fixons comme but de faire sortir la République de l'absolutisme et de la faire rentrer dans l'ère nouvelle d'une authentique démocratie", a-t-il ajouté, jugeant que "l'absolutime présidentiel est un handicap, un facteur de retour en arrière pour notre pays".

"J'admire son énergie", a déclaré M. Bayrou. "Il est brillant, il ne baisse jamais les bras, il sait communiquer, il est tous les jours à la télévision, infatigable".

"C'est plutôt nous qui serions fatigués", a-t-il ajouté, déclenchant les rires.

"Il est vaillant, il s'occupe de tous les sujets, il a de l'organisation, je ne suis pas en guerre avec lui et encore moins en guérilla", a-t-il affirmé.

"Je n'ai pas de contentieux personnel avec lui, nous n'avons pas de cadavre dans le placard, mais j'ai avec lui un conflit de valeurs", a souligné, plus sérieusement, le leader centriste.

Il a énuméré "les signes multipliés au monde de l'argent, au CAC 40, aux milliardaires, à l'univers du Fouquets", "la vedettarisation de la politique, la jubilation des hot dogs avec Bush père, Bush mère, Bush couple".

"Et que j'ai aimé ce jour-là que Cécilia Sarkozy ait une angine blanche!", s'est-il exclamé, en référence au déjeuner de Nicolas Sarkozy avec le président américain lors de ses vacances américaines.

M. Bayrou a regretté qu'"aussitôt rentrés, on se précipite toutes affaires cessantes pour envoyer le ministre des Affaires étrangères en Irak, pour y dire tout haut ce que l'administration américaine pense tout bas".

Il a aussi dénoncé "un concours de lèche permanent". "Le cirage de pompes est devenu un sport national dans notre pays", s'est-il exclamé, s'en prenant aux journaux économiques.

M. Bayrou a aussi ironisé sur "le pauvre Guy Môquet que l'on met désormais à toutes les sauces et les moins séantes", en référence à la lecture de la lettre du jeune résistant par l'entraineur du XV de France et futur secrétaire d'Etat Bernard Laporte devant son équipe, avant le match d'ouverture de la Coupe du monde de rugby.

"L'émotion ne va pas avec l'overdose", a-t-il estimé.




Le père de ses belles-filles

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image vendredi 14 septembre 2007, 18:54

Si les variétés ont obtenu leur lettre de noblesse, c'est en grande partie grâce à Jacques Martin, grand prêtre cathodique et homme aux multiples talents.
L'animateur Jacques Martin, facétieux même dans le choix du jour de sa mort, a tiré sa révérence le 14 septembre 2007, jour du retour officiel de Nicolas Sarkozy en Hongrie. Cela ne pouvait pas tomber plus mal pour le locataire de l'Elysée, qui doit se demander si Cécilia Sarkozy ex épouse martin ne s'éclipsera pas en raison du décès du père de ses deux filles, Jeanne-Marie et Judith.  Dire que la république peut partir en vrille à tout moment, sachant que Cécilia Sarkozy fait la pluie et le beau temps de son petit « président », n'est pas exagéré.

En plus de trente ans, l'animateur incontournable du paysage audiovisuel français aura marqué les annales, créant plusieurs émissions extrêmement populaires, comme « Le petit rapporteur », « L'Ecole des fans » , « Dimanche Martin », « Incroyable mais vrai ! »
Enfin, Jacques Martin, 74 ans, qui est mort des suites d'un cancer généralisé, après avoir été victime en 1998 d'une attaque qui l'avait laissé handicapé par une paralysie partielle, laisse derrière lui huit enfants, de quatre unions différentes. Ciao l'artiste et que la terre vous soit douce et légère !


L'ennemi 

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image jeudi 13 septembre 2007, 17:45

Dominique de Villepin a-t-il les moyens de sa nouvelle ambition de "porter la critique" au sein même de la majorité, comme il le revendique depuis son retour de vacances ? Alors qu'il est convoqué, demain, pour une nouvelle audition par les juges en charge de l'affaire Clearstream – dans laquelle il a été mis en examen, en juillet, pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux" –, l'ancien premier ministre a choisi, en cette rentrée 2007, de faire son retour sur la scène politique… en chef de l'opposition à Nicolas Sarkozy.

"Je suis dans une majorité dans un pays où il n'y a plus d'opposition. Et dans cette majorité, j'estime que nous devons porter la critique", a-t-il affirmé, le 5 septembre, sur France Inter. "Ce n'est pas quand vous êtes entouré de béni-oui-oui, de cire-pompes et de courtisans que vous faites avancer un pays", a-t-il ajouté, comparant l'ambiance qui règne à l'Elysée à "l'esprit de cour".

Alors qu'au moment de son départ de Matignon, il laissait planer le doute sur ses intentions futures, le 7 septembre, sur RMC, il a précisé : "si votre question c'est : est-ce que j'aurai l'occasion de revenir [en politique] ? , la réponse est oui, à l'évidence ".

Dominique de Villepin est-il crédible dans ce rôle d'alternative à droite ? La violence de ses propos à l'encontre du président de la République – sur France Inter, il a comparé Nicolas Sarkozy au Bourgeois Gentilhomme de la pièce de Molière, "celui qui se met en scène, vers lequel les regards se tournent…", s'attirant une réplique cinglante de la sarkoziste Nadine Morano : "en tenant ce genre de propos, il joue le rôle du bouffon" – a surpris jusque dans les rangs de ses fidèles. "C'est un message d'alerte pour dire qu'il est là et que l'instruction de Clearstream ne change rien", estime le député UMP de l'Essonne Georges Tron. "Mais, politiquement, ça ne mène nulle part, ce n'est pas comme cela qu'il fera entendre sa voix", affirme un autre proche de l'ancien premier ministre.

Pour le dernier carré des "villepinistes", qui affirment rassembler "une trentaine de parlementaires", l'idée de la création d'un courant ou d'un club est de toute façon jugée prématurée. "Oui, on est désireux, à quelques-uns, de faire quelque chose sur la base du bilan politique de l'ancien premier ministre, dit Georges Tron, mais il n'y a pas de structure et il y a aussi une liberté par rapport à Dominique de Villepin. " Le député juge "normal de dire quand la politique du gouvernement est bonne, comme sur les quatre lois votées cet été, et quand elle va dans le mauvais sens, comme sur le débat institutionnel qui s'engage et sur la politique d'ouverture, qui va se retourner contre nous".

Autre fidèle, Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, fait volontiers de son club Réforme et Modernité – qui fait sa rentrée ce soir avec un débat sur le thème "Nouvel âge, nouvelle page" –, un refuge pour les "libéraux orphelins" de l'ancien premier ministre. Mais quant à rallier de nouveau, un jour, le panache de son ancien mentor, il nuance : "tout est affaire de projets et de circonstances".

Dominique de Villepin a de toute façon choisi de mener la charge seul. Et de faire sienne, tant sur le terrain politique que judiciaire, la devise de son héros préféré Napoléon : "la meilleure défense, c'est l'attaque".

Il entend passer méthodiquement au crible tous les aspects de la politique de son ancien rival. Sur son terrain de prédilection, la diplomatie, l'ex-ministre des affaires étrangères du gouvernement Raffarin, qui fut un ardent défenseur du refus de la guerre en Irak, au côté de son mentor Jacques Chirac, a estimé que "donner une caution aujourd'hui à l'administration Bush sur l'Irak et sur beaucoup d'autres sujets, ce serait une erreur monumentale". Critique directe de la nouvelle politique atlantiste impulsée par Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner. Dominique de Villepin s'est dit aussi "blessé" par certains propos, cet été, du chef de l'Etat "tenus à Dakar sur l'homme africain, qui n'entrerait pas suffisamment dans l'avenir".

Quant à la politique économique, il a invité les Français à garder "les yeux ouverts" face, notamment, à "une conjoncture économique difficile", avec une croissance insuffisante, de "mauvais" chiffres du commerce extérieur et un niveau d'investissement "pas glorieux". Une manière inattendue de faire le bilan de... sa propre action à Matignon.



Les amis fortunés

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image samedi 1 septembre 2007, 10:01

Nicolas Sarkozy dirige la France comme un patron dirige une entreprise, c'est pour ça qu'il plaît aux chefs d'entreprise", assure François Henrot, associé gérant de la banque d'affaires Rothschild. "Il n'a peur ni des patrons ni de l'argent, à la différence des politiques de ce pays", ajoute ce proche du chef de l'Etat.
Si les patrons l'apprécient, c'est aussi parce qu'il vit avec eux. Après avoir quitté le ministère de l'intérieur pour préparer la campagne présidentielle, il a vécu deux mois, villa de Montmorency, dans la très chic propriété parisienne de son ami Dominique Desseigne, patron du groupe Barrière (hôtels et casinos).

En guise de remerciement, le 6 mai, M. Sarkozy passe sa première soirée en tant que président de la République… au Fouquet's, hôtel de luxe du groupe Barrière.

"C'est ce soir-là, rapporte un témoin, que Vincent Bolloré [dirigeant d'un groupe de communication et de transport] a proposé à Cécilia qu'ils prennent son avion et son bateau puisqu'elle semblait peu désireuse d'aller en Corse."

De quoi susciter l'ire de Martin Bouygues, qui a été témoin au mariage de Nicolas et Cécilia, de même que Bernard Arnault, patron du groupe LVMH. Rivalités d'entourage.

Depuis la tentative avortée de prise de contrôle inamicale du groupe Bouygues par M. Bolloré, en 1997, M. Bouygues voue à ce dernier une haine si tenace qu'il a refusé d'assister au mariage de sa propre nièce avec le fils Bolloré.

Ses mandats de maire de Neuilly (Hauts-de-Seine), de 1983 à 2002, ont fait de M. Sarkozy l'interlocuteur de nombreuses fortunes françaises. Quand il ne fait pas du vélo avec les Decaux, il croise Liliane Bettencourt, actionnaire de L'Oréal, résidente des beaux quartiers de l'Ouest parisien.

"Il partage avec eux, explique Jacques Creyssel, le numéro deux du Medef, une culture du résultat faite d'objectifs et de moyens pour y parvenir, et montre une vraie admiration envers ceux qui ont construit quelque chose individuellement."

M. Sarkozy aime évoquer sa fascination pour "les entrepreneurs qui ont réussi à la force du poignet". Même si ceux dont il est proche ne sont pas tous des autodidactes.

Ses liens avec l'héritier Bouygues sont anciens. Présent à ses côtés lors de ses traversées du désert, Martin Bouygues est le parrain de son fils Louis, et il sait que son avis sera pris en compte par le nouveau président.

L'avenir dira si sa proximité avec celui qui fut, un temps, son avocat, aidera le dirigeant du groupe Bouygues à diversifier ses activités vers le nucléaire dans la perspective de la privatisation partielle d'Areva.

Il a suffi d'un coup de téléphone de M. Sarkozy à M. Bouygues pour que Laurent Solly, directeur adjoint de sa campagne présidentielle, soit nommé à la direction générale de TF1.

"Il a un rapport admiratif mais aussi consumériste avec les patrons, il peut les bousculer et les provoquer", nuance Stéphane Richard, ancien patron de Veolia Transport, nommé directeur de cabinet de la ministre des finances, Christine Lagarde, à la demande de l'Elysée.

Ainsi, au plus fort de l'affrontement entre les deux frères ennemis Bernard Arnault et François Pinault, la neutralité de M. Sarkozy lui avait valu une fâcherie avec M. Arnault.

Dans la famille Lagardère, autant le père, Jean-Luc, pouvait jouer un rôle de conseiller auprès de M. Sarkozy, notamment en orchestrant les retrouvailles avec Dominique de Villepin, autant son fils, Arnaud, semble tenu à distance.

Devant les journalistes, à La Baule, en 2005, en marge d'une rencontre avec M. de Villepin, alors nouveau premier ministre, M. Sarkozy lâche, au sujet d'Arnaud, dont l'un des titres du groupe Lagardère a fait la "une" sur ses malheurs conjugaux, "soit c'est un traître, soit il ne tient pas son groupe".

Arnaud Lagardère déclarera, en juin 2006, dans un entretien au Monde sur le dossier EADS qu'entre "passer pour quelqu'un de malhonnête ou d'incompétent […], j'assume cette deuxième version".

S'il s'est montré au QG du candidat UMP, rue d'Enghien, pendant la campagne et s'il aime voir "Nicolas comme un frère", M. Lagardère n'était pas invité au Fouquet's. "Il sait, néanmoins, que Sarkozy le protégera", tempère l'un de ses avocats.

Plus que tout, l'attirance pour les patrons paraît résider chez M. Sarkozy dans l'idée de réussite individuelle. A tel point qu'il répète souvent qu'il n'est pas un idéologue et que l'individu prévaut sur les idées.

La remise de la Légion d'honneur, en février 2007, à Stéphane Richard, ex-conseiller de Dominique Strauss-Kahn, ayant fait fortune dans l'immobilier avant de diriger Veolia Transport, fut à ce titre exemplaire.

Dans son discours, il s'attarda longuement sur les signes de richesse, dont l'appartement de M. Richard pour finir en lançant : "Toi, tu as fait fortune, la mienne viendra peut-être un jour", devant 200 personnes médusées.

"C'EST UN PHÉNOMÈNE DE MIROIR"

M.Sarkozy n'a jamais caché, non plus, qu'il reconnaissait des qualités à Anne Lauvergeon, ex-conseillère de François Mitterrand, présidente du groupe nucléaire français Areva. "C'est un phénomène de miroir, estime un conseiller de Mme Lauvergeon, deux fortes déterminations qui se reconnaissent." Elle refusera le poste de ministre qu'il lui proposera avant même son arrivée à l'Elysée.

De même, il a noué des liens avec les patrons dits "blairistes", à vocation sociale-libérale, comme Michel-Edouard Leclerc, défenseur inattendu de la TVA sociale, ou Franck Riboud, PDG de Danone, héritier d'une lignée qui s'est longtemps présentée comme proche de la gauche.

En retour, l'énergie de M. Sarkozy séduit nombre de patrons, y compris les plus roués, tels les financiers octogénaires Albert Frère et Paul Desmarais senior, icônes du capitalisme français. Pourtant, le premier est belge et le second est canadien. Ils sont les premiers actionnaires identifiés des plus grands groupes français, Total, Suez, Lafarge.

Le couple Sarkozy a ainsi été invité à passer le réveillon 2004 dans la propriété canadienne des Desmarais, si vaste qu'on la parcourt en hélicoptère. M. Frère, qui investit avec M. Arnault, et M. Desmarais, proche de M. Bouygues, savent qu'il est toujours bon pour les affaires de tutoyer un chef d'Etat membre du G8.

M. Frère a d'ailleurs rejoint le Fouquet's le 6 mai au soir, à bord de son jet privé, en provenance de Marrakech. M. Desmarais, déjà à Paris, n'a eu qu'à attendre son acolyte sur le lieu des agapes.

"Ils cherchent le pouvoir d'influence", concède un banquier de Lazard. "Mais, ajoute-t-il, ils ont aussi une affection pour Sarkozy, il n'y a qu'à entendre les trémolos dans la voix d'un autre papy, véritable parrain de la finance, Antoine Bernheim."

Président des assurances Generali, M. Bernheim est l'un des banquiers d'affaires les plus influents des vingt-cinq dernières années auquel nombre de grands patrons, dont Vincent Bolloré ou Bernard Arnault, doivent certains de leurs succès.

"Sarkozy n'est pas le libéral que l'on croit", plaide Eric Besson, ex-député PS transfuge nommé secrétaire d'Etat à la prospective du gouvernement, proche de Jean-Marie Messier qui l'avait chargé de la Fondation Vivendi.

"Il est de ceux, poursuit M.Besson, qui pensent que les multinationales ont une âme, il peut imposer aux patrons des choses qui les feraient fuir si la gauche en parlait, notamment sur les stock-options ou les parachutes dorés."


L'amie de sa femme

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image mardi 28 août 2007, 15:41

Rachida Dati est élevée avec ses onze frères et soeurs par ses parents d'origine marocaine pour son père et algérienne par sa mère. Issue d'une famille modeste et consciente de l'importance des études, elle choisit l'école comme moyen d'ascension. Inscrite dans un lycée privé elle suit un parcours universitaire exemplaire et obtient une maîtrise de sciences économiques, une autre en droit public, un MBA financé par Mr Lagardère en personne lorsqu'elle travaillait pour lui chez Matra, et elle fera un passage par l'Ecole nationale de la magistrature sur les conseils de Simone Veil.

Toute success story ayant son côté Cendrillon, elle commence les petits boulots très tôt et travaille comme aide soignante pour financer ses études.
Habitée par la certitude d'un destin atypique, elle sollicite directement ceux qui ont les moyens de l'aider à le façonner. Ainsi à 20 ans, elle se fait inviter à une réception et interpelle le ministre de la justice de l'époque, Albin Chalandon, qui lui offre sa chance. Elle a su rencontrer et surtout convaincre les bonnes personnes (Simone Veil, Jacques Attali, Nicolas Sarkozy) qu'elle était motivée et prête à s'impliquer corps et âme dans une tache si celle-ci en vaut la peine.

Celle qui fut la porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2007 ne doit son poste qu'à sa détermination et ses compétences ; face aux fantasmes de discrimination positive, elle brandit son CV et tout devient clair. Comptable chez Elf, auditrice chez Matra et à la Berd (banque européenne pour la reconstruction et le développement à Londres) elle travaille aussi à la Lyonnaise des eaux ; après ce passage dans le privé, elle s'oriente vers une carrière dans le droit : en 1994 elle devient conseiller technique à la direction juridique de l'éducation nationale, auditeur de justice au tribunal de grande instance de Bobigny, substitut du procureur au tribunal de grande instance d'Evry. La liste est encore longue. Dès 2001 la collaboration avec Nicolas Sarkozy s'enclenche, et elle sera attachée au projet de loi sur la prévention de la délinquance en 2004.

Sa détermination et son audace lui ont permis d'éviter un certain déterminisme social. Elle a fait sauter l'idée reçue selon laquelle les personnes issues de l'immigration seraient automatiquement acquises à la gauche, et elle montre que lorsque l'on est français à part entière mais « d'origine étrangère » on peut s'embarquer dans la vie politique - peu importe alors le bord sur lequel on décide de naviguer. Loin d'être l'arbre qui cache la forêt elle incarne plutôt l'éclaireur qui débroussaille le chemin.
Forte de son expérience elle aspire encore à s'élever dans la hiérarchie républicaine. Son nom fut régulièrement évoqué pour le poste de ministre de l'intégration ou de l'immigration et identité nationale selon le vocable qui sera retenu. Elle obtint finalement le 18 mai 2007 le poste de Ministre de la justice et de Garde des Sceaux.

Judith, l'autre belle fille

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image vendredi 17 août 2007, 09:08

Rien a dire pour l'instant

Le dernier fils de sarkozy

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image jeudi 16 août 2007, 22:08

On se souvient tous de l'exceptionnel "Bonne chance mon papa" anoncé par le fils Sarkozy en novembre 2004 au Bourget. Un hommage à l'Ecole des Fans de Jacques Martin sans doute.

 

Gurvan Rallon , le gendre 

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image jeudi 16 août 2007, 22:00

Gurvan Rallon est né au Port le 9 novembre 1983, à la clinique Jeanne d'Arc, dont son père était l'un des membres fondateurs, avec Michel Deleflie. Il a grandi à Saint-Gilles, Domaine D'Anjou, en compagnie d'un grand frère et d'une sœur. Il a été scolarisé à l'école de L'Hermitage (voir les souvenirs de son institutrice), avec les copains du quartier. Monsieur Rallon, comme les autres parents, organisait des charters pour conduire les marmailles à l'école. Après il a été au collège à Saint-Paul et son père l'a envoyé passer son bac S en métropole, dans un lycée privé d'Aix-en-Provence. Une fois le bac en poche, en 2001, Gurvan Rallon, bon élève, mais comme dit son père “pas le genre boutonneux à lunettes, il aimait le sport, faisait du théâtre” a opté pour l'Ecole des Mines, fait une prépa, passé le concours et l'a réussi. Pour M. Rallon, son fils a beaucoup voyagé, Réunion, métropole, USA, Japon, Grande Bretagne... c'est un peu un citoyen du monde comme beaucoup de jeunes gens aujourd'hui. Mais il est né à La Réunion, et s'il n'avait pas outre mesure cons cience de cette origine, la tournure qu'a pris sa vie, cette union avec la famille du président vont sans doute le conduire à éprouver comme une responsabilité vis-à-vis de son île natale...

Jeanne-Marie, la belle fille