Les mésaventures du petit Nicolas

Le "coup d'état" de Sarkozy 

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image lundi 27 octobre 2008, 08:56

"Il y a eu une tentative de coup d'état en Europe la semaine dernière, qui est généralement passé inaperçue." écrit le journaliste Wolfgang Munchau (ancien correspondant du Financial Times à Washington), dans sa chronique hebdomadaire consacrée à l'Europe dans le quotidien Financial Times où il emploie le mot français «coup d'état» dans le texte original en anglais.
"Nicolas Sarkozy, le président français, a fait savoir qu'il voulait rester président de l'Europe pendant une année. Non cela n'empêcherait pas les Tchèques et les Suédois d'assumer la présidence tournante de l'Union Européenne pendant six mois, chacun en 2009. Mais puisque les deux pays ne sont pas membres de la zone Euro, mr Sarkozy veut rester, de fait, le président de l'Eurozone jusqu'à la fin 2009, quand l'Espagne, pays utilisant l'euro succèdera à la Suède."
Wolfgang Munchau (Financial Times)


L'article souligne la ferme opposition de l'Allemagne, mais la dernière phrase estime que "Pour l'instant, mr Sarkozy ne sera que président de la France. Mais si, ou plutôt quand, la crise va empirer, son coup d'état pourrait bien réussir."

Droit à l'image - Pas d'indemnité

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image jeudi 25 septembre 2008, 16:40

ls réclamaient au total 220.000 euros. Le tribunal de Nanterre a rejeté, dans deux jugements rendus jeudi, les demandes de dommages et intérêts formulées par Carla Bruni-Sarkozy et Raphaël Enthoven contre Closer et Ici Paris au nom de leur fils de sept ans pour atteinte à sa vie privée et à son droit à l'image. Le tribunal, qui avait été saisi en référé, a en revanche condamné les deux magazines à verser chacun 4.000 euros de dommages et intérêts et 2.000 euros de frais de procédure à Raphaël Enthoven, en son nom propre, car les articles poursuivis évoquaient également sa liaison avec une nouvelle compagne et sa future paternité. Raphaël Enthoven réclamait pour cela 80.000 euros à Ici Paris (Hachette Filipacchi) et 40.000 euros à Closer (Mondadori France).

Les poursuites menées par Raphaël Enthoven, conjointement avec Carla Bruni-Sarkozy au nom de leur fils, faisaient suite à des articles d'Ici Paris (édition 24 juin) et de Closer (13 juin), centrés sur l'épouse du président de la République, tout en faisant état de l'arrivée prochaine d'un petit frère ou d'une petite soeur pour son fils Aurélien. Dans les deux cas, le tribunal a estimé que l'intrusion dans la vie privée d'Aurélien Enthoven n'est pas caractérisée. En outre, il souligne que l'enfant "a fait l'objet d'une médiatisation certaine de par la volonté de sa mère, laquelle s'est exprimée publiquement à plusieurs reprises à son sujet ainsi qu'en ce qui concerne Raphaël Enthoven en sa qualité de père de l'enfant".

Lors de l'audience visant Ici Paris, le 15 septembre dernier, l'avocat du magazine avait ironisé sur la demande de Carla Bruni-Sarkozy et Raphaël Enthoven, en évoquant la "multitude d'articles sur la naissance" de leur fils et plus récemment, les images de l'enfant sur les épaules du président de la République lors d'un voyage très médiatisé en Jordanie, en janvier 2008. L'avocat s'était également appuyé sur une interview donnée à Elle (12 juillet 2008) dans laquelle l'épouse de Nicolas Sarkozy évoquait son fils.

Le péage urbain

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image vendredi 5 septembre 2008, 11:21

Le projet est à l'étude et pourrait voir le jour prochainement. Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, le gouvernement réfléchit à autoriser les villes françaises qui le souhaitent à mettre en place un péage urbain, selon une information révélée par Les Echos vendredi.

Afin de diviser par quatre les émissions de CO2 comme elle s'y est engagée, la France doit convaincre ses automobilistes d'abandonner leurs voitures au profit de transports plus "propres". Selon le quotidien économique, le gouvernement proposerait "sur la base du volontariat", aux municipalités d'expérimenter un péage urbain comme c'est déjà le cas dans plusieurs grandes villes européennes comme Milan ou Stockholm. Londres, qui fut en 2003 la première ville à expérimenter le système, a mis en place une taxe - de 8 livres - qui donne accès au centre de la ville.

Selon Les Echos , le projet français ne semble toutefois pas aussi avancé. "Les problèmes juridiques ne sont pas encore tous réglés" et il reste encore "à déterminer quelle police sera appliquée pour les portions de voirie soumises à péage". La répartition des produits du péage, mais aussi des contraventions en cas d'infraction, est, elle aussi, encore en discussion.

La petite semaine d'un petit président 

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image dimanche 27 juillet 2008, 10:30

Nicolas Sarkozy a gagné sa réforme institutionnelle. "On a eu le bac" s'est-il réjouit. Mais à quel prix ? Celui de petites tractations de couloir. Bernard Tapie a gagné contre le Crédit Lyonnais. mais à quel prix ? Celui d'une intervention en sous-main du pouvoir. Les réformes sociales furent toutes votées. Mais à quel prix ? Celui d'une absence de débat. Trois exemples de l'étroitesse de la présidence, qui ne sont pas les seuls de la semaine...

La petite victoire institutionnelle de Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy a gagné. A une voix près (celle de Jack Lang), la réforme des institutions a été adoptée lundi 21 juillet. Certains se réjouiront des référendums d'initiative populaires (réclamés par la gauche), de la limitation du mandat présidentiel, ou de celle du recours à l'article 16. D'autres noteront que le Président conserve son droit de vie ou de mort sur l'Assemblée Nationale, qu'aucun progrès n'est garanti en matière de liberté et d'équilibre des médias; Sarkozy s'est même arrogé le droit de nommer directement le président de France Télévisions; que ce n'est pas le Parlement qui est revalorisé mais l'opposition parlementaire; que les possibilités de référendum sont trop encadrées pour être pratiquables. Bravo ! Que nous reste-t-il ? Sarkozy ne pourra plus faire sauter les PV de circulation sans demander l'avis de l'Assemblée. Super, merci et encore bravo. Nicolas Sarkozy a juste acheté les voix de quelques parlementaires nécessaires, par avantages promis ou dissuasion électorales (tels Alain Lambert opposant puis nommé à la Caisse des Dépôts 48 heures après sont vote positif...).

Bref, cette nouvelle Vème République présente un Sénat sans légitimité démocratique directe et une Assemblée défensive face à un Président qui a le droit de vie ou de mort sur elle et la totalité des autorités «indépendantes».

La petitesse éthique de Bernard Tapie
L'affaire est grave. Bernard Tapie a gagné son affaire contre le Crédit Lyonnais. Tapie a réclamé, Sarkozy l'a fait: Just do it ! Le gouvernement a effectivement demandé à l'établissement public qui gère le passif de la banque d'accepter une procédure arbitrale plutôt que judiciaire. Et le jugement arbitral a donné raison à Tapie. La belle affaire ! François Bayrou, Ségolène Royal ou Eva Joly s'indignent. République bananière ? Tapie conteste. Evidemment.

La petitesse narcissique de Rachida Dati
La Garde des Sceaux a presque gâché cette belle semaine. Le ministère de la justice a mis en ligne un site digne de la grande période roumaine de Ceaucescu. Certains hommes politiques se confient depuis longtemps sur leur blog, souvent avec talent. On y trouve des confessions, des analyses, des commentaires (toujours modérés). Rien de tout cela sur la Rachida-Dati TV. On se croirait sur un site d'information nord-coréen. La ministre en Prada devrait se méfier. Même sur des sites officiels et contrôlés, un internaute attentif peut y trouver un dérapage qui fera du buzz sur le Web (voyez donc cette video dénichée par Rue89.com).

La petitesse diplomatique de la France
Nicolas Sarkozy a trébuché quelques jours après sa victoire monocratique. Il a retrouvé son agitation toute-puissante. La période de modestie est terminée. Passée l'Union pour la Méditerranée, le voici menaçant l'Organisation Mondiale du Commerce d'un veto français. Super-Dupont a oublié qu'il présidait l'Union Européenne pour encore quelques mois. Le commissaire européen Mandelson le lui a rappelé : «La Commission est chargée de négocier ici à l'OMC au nom de tous les Etats membres.» Paf!

On a oublié, tout occupé à attendre le résultat du fameux vote du Congrès, que le déplacement narcissique de Sarkozy en Irlande le même jour fut un échec. Avant cette visite, Sarkozy expliquait que les Irlandais devraient revoter le Traité de Lisbonne. Après son déplacement, la position avait évolué. Sarkozy a dû faire profil bas.

Quatre jours plus tard, quand il reçoit Barack Obama en coup de vent à l'Elysée, la France à nouveau est petite. Obama a rassemblé 200 000 Berlinois la veille. La France n'était qu'une escale technique, un allié et un symbole de seconde zone. On en a oublié que Nicolas Sarkozy était le président en exercice de l'Union Européenne !

La casse sociale en plein été
On ne reprochera pas à Nicolas Sarkozy de faire voter ses lois de "casse sociale" en session extra-ordinaire l'été. C'est de bonne guerre. On notera simplement deux choses : Sarkozy est un président agité mais immobile pendant 9 mois de l'année. D'octobre à juin, aucune réforme sociale majeure n'a été accomplie. La Sarkozie était inquiète de la popularité en chute libre de son Président et de ses agapes amoureuses. Ce dernier a beau roulé des mécaniques devant les médias, ses porte-paroles ont beau loué son activisme, le président ne fait rien en pleine saison (à part peut-être flinguer le service public pour le bénéfice de TF1).
Mais quand arrivent les beaux jours de juillet, le rythme des examens parlementaires s'accélère : «offre raisonnable d'emploi»garderie minimum à l'éducation nationale, assouplissement des 35 heures. «un sale coup, on n'a rien vu venir», expliquait un cadre qui manifestait ce jeudi entre midi et deux. Et oui, il faut être V-I-G-I-L-A-N-T !

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Sarkozy gaffeur

samedi 26 juillet 2008, 11:55

Décidément, la culture anglo-saxonne réveille les instincts gaffeurs du Président. On se souvient que lundi dernier 21 juillet, Nicolas Sarkozy est allé faire repentance en Irlande avoir déclaré que les Irlandais devraient revoter le Traité de Lisbonne. La conférence de presse commune avec Barack Obama lui a donné l'occasion d'un nouvel égarement qui, s'il aura moins de conséquences, n'en est pas moins savoureux.
Il fut un temps où les médias français guettaient la moindre gaffe d'un président américain. Pas toujours avec élégance : c'est ainsi que le président Carter fut montré et remontré chutant lors de sa descente d'avion. On ironisa aussi sur le bretzel qui faillit étouffer George W. Bush en 2002. Quelle rigolade ! Mais les Américains vont pouvoir rire à leur tour. Lors de la conférence de presse avec Barack Obama à l'Elysée, vendredi après-midi, Nicolas Sarkozy s'est déchaîné dans l'approximation, au point de manifester une méconnaissance inquiétante de la réalité américaine. Répondant à une question incisive d'une journaliste américaine, le président français a déclaré que «depuis trois décennies, tous vos ministres des affaires étrangères n'ont pas des noms américains : madame Albright, Colin Powell, madame Rice». Soit la secrétaire d'Etat de Bill Clinton et ses deux successeurs auprès de Bush. Jolie confusion. Rice («riz», en anglais) pas un nom américain ? Powell non plus? Cela doit faire rire n'importe quel scout (le fondateur du scoutisme était l'Anglais Baden Powell) !

Powel, le nom du fondateur du scoutisme...
En fait, ces trois noms sont tout ce qu'il y a de plus «américain», surtout pour les deux derniers dont les patronymes doivent remonter à l'arrivée de leurs ancêtres par la traite sur le sol des Etats-Unis, entre le XVIIè et le XIXè siècle ! Même s'il faut bien admettre que ceux qui les portent sont noirs. Quant à Madeleine Allbright, Sarkozy vise-t-il son origine juive (qu'elle-même a découverte très tardivement…) ? Franchement, autant d'ignorance de l'âme et de l'histoire d'un pays ami, c'est risible et désolant… Surtout lorsque le président en rajoute, ensuite, sur les bienfaits supposés de « l'affirmative action » à l'américaine, qu'il déclare vouloir introduire en France. Ce que l'on n'avait pas entendu cela pendant la campagne électorale n'est pas passé inaperçu pour tout le monde, puisque le CRAN (Conseil représentatif des associations noires) a réagi immédiatement par un communiqué en mettant le président en demeure de remplir cet engagement inédit . Par ailleurs, notre président semble ignorer aussi la géographie de son propre pays puisqu'il affirme que « depuis 2005 il n'y a pas eu d'émeutes en France. » Villiers-Le-Bel doit se situer quelque part en Patagonie…
Dans leurs comptes rendus de la visite - réussie par ailleurs, il faut le dire - de Barack Obama à l'Elysée, tous les medias ont passé sous silence cet « incident » déplorable. Dommage. A moins que quelque journaliste américain friand de «french bashing» ne s'en empare pour faire rire un peu leurs concitoyens d'un président qui veut toujours en faire trop, et hélas aussi de Barack Obama, car il n'est jamais bon pour un candidat à la Maison-Blanche de se montrer en ce genre de circonstance.

Carla Bruni 'taillée' par Louis Bertignac 

jeudi 10 juillet 2008, 09:57

Curieux : alors que tout le monde s'est évertué, ces dernières semaines, à avoir sa petite primeur sur le nouvel album de Carla Bruni (sortie demain 11 juillet), un de ses ex-compagnons et ex-compagnon d'armes, Louis Bertignac, est passé au travers.

"Je sais qu'elle va me le faire parvenir, mais je n'ai rien entendu, déclare-t-il au Parisien. Je n'ai pas travaillé sur ce disque. On a fait les deux premiers ensemble. Et le deuxième s'est assez mal terminé."Leur collaboration s'est d'ailleurs achevée assez brutalement...le producteurde Carla bruni l'a même menacé d'un procès.

Celui qui a vécu une romance d'un an avec la chanteuse de l'Elysée — elle avait alors 18 ans, "était toute timide et se trouvait moche" ; lui en avait 30 — se dit "pas tellement" étonné du mariage de son ex avec le président de la République : "à mon avis, elle adore cette situation parce que c'est intéressant pour elle. Elle aime bien se mettre dans des situations incongrues. Je ne suis pas sûr qu'elle ait vraiment d'opinion politique, mais il y a des choses qui montrent qu'elle aimerait être la femme la plus connue du monde."

Pas étonné non plus par la tempête médiatique qui entoure la sortie de Comme si de rien n'était, le co-interprète des Frôleuses. Et il ne se fait aucun souci sur la facilité qu'aura Carla à tirer son épingle du jeu : "Elle aime être observée, elle vit encore plus par le regard des autres. Elle est née pour être un personnage public".



Chasse aux sorcières

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mardi 8 juillet 2008, 15:26

Selon nos informations, les ordinateurs portables des officiers du Centre des Hautes Etudes Militaires (CHEM) ont été fouillés vraisemblablement par la DPSD, dans le cadre de l'enquête sur Surcouf. La Direction de la protection et de la sécurité de la Défense cherche en effet qui sont les officiers qui, en se cachant sous ce pseudonyme, ont publié un texte dans le Figaro, pour critiquer le Livvre blanc.

La fouille des disques durs a, semble-t-il, eu lieu après la fin de la session du CHEM, une fois que les officiers - tous colonels ou capitaines de vaisseau - avaient rendu l'ordinateur portable qui leur est prêté durant l'année. Le CHEM accueille chaque année une trentaine d'officiers pour les préparer à prendre les plus hautes responsabilités au sein des armées. La fouille de leurs ordinateurs témoigne du degré de confiance qu'on leur accorde désormais dans certains milieux de la République.

Titre de paragraphe

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image mercredi 25 juin 2008, 18:54

Le repli stratégique de Nicolas Sarkozy en ce qui concerne le pouvoir d'achat se poursuit. On est dans la phase de la « défense élastique ». Après avoir déclaré sur un ton las, le 8 janvier dernier, lors d'une des multiples cérémonies de vœux, qu'il n'y pouvait pas grand-chose et que les caisses étaient vides, le président assiste, médusé, à l'avalanche de mauvais résultats.

En la matière, l'inflation ne cesse de s'amplifier – on est passé de 1,5% en 2007 à une prévision de l'Insee pour 2008 de 3,2 %, sachant que cette prévision repose sur un cours anticipé du pétrole de 130 $, ce qui a tendance à paraître aujourd'hui optimiste. Résultat, l'Insee, qui avait surpris bien des Français en annonçant que le pouvoir d'achat avait augmenté, en 2007, de 2,4%, annonce une baisse pour cette année de 0,4 %.

Pour l'instant, la seule chose qu'a trouvé à dire Nicolas Sarkozy, c'est du mal de l'Insee. Dans son entourage, on a remarqué que ses haines économiques sont cycliques. La BCE a quitté son champ de vision actuel pour faire place à l'Insee. Il accumule sarcasmes et menaces sur l'institution dont les dirigeants ne savent que faire pour rentrer en grâce. La situation est d'autant plus délicate pour eux, qu'aller trop loin dans le sens des exigences de Sarkozy ruinerait leur crédibilité vis-à-vis des autres organismes internationaux d'étude économique.

La rigueur financière au trou
Pour essayer de limiter les dégâts, le gouvernement réfléchit à ce qu'il pourrait faire. Or, le creusement du déficit commercial, qui a atteint des niveaux record en 2007, conduit nos partenaires européens à se montrer de plus en plus pressants sur la rigueur financière que nous devrions mettre en place. Lors de la dernière réunion de l'Eurogroup, le ministre allemand des finances a tenu des propos très sévères sur la gestion de l'économie française, propos qualifiés de « grossiers » par l'entourage de Christine Lagarde. Et les services de Bercy continuent à répéter qu'un petit point de Csg (contribution sociale généralisée) ne ferait pas de mal à une sécurité sociale dont le déficit est plus important que prévu. Cependant, Xavier Bertrand n'a même pas besoin de batailler sur ce sujet, tant personne n'ose plus envisager de réclamer un quelconque effort de rigueur aux Français.

Le dernier élément qui pourrait servir à détourner l'attention, serait de pouvoir mettre en avant la poursuite de la baisse du chômage. Mais là encore, tout semble indiquer que l'on a atteint un palier et que le chômage ne baisse plus.

Dans ces conditions, la ligne de défense de la majorité est d'exiger que le relèvement du taux de rémunération du livret A soit pleinement assumé. Bercy avait traîné des pieds lors du dernier relèvement. Cette fois-ci, il n'est pas question de la moindre astuce pour retarder l'opération. Il s'agit de démontrer que, dans un domaine au moins, celui de l'épargne populaire, personne ne sera lésé, bien au contraire. Et de déclarer ensuite que certes, le pouvoir d'achat s'érode, mais c'est du fait de la hausse du prix du pétrole qui est porteuse d'avenir pour la planète, hausse décidément très « grenelle de l'environnement »… À l'Élysée, on ne se fait pas trop d'illusion sur l'impact de ce discours, pas plus d'ailleurs que sur la campagne de pub montée par Thierry Saussez pour expliquer aux Français pourquoi, à y regarder de près, leur pouvoir d'achat évolue favorablement. D'autant que les journaux commencent à clamer que cette campagne va coûter 4,5 millions d'euros, avec comme conséquence d'améliorer surtout le pouvoir d'achat… de quelques publicitaires amis !

Colère de Sarkozy contre france Telévision

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image samedi 21 juin 2008, 16:37

Dans quelle république bananière vivons-nous? Nicolas Sarkozy vient de se distinguer, à nouveau, en administrant, publiquement, une volée de bois vert au patron des programmes de France Télévisions, Patrice Duhamel, comme aucun de ses prédécesseurs à l'Elysée ne l'avait fait à ce jour? Ni Mitterrand, ni Chirac et pas même Giscard n'ont été aussi loin dans l'agression.
Lors d'une banale remise de décoration, le 17 juin dernier, le chef de l'Etat a alpagué Duhamel et lui a passé un savon, qui a laissé pantois le petit cercle d'invités qui assistaient à la scène. Tout y passé: l'incurie des chaînes publiques, leur mauvaise gestion, l'embauche de Julien Courbet…

Nicolas Sarkozy a également reproché à Duhamel ne pas avoir diffusé le récent match de football France-Italie, une rencontre que ne pouvait pas retransmettre France Télévisions, puisque les droits de ce championnat d'Europe appartiennent à TF1 et M6 ! Première bévue.

Autre salve et seconde bourde du locataire de l'Elysée: toisant Duhamel, il lui a demandé que figurent, désormais, dans les contrats signés avec les animateurs et producteurs des clauses d'audiences. Or celles-ci existent déjà depuis des années!

Indépendamment du caractère choquant et insultant de ce type d'interventions, la sortie de Nicolas Sarkozy, (dont la véhémence des propos a scandalisé l'assistance), en dit long sur le peu de cas qu'il semble faire de France Télévisions. Ainsi que de la méconnaissance totale qu'il a de ce groupe.
Et on ne peut pas dire que les cols blancs qui l'entourent et l'éclairent sur les questions audiovisuelles soient vraiment au niveau. Mal informé, mal entouré et décidé (je l'ai écrit dix fois), à faire plier Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, dont il souhaite les départs, Nicolas Sarkozy ne se maîtrise plus. Îl ne se passe plus une semaine sans un clash.

L'incident est d'autant plus significatif qu'il intervient à quelques jours de la remise en grandes pompes, à l'Elysée, du rapport Copé, dont on se demande bien à quoi il va servir avec une telle toile de fond.
Quand mercredi prochain, le patron du groupe UMP à l'Assemblée franchira, avec ce qui reste de sa commission, les grilles du Château, il aura devant lui un Nicolas Sarkozy qui devrait prononcer un discours. Faut-il s'attendre à un passage au Kärcher de France Télévisions ? Ou un discours en demi-teintes, destiné à calmer le jeu, l'espace d'une cérémonie protocolaire? Face à une presse qui s'inquiète de ces intrusions à répétition, Nicolas Sarkozy, qui a fait de TF1 son pied-à-terre et de France Télévisions sa bête noire, semble être décidé à 'aller à l'affrontement. L'été sera chaud.       

Confidences acides et entretien à coeur ouvert

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image mercredi 4 juin 2008, 08:50

Carla Bruni lève le voile. Discrète, presque effacée lors des voyages officiels, elle a finalement choisi de se livrer longuement dans un ouvrage, «la véritable histoire de Carla et Nicolas»
Une rencontre arrangée, confie-t-elle. «En arrivant, j'ai compris que c'était un blind date. Il y avait trois couples et nous deux, deux célibataires. Cela (le coup de foudre, ndlr) a été immédiat, confirme Carla Bruni, citée dans Le Parisien de mercredi. Je ne m'attendais pas à quelqu'un de se drôle, de si vivant. Son physique, son charme, son intelligence m'ont séduite. Il a cinq ou six cerveaux, remarquablement irrigués. Je n'ai pas connu de crétins auparavant, ce n'était pas mon genre. Mais lui, ça va très, très vite».


Un couple ordinaire fan des soirées DVD

Et Carla Bruni-Sarkozy lève davantage le voile sur sa vie de couple : Nicolas et Carla sont comme tout le monde : ils aiment lire tous les deux et regarder des DVD sur leur canapé. Le dernier en date nous apprend le magazine, est American Beauty, le film sulfureux aux cinq Oscars de Sam Mendes, sorti en 2000, que le Président n'avait sans doute pas eu le temps de voir pour cause d'emploi du temps chargé ( à l'époque maire de Neuilly).

Rachida Dati, l'ennemie juré ?

"Tu aurais bien aimer l'occuper n'est ce pas ?", aurait lancé la Première dame à Rachida Dati en évoquant le lit présidentiel un jour où elles traversent la chambre, d'après l'ouvrage qui fera sans doute polémique. La garde des Sceaux aurait à son tour lâché lors du dîner du CRIF, le 13 février : "Elle m'a dans le nez à cause de ma proximité avec Cécilia". L'ex-vedette des podiums aurait même prié la ministre de la Justice d'arrêter d'envoyer des SMS à son mari tôt le matin. Tout de même présente à l'anniversaire du Président organisé par Carla, la ministre aurait essuyé une autre remarque qui ne manque pas de franchise : 'J'ai hésité à t'inviter, mais finalement je l'ai fait..."

Alors Rachida-Carla, réelles ennemies ou simplement deux femmes victimes d'un engrenage médiatique ?

Une femme simple au destin extraordinaire

Carla reçoit les journalistes dans ses appartements, s'adonne à quelques confidences, donne l'image d'une femme simple, se décrit comme une "mamma italienne" et pourtant, elle vit depuis quelques mois, une histoire hors du commun. Une demande en mariage peu banale tout d'abord. Ce serait Marine Delterme, l'une des meilleures amies de Carla Bruni qui aurait eu le privilège d'avoir le Président au téléphone afin de donner son feu vert pour le mariage présidentiel. La scène se serait déroulée au restaurant, en novembre. Marine Delterme reçoit un coup de téléphone. Au bout du fil, Nicolas Sarkozy, qui se serait plié aux "exigences" de sa future épouse, clamant que seule Marine pouvait accorder son consentement pour un éventuel mariage... Dévoué ce Nicolas qui ne manque pas d'attention !

"Quand il quittera la politique, sans lui, vous allez vous ennuyer" conclut-elle l'entretien, rendant ainsi la pareille à son époux...

Carla Bruni-Sarkozy veut déménager près de l'Élysée

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image mardi 20 mai 2008, 19:45

Dans le XVIème arrondissement de Paris, au bas de l'avenue Mozart, on respire. Bientôt finis les désagréments sécuritaires entraînés par la présence quasi-permanente de Nicolas Sarkozy chez sa douce « Carlita ». Bien entendu ce ne sont pas les Dominique Desseigne et les Vincent Bolloré, amis du président et voisins de la chanteuse-comédienne-ex-mannequin qui feront la fine bouche. Eux vivent bien planqués au cœur de la Villa Montmorency, ce parc arboré, (très) chic et (très) cher, en plein Paris. Mais les quidams anonymes, installés comme Carla rue Pierre-Guérin, juste derrière la Villa, en avaient assez des patrouilles de flics et des mesures drastiques de sécurité.

Ces voisins aigris seront soulagés : madame la Première dame a décidé de déménager. Elle qui accueillait en semaine son président de mari, et le rejoignait à l'Élysée pour des week-ends en famille à l'ombre des arbres du parc présidentiel, a mandaté une agence immobilière spécialisée dans les propriétés de luxe, la société Sotheby's Propriétés Parisiennes, et a chargé cette dernière de lui dénicher un nouveau toit, et plus près de l'Élysée si possible.

Contactée par Bakchich, l'agence a décliné tout commentaire. Comme l'avait raconté votre site préféré, Carla, même Première dame, tenait à garder son gentil chez-soi de 500 mètres carrés. Oh, ce n'est pas que l'Élysée la rebute. « C'est un endroit magique posé sur un parc merveilleux à quelques pas de l'Étoile, avec une multitude de gens aimables et professionnels qui prennent soin de vous. Si c'est cela, la pesanteur de la République, ce n'est pas trop insupportable… », avait-elle confié à L'Express pour sa première interview depuis son mariage avec Nicolas Sarkozy.

Mais voilà : elle se sentait bien chez elle. Les lieux y sont spacieux, bien plus que rue du faubourg Saint-Honoré. L'artiste y a terminé son prochain disque, entre son piano et ses tables de mixage. « Le président aime être chez moi et j'aime être là-bas, nous garderons donc nos vies telles quelles, ici et là-bas à la fois », expliquait-elle encore à l'hebdomadaire. Elle a organisé en ses pénates l'anniversaire de Sarko, fin janvier, et n'hésite pas y recevoir ses interlocuteurs journalistes. Comme elle le dit en évoquant la vie « là-bas » (à la présidence), « si Nicolas a besoin d'être ainsi entouré pour mieux travailler, moi pas ».

L'agenda chargé du président et ses journées harassantes, et peut-être aussi les critiques des voisins, auraient eu raison d'elle. C'est vrai que pour se rendre rue du faubourg Saint-Honoré, ça fait une trotte, même avec sirène et gyrophare. Et puis, elle aussi a installé son bureau en l'ancien hôtel de la Pompadour. Dans un élan du cœur, la belle cherche donc à se rapprocher de son élu.

Sarkozy veut-il soviétiser la constitution ?

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image lundi 19 mai 2008, 22:42

Non content d'imposer aux Français un traité qu'ils ont refusé, non content de leur imposer une réforme constitutionnelle sans aucunement se préoccuper de leur avis, voilà que le président de la République veut constitutionnaliser le principe de l'équilibre budgétaire. Certes, ce principe est inscrit dans les traités européens – ce qu'on peut déjà trouver critiquable -, mais il s'agit là de lui donner une valeur juridique supérieure.
Désormais, les politiques keynésiennes qui ont permis la sortie de la crise de 1929 et la reconstruction des pays dévastés par la seconde guerre mondiale seront anticonstitutionnelles. Le totalitarisme mou est bien en marche.
Jusqu'alors, seule l'Union soviétique avait constitutionnalisé une politique économique. Nous sommes donc en train de la rattraper. 

Embrouillamini et pataquès

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image vendredi 11 avril 2008, 09:06

Après la mascarade façon Pol Pot qui s'est tenu à l'UMP pour faire rendre gorge à la courageuse Nathalie Kosciusko-Morizet, avec tribunal populaire UMP à la clé et humiliante autocritique publique de l'accusée, pour avoir, non sans raison, traité de "lâche" son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, la cacophonie s'est définitivement étendue et déplacée, le sujet n'étant plus les OGM et les pressions du lobby agricole mais les prestations sociales.
En l'espace de 24 heures, les protestations des associations familiales et d'une partie de la presse à propos du désengagement de l'Etat dans le financement de la carte famille nombreuse et autres tarifs "sociaux" de la SNCF ont produit un embrouillamini inextricable, un pataquès de déclarations contradictoires. Même les députés UMP s'inquiètent, le président de l'Assemblée Bernard Accoyer estimant que "les réductions pour familles nombreuses ne sauraient être remises en cause".
Qui faut-il croire ? M. Bussereau qui a déclaré hier à France Info que la carte famille nombreuse à la SNCF allait "certainement disparaître" pour être remplacée par "un instrument comparable" ou la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano qui a assuré que le gouvernement "ne supprimait pas la carte famille nombreuse » ? Ou encore Jean-Louis Borloo, celui là même que Nathalie Kosciusko-Morizet avait, la veille, accusé de se livrer "à un concours de lâcheté et d'inélégance" qui "affirme qu'il n'y aura pas de modification pour les familles nombreuses", la carte étant maintenue "d'une manière ou d'une autre" ?
Le problème est dans ce "d'une manière ou d'une autre". Les associations familiales et d'usagers craignent en effet que la carte famille nombreuse soit remplacée par une carte commerciale, donc payante, avec un nombre de places limité et des contraintes horaires, à l'instar des cartes 12-25, Senior, Escapades et Enfant+. Par exemple, la carte Senior coûte 55 euros par an pour des réductions de 25 à 50% selon les trajets et les horaires. Dénonçant "les économies faites sur le dos des familles", l'Unaf juge que "la tarification famille nombreuse doit rester indépendante d'une politique commerciale, par nature changeante". Car comment justifier une économie de 70 millions d'euros, subie par les plus démunis, alors que, comme le soulignent les syndicats "la SNCF affiche un bénéfice record de plus de 1 milliard d'euros et que le financement du bouclier fiscal coûtera en 2008 plus de 15 milliards d'euros". Jean-Marcel Bouguereau

Sarkozy hors délai sur les listes électorales

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image mercredi 2 avril 2008, 08:05

Nicolas Sarkozy, qui votait jusqu'aux législatives à Neuilly-sur-Seine avant de le faire pour la première fois à Paris pour les municipales, a été inscrit hors délai sur les listes électorales du VIIIe arrondissement, affirme le Canard Enchaîné à paraître mercredi.

Deux émissaires du palais présidentiel se sont présentées le 3 janvier à la mairie du VIIIe pour accomplir en son nom et avec sa carte d'identité les formalités nécessaires à l'inscription du nouveau locataire de l'Elysée, affirme l'hebdomadaire satirique. Mais elles l'ont fait avec des documents anti-datés, la date limite étant le 31 décembre.

Selon le Canard, le maire du VIIIe François Lebel, informé le 4 janvier de ces faits, aurait "piqué une colère homérique", et appelé, furieux, l'Elysée. Il aurait été apaisé, écrit le journal par l'annonce qu'il allait marier Nicolas Sarkozy et Carla Bruni peu après et serait "soutenu officieusement" dans sa candidature dissidente aux municipales.

Sollicité par l'AFP, l'Elysée n'a pas réagi à cette information, se contentant de renvoyer au commentaire suivant du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant au Canard enchaîné: "Toute ce que je sais de ce dossier, c'est qu'à la fin de l'an dernier on s'est posé la question de faire voter le président sur son lieu de résidence. Je ne peux rien vous dire de plus".

Interrogé par l'AFP, M. Lebel, réélu samedi maire du VIIIe après s'être présenté en dissident contre l'UMP Pierre Lellouche, a assuré que "les maires d'arrondissements parisiens n'ont aucun pouvoir ni direct, ni indirect, ni hiérarchique sur les personnels des bureaux des élections et leur fonctionnement".

Il a qualifié la réaction qui lui est prêtée de "pure spéculation et totale invention". "J'en récuse chaque mot et me réserve de donner à ce pur roman les suites éventuelles qu'il mérite", a-t-il dit.

Interrogé par l'AFP, le service Elections du ministère de l'Intérieur a assuré n'avoir pas connaissance de l'article du Canard.

Il s'est contenté de rappeler que la loi (article L30 du code électoral) avait prévu dans certaines circonstances la possibilité pour un électeur de s'inscrire au-delà du 31 décembre: fonctionnaires mutés, militaires renvoyés dans leurs foyers, personnes acquérant la nationalité française après le 31 décembre, jeunes devenant majeurs et ceux qui ont recouvré leurs droits civiques après après en avoir été privés par décision de justice.

Seules peuvent apprécier si l'inscription hors délai est ou non justifiée les commissions de révision des listes et le juge d'instance s'il est saisi par un électeur, prévoit le code.

Si la demande a été déposée avant le 31 décembre et examinée après, elle est valable, précise-t-on au ministère.


Cécilia se marie

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image dimanche 23 mars 2008, 14:14

Mariés, heureux et comme seuls au monde, Cécilia et Richard Attias se regardent dans les yeux, au 68e étage du Rockefeller Center, en plein coeur de Manhattan, à New York, la ville où a débuté leur histoire d'amour. Dimanche, ils ont uni leur destin. La série de photos exclusives prises par l'agence Getty images met à nu les sentiments de ce couple, à la fois libéré et complice. Cécilia Ciganer-Albeniz, 50 ans, l'ex-première dame de France, dans une robe couleur ivoire signée Versace, a épousé en troisièmes noces le publicitaire français et homme d'affaires d'origine marocaine, patron de Publicis Events World, Richard Attias, 48 ans. Famille, amis et relations d'affaires de Richard Attias avaient fait le déplacement. Plus tard, c'est au Rainbow Room, une salle Art déco illuminée de chandeliers, avec piste de danse panoramique et tournante, que tout le monde a fait la fête.

Si l'émouvante cérémonie s'est déroulée au son du Harlem Gospel Choir, la fête a résonné au son de la voix du chanteur Billy Paul. L'auteur du fameux «Me And Mrs Jones», venu tout spécialement.

Le courage de Cécilia
Le couple est arrivé vers 17 h 30, à bord de deux limousines aux vitres teintées, poursuivi par une meute de paparazzi. Ils ont eu le temps de se changer sur place. Leurs hôtes ont suivi, empruntant la porte principale de l'immeuble dans la 49e Rue. Parmi les témoins, comme nous l'écrivions samedi, Elie Wiesel, ainsi que l'épouse du frère de Nicolas Sarkozy, Sophie.

Le soir, le petit Louis Sarkozy, 10 ans, fils du président et de Cécilia, a fait une sorte de petit discours, sorte de sketch. Richard Attias a pris la parole, rendant hommage à celle qu'il aime désormais pour le meilleur et pour le pire, soulignant qu'il avait fallu beaucoup de courage à Cécilia, sous-entendu renoncer à sa vie passée et à l'Elysée. Un geste qui a été, pour lui, comme la plus belle des preuves d'amour.

En fin d'après-midi, le futur marié est arrivé au bras de sa fille, Alexandra, 17 ans, vêtue d'une superbe robe rose. Fier et radieux, il ne cachait pas sa joie en traversant la salle pour se mettre devant l'officiant au moment de l'échange des alliances. Parmi la centaine d'invités, les filles de Cécilia, Jeanne-Marie et Judith, elles aussi dans de magnifiques robes longues.

Le repas et la fête se sont terminés vers 1 heure du matin. Au menu les invités ont dégusté un soufflé au saumon en entrée et un sauté d'agneau comme plat principal.

Si les télévisions françaises ont montré beaucoup de retenue quant à la couverture de l'événement, faute d'images, le magazine français Gala a acheté l'exclusivité des photos pour la presse magazine. Il publiera un album de la noce dans son édition à paraître cette semaine. Paris-Match (groupe Lagardère) à qui la proposition avait été faite dans un premier temps a finalement décliné l'offre.

Le New York Times fait la morale à Sarkozy

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image dimanche 23 mars 2008, 09:47

Le New York Times recommande samedi un peu plus de "discipline" dans la conduite des affaires au président français Nicolas Sarkozy dans un éditorial intitulé "Président Bling-Bling".

Evoquant comme un "camouflet" pour le président le résultat des récentes élections municipales et cantonales françaises, l'influent quotidien estime que "M. Sarkozy a été puni pour toutes les bouffonneries médiatisées et peu présidentielles qui lui ont valu le sobriquet de "président Bling-Bling".

"Pour un homme politique qui a travaillé si longtemps et si dur pour arriver à l'Elysée, M. Sarkozy a démontré de curieuses notions sur comment se conduire une fois dans la place", ajoute le journal.

"Son divorce tumultueux et son remariage presque immédiat à une chanteuse- mannequin glamour ont été quelques unes des initiatives les plus sensationnelles qui ont valu à Sarkozy la couverture de 252 magazines en 2007", indique l'éditorial.

Le New York Times rappelle également comme des preuves "de mauvais jugement" sa décision de "mettre fin abruptement" à une interview avec la chaîne américaine CBS, de "qualifier son porte-parole d'imbécile" ou "sa remarque grossière à un type refusant de lui serrer la main".

"Ces potins sensationnels ont été assortis de messages confus du gouvernement de M. Sarkozy, le président et ses conseillers souvent parlant et agissant en porte-à-faux avec les ministres", écrit le quotidien.

"Avec de la chance, poursuit le New York Times, le camouflet des élections sera juste ce dont M. Sarkozy a besoin pour concentrer à nouveau son énergie illimitée sur ce qu'il a promis: de sérieuses réformes économiques".

M. Sarkozy "est de loin trop bouillonnant pour devenir un clone de ses pompeux et graves prédécesseurs mais lorsque la conduite d'un homme politique interfère avec sa mission, il est temps d'appliquer une dose de discipline", conclut l'éditorial.

Sarkozy n'a plus la baraka ! » 

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image dimanche 24 février 2008, 09:30

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Nicolas Sarkozy n'a plus la baraka ! On peut quand même s'étonner de son accumulation de bourdes en tout genres depuis la visite de Khadafi. A vouloir intervenir à tout prix sur la scène médiatique, quitte à s'aventurer dans des déclarations mal pensées et des projets irréfléchis pour reprendre la main, il perd le peu de crédibilité qu'il lui restait. Mais la principale origine de ce fiasco généralisé est certainement du côté de ses conseillers qui se prennent pour Richelieu et Mazarin à la fois. Ils le poussent de plus en plus dans des situations inextricables et montrent les limites de leurs compétences. On peut aussi se demander si le départ de son ex-épouse n'y est pas pour quelque chose. On avait déjà remarqué un certain flottement dans son comportement à la première absence de Cécilia. Il avait retrouvé un peu de cohérence après les retrouvailles. Il semble bien qu'elle était un élément modérateur. C'est même à se demander si ce n'est pas elle qui réfléchissait et l'empêchait de faire trop de bêtises. Maintenant, avec sa nouvelle épouse, on a bien l'impression d'avoir affaire à deux évaporés ! Il a rajeuni, le problème, c'est qu'il est Président !

Une journee de premiere dame de france

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image samedi 23 février 2008, 21:52

Aprés avoir passé une très agréable soirée au restaurant parisien Le Mathis, où était célébré l'anniversaire de son amie Betty Lagardére, la première dame de France, Carla Bruni- Sarkozy, a quitté la fête vers minuit. Elle devait se lever tôt ce matin pour accompagner son fils Aurélien, qui partait en vacances... par le train.

C'est au départ des grandes lignes, gare de Lyon, au milieu d' une foule impressionnante de vacanciers qui bousculaient tout sur leur passage, avec skis et grosses valises, que Carla Bruni Sarkozy donnait ses dernières recommandations à Aurélien, lequel partait en vacances accompagné d'un copain. Elle leur a acheté des jus de fruits, des bandes dessinées, a vérifié qu'il ne leur manquait rien. Puis elle les a ensuite accompagnés jusqu'au wagon, a distribué les derniers bisous et agité longtemps la main quand le train s' est éloigné.

Une maman comme les autres, Carla. Si ce n' est que quelques vacanciers ont tout de même trouvé l' air bizarre aux six jeunes hommes en costume noir qui l' accompagnaient — ils ressemblaient à ceux que l' on voit dans les films d' espionnage, le genre avec oreillette et qui parlent à leur montre.

Un peu plus tard dans la matinée, Carla Bruni Sarkozy a fait un saut jusqu' à son institut de beauté préféré, Carlotta. Puis elle est allée chercher une tenue chez Valentino. Avant de rejoindre son époux à l' Elysée et de s' entretenir avec la famille d' Ingrid Betancourt.


Simone Veil fustige l'idée de Sarkozy

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image vendredi 15 février 2008, 18:34

"On ne peut pas infliger ça à des petits de dix ans". Simone Veil, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz, juge "inimaginable, insoutenable et injuste" la proposition de Nicolas Sarkozy d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies. Le projet annoncé mercredi par le Chef de l'Etat continuait vendredi de semer trouble et perplexité.

"On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter", a expliqué Simone Veil l'ancien ministre sur le site de l'Express. Pour elle, la suggestion de Nicolas Sarkozy risque aussi d'attiser les antagonismes religieux : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?", s'interroge-t-elle.

"Armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes"

"Il ne s'agit pas de s'identifier de façon morbide à un enfant mort en déportation, mais de faire acte de vigilance", estime pour sa part Serge Klarsfeld, président de l'Association des fils et filles des déportés juifs de France, qui soutient la proposition de Nicolas Sarkozy."Il s'agit d'armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes", dit l'historien et avocat dans Libération.

Après l'historien Henry Rousso, dénonçant un "marketing mémorial", Annette Wieviorka, spécialiste reconnue de l'histoire de la Shoah et petite-fille de déportés, s'élève elle aussi contre la proposition de Nicolas Sarkozy. "Je pense qu'il y a quelque chose de réellement monstrueux de vouloir faire porter par un enfant de neuf, dix, ou onze ans la mémoire d'un enfant mort à une autre période", a-t-elle dit sur France Info.

Parmi les enseignants, les premières réactions sont négatives. Le Snuipp-FSU, majoritaire dans le primaire, évoque les "risques de troubles psychologiques (...) de sentiment de culpabilité ou de responsabilité pour le destin d'un élève." Le syndicat des enseignants-Unsa se dit "particulièrement choqué de cette initiative du président, qui ignore tout de la façon dont un jeune se construit."

"Quelque chose de très lourd à porter"

L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a accueilli "de manière réservée" l'annonce de Nicolas Sarkozy, jugeant que la mémoire "ne se transmet pas par un processus d'identification." En revanche, selon Le Monde, un porte-parole du Mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, estime que c'est "une approche très positive de se souvenir et de s'identifier avec des jeunes victimes de l'Holocauste."

Sur le plan politique, François Bayrou, président du MoDem a critiqué une décision prise "sans que l'on y ait réfléchi." L'ex Premier ministre Dominique de Villepin a jugé "étrange" la démarche du chef de l'Etat, estimant que la charge de la mémoire d'un enfant mort est "quelque chose de très lourd à porter". Mais tant le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, que Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, soutiennent ce projet.

Face à la polémique, le président a de nouveau défendu vendredi son idée de faire parrainer par des élèves de CM2 des enfants victimes de la Shoah par la nécessité d'avoir "des enfants aux yeux ouverts". (Lire notre article) "Si vous ne leur parlez pas de ce drame-là, ne vous étonnez pas que ça se reproduise. C'est l'ignorance qui fait la reproduction de situations abominables, c'est pas la connaissance", a-t-il dit lors d'un discours à Périgueux, en Dordogne. "Faites de nos enfants des enfants aux yeux ouverts, sans complaisance", a-t-il ajouté, en réponse aux critiques qu'a suscitées le parrainage annoncé, à partir de la rentrée prochaine, des 11.000 enfants français victimes de la Shoah par des élèves de 10 ans.

Un président introuvable

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image mercredi 6 février 2008, 16:03

IL y a  DEUX choses qui, aujourd'hui, ne vont pas très bien chez le président de la République : premièrement, sa vie privée ; deuxièmement, sa vie publique. La première parce qu'elle va trop vite en affaires, la seconde parce qu'elle ne va pas assez vite. Et surtout parce que le mélange des deux n'est pas très heureux : la superposition des images d'un couple roucoulant, genre amoureux de Peynet, avec le Tchad et le Darfour, les caissières de supermarché et les ouvriers d'Arcelor, suscite un vrai malaise. Tout un chacun va répétant qu'un président a droit de vivre et d'être heureux comme tout le monde mais tout un chacun sait bien que cela n'est pas vrai. Un candidat à la fonction suprême doit se tenir prêt à sacrifier provisoirement sa personne à son personnage. En déclarant qu'il faut de la tenue à la tête de l'Etat, Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, a exprimé le sentiment général, y compris à droite.

En un mot, Nicolas Sarkozy peut bien continuer d'obséder, il ne séduit plus. La pipolisation de la fonction comporte le risque de voir, lors de ses voyages à l'étranger, le président de la République n'apparaître que sous les traits du type qui accompagne Carla Bruni. Un peu de raffinement ne ferait pas non plus de mal. La France aime bien Johnny mais elle n'a pas élu un rocker à la tête de l'Etat ; la fréquentation assidue de chanteurs sur le retour, de comiques pétomanes et de politiciens douteux, l'omniprésence de Sardou, Bigard, Laporte ou Balkany fait mauvais genre et la France se sent humiliée.

    Tout cela serait pardonné si cette vulgarité affichée, que ne font pas oublier des envolées lyriques un peu creuses et quelques citations d'Edgar Morin, était le prix à payer pour l'efficacité économique et la mise en ordre de l'Etat. Or la vérité est qu'au milieu d'initiatives en tous sens, désordonnées et parfois sans lendemain, une chatte ne retrouverait pas ses petits. On avait cru que la charte du nouveau quinquennat, c'était le programme exposé durant la campagne présidentielle ; puis, celui qui se dégageait de la conférence de presse du 8 janvier ; aujourd'hui, ce qui nous sert de marc de café, c'est le rapport Attali. Or, entre ces trois exposés de politique générale, les différences sont nombreuses et parfois criantes. On ne sait plus où l'on va et, de l'avis d'un bon connaisseur, à bulletins secrets, le président n'aurait plus la majorité dans le groupe parlementaire UMP.

    Des exemples ? Il s'en présente en foule à l'esprit. En voici quatre. Ainsi, quant aux institutions, Sarkozy se voulait, entre autres, le restaurateur du parlement, et la commission Balladur oeuvra utilement en ce sens. On ne sait ce qu'il en restera. En attendant, le président vide ces institutions de tout contenu : les ministres, à commencer par le premier d'entre eux, ainsi que le Parlement, sont annihilés, ridiculisés. La conférence de presse du 8 janvier ressemblait à s'y méprendre à un discours d'investiture, sauf qu'elle se tenait non devant cinq cents députés, mais devant cinq cents journalistes.

    En matière d'immigration, qui faut-il croire ? La commission Attali, qui propose, sans être contredite par Sarkozy, d'ouvrir toutes grandes les portes du territoire à la main d'œuvre étrangère, ou les instructions du même Sarkozy à M. Hortefeux, ordonnant d'expulser 25.000 immigrés par an ? Au chapitre de l'écologie, où est la ligne ? Dans l'interdiction des OGM, à la grande joie de José Bové et au grand dam de la majorité des scientifiques, ou dans la promesse faite par le président aux marins-pêcheurs de remettre en cause les quotas européens sur la pêche, véritable crime contre la mer ?

Enfin, dans le domaine économique : comment concilier les largesses de l'été dernier en direction principale des classes aisées, avec l'aveu, fait un peu plus tard, que les caisses sont vides ? Le mélange de libéralisme et de dirigisme, de politique de l'offre et de la demande, de déréglementation et de protectionnisme donne le tournis. Comme si la France semblait entraînée par son président dans une crise d'adolescence permanente faite d'emballements successifs et contradictoires, d'aspirations vagues et de décisions brusques commandées par l'inspiration du moment. Où vit-on jamais annoncée et discutée la fin de la publicité sur les chaînes publiques ?

    On a souvent dit, au printemps dernier, que la longue préparation de Nicolas Sarkozy à ses futures fonctions, la minutie de son programme élaboré par des équipes d'experts, contrastant avec l'improvisation de Ségolène Royal, avaient été pour beaucoup dans son succès. Force est de constater que cette belle machine n'était en réalité qu'un rideau de fumée qui se dissipe aujourd'hui pour laisser place à une politique capricieuse du bon plaisir.

    L'exercice d'un pouvoir personnel marginalisant les institutions de la République est en soi un problème grave. Qu'un tel exercice du pouvoir ne laisse apparaître aucun dessein ferme et cohérent en est un autre, encore plus préoccupant. Personne aujourd'hui, ni au Palais Bourbon, ni à Matignon, ni même à l'Elysée, n'est en état de dire ce qui se passera en France dans les huit jours à venir. Quand l'ouverture devient confusion, la liberté de pensée incapacité de choisir et que l'activisme tourne à l'agitation, alors, le trouble qui s'empare du pays transcende les clivages politiques traditionnels. Qui est donc Nicolas Sarkozy ? Est-il de droite, est-il du centre ? Libéral ou dirigiste ? Est-il un homme d'Etat véritable, ou un épicurien avant tout désireux, selon le mot de Barrès, d'ajouter « un champ nouveau à son expérience » ?

Ces questions, pourtant essentielles, s'effacent devant une sorte d'interrogation préalable : avons-nous élu un caractériel narcissique, un agité compulsif ou seulement un homme victime d'un coup de lune lors de sa prise de fonction ? Dans tous les cas, le déclin et la perte de prestige de la France risquent de s'accentuer, donnant au monde l'image d'un pays qui ne sait décidément plus à quel saint se vouer.

Carla Bruni ne veut pas aller en Inde

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image mardi 22 janvier 2008, 08:43

«Je n'irai pas passer l'après-midi en Inde.» Alors qu'à New Delhi, la perspective de la venue vendredi et samedi de Carla Bruni, en marge de la visite d'Etat qu'effectue Nicolas Sarkozy, agite les diplomates depuis la fin décembre, la compagne du Président a confié hier à Libération qu'elle ne serait pas du déplacement. «Nous ne l'avons jamais vraiment envisagé», précise la chanteuse, alors que les rumeurs annoncent le couple en visite romantique au Taj Mahal d'Agra, à deux cents kilomètres au sud de la capitale indienne.

Si Carla Bruni confie «le regretter», elle avance deux raisons pour expliquer qu'elle n'ira pas. Et livre au passage une information : pas mariée, «je ne peux pas participer à un voyage officiel avec le Président», raconte l'ex-mannequin. Tous ses amis «vexés» avaient d'ailleurs reçu la semaine dernière «un SMS collectif» de sa part leur annonçant, histoire de mettre fin «à un ouragan de folie», qu'elle n'était «pas encore mariée». «Même si c'est dans nos projets», nous a-t-elle précisé.

Casse-tête. La présence de la possible mais pas encore première dame de France relevait du casse-tête pour la diplomatie indienne, très attachée au protocole. D'autant que Sarkozy sera l'invité d'honneur des festivités du 50e anniversaire de l'indépendance. Quant à une visite privée en marge du déplacement, Carla Bruni, évoquant en plaisantant ses souvenirs «jetlagués» de mannequins toujours entre deux avions, semble l'écarter : «Même pour la santé, ce n'est pas bon.»

Elle invoque une seconde raison. «Je rentre en studio début février pour enregistrer mon prochain album et je travaille en ce moment chez moi sur mes maquettes.»

Reste que Nicolas Sarkozy ne l'entend pas de cette oreille. Il a beaucoup insisté pour que sa compagne soit à ses côtés en Inde. Du coup, la cellule diplomatique de l'Elysée, l'ambassade de France en Inde et le ministère indien des Affaires étrangères sont suspendus à son bon vouloir. L'Elysée n'a toujours pas communiqué la liste complète de la délégation. Hier soir, un diplomate élyséen confiait «ne pas avoir tous les noms des personnes qui accompagnent le Président en Inde». A moins de quarante-huit heures d'un départ pour une visite d'Etat, c'est du jamais vu.

Foudres. Personne à l'Elysée n'ose aborder directement le sujet avec le chef de l'Etat de peur de s'attirer ses foudres. Son voyage a déjà été raccourci de près de vingt-quatre heures et l'étape de Bombay a été annulée. Pour l'heure, la «visite privée» de quelques heures au Taj Mahal qu'il s'est concoctée est maintenue. Pas sûr qu'il la maintienne si sa compagne ne le rejoint pas. Harcelés par leurs homologues indiens qui n'en peuvent plus des mauvaises manières sarkozystes, les services du protocole français en sont réduits à jouer la montre. Et ceux qui se sont risqués à dire à Sarkozy qu'il devait rallonger de quelques heures son séjour ont reçu une volée de bois vert. Au moment où le Président tente de reprendre l'offensive sur le terrain (lire page 12) et de gommer les effets désastreux dans l'opinion de l'étalage de sa vie privée, elle continue d'interférer à plein sur sa conduite des affaires du pays.

Sarkozy amuseur public

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image vendredi 11 janvier 2008, 08:53

La conférence de presse de Sarkozy ressemblait moins à un exercice politique qu'à la prestation d'un amuseur de bistrot ou d'un mauvais chansonnier. Pourtant, elle est encore traitée sur un plan politique par quelques médias français. Ces rares retardataires n'ont pas compris que ce que Sarkozy déclare n'a plus vraiment d'importance puisque cela peut être une bêtise contredite quelques heures plus tard (les 35 heures), une absurdité grosse comme lui (le pouvoir d'achat, invention des médias) ou une bonne grosse vanne qui marche à tous les coups (la politique de civilisation de l'impayable Edgar Morin).

Désormais, l'annonce politique n'a plus d'importance. C'est le bon mot ou la grimace qui comptent. L'actualité politique devient la trame de la performance du comique, un peu à la manière d'un Guy Bedos, en plus beauf et en plus réac'. Pour professionnaliser son show, le fantaisiste de l'Elysée utilise les ficelles habituelles du métier (des conseils de Bigard ?) : il pimente avec un peu de son carnet rose, prend à parti le public ou encore met en boîte un des spectateurs (la prochaine fois, il fera sans doute monter Joffrin sur scène). Pas la peine de chercher de message de fond dans le show d'hier, il n'y en a pas, à part peut-être l'annonce de la suppression de la pub sur le service public, seul moment que réussira à retenir le Financial Times de ces deux heures de performance le lendemain matin.

Dès lors, comment expliquer les réactions positives, voire enthousiastes de la plupart des six cents quarante journalistes présents (bonne audience pour un « stand-up ») ? Tout simplement parce que les médias, à quelques grincheux près, ont renoncé à analyser le fond. Il n'y en a pas. Il se sont adaptés au changement d'univers de Sarkozy qui, à la manière d'un sautillant Super Mario, est passé dans une nouvelle dimension : il était dans la politique, il est passé dans celui du show-biz. Les médias, lorsqu'ils parlent de Sarkozy, qu'ils l'encensent (qu'est ce qu'il est bon !) ou le critiquent (il en fait trop !), ne parlent plus de politique, mais de spectacle. Parce qu'ils savent désormais qu'il n'y avait pas grand chose à comprendre, ils se recentrent sur l'essentiel et saluent le show, rendent hommage à l'artiste, évoquent sa vie sentimentale et ses copains people, mais ne perdent plus de temps à chercher un sens derrière ses annonces fantaisistes sur le temps de travail, la laïcité, les OGM ou le pouvoir d'achat.

Reste qu'il faudrait que les journalistes politiques et économiques progressent dans leur nouveau métier et deviennent des critiques un peu plus exigeants sur la qualité du spectacle. Il n'y aura pas toujours une salle comble avec des fans au premier rang. Et les téléspectateurs avertis que nous sommes sauront reconnaître les rires le jour où ils seront enregistrés.

Si tu veux noyer ton chien...

' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'image jeudi 10 janvier 2008, 12:10

Si Nicolas Sarkozy cherchait à pousser vers la sortie le PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis, en l'incitant à démissionner,  il ne se serait pas pris autrement. En effet, en avançant l'idée d'une suppression de la publicité sur les chaînes publiques, le chef de l'Etat a certes fait un joli coup, dont on  verra ce qu'il advient, mais il a surtout placé Carolis dans une situation des plus intenable. Souvenons-nous que ce dernier s'est battu tout l'été afin d'obtenir de l'Elysée un surplus de recettes publicitaires pour France 2 et France 3, par le biais de l'introduction d'une coupure de pub dans les films et les téléfilms, coupure que Nicolas Sarkozy lui refusa tout net.

Annonçant, par ailleurs, une remise à plat du cahier des charges de ces chaînes, le professeur Sarkozy a sanctionné, en creux, le travail de l'élève Carolis : copie à revoir ! Renvoyé dans ses cordes, le PDG de France Télévision, qui déroule,  depuis des semaines, un discours rodé sur le nécessaire développement d'une télévision publique de qualité, se voit morigéner sur ce thème par le chef de l'Etat. Lequel a tout simplement estimé, lors de sa conférence de presse, qu'en matière de culture l'audiovisuel publique n'avait pas rempli ses missions et qu‘une vaste réforme était nécessaire pour remettre les chaînes publiques sur de bons rails. Zéro pointé, donc.

Il faudra ainsi beaucoup d'abnégation aux dirigeants de France Télévision pour continuer à tenir la barre d'un navire qui va tanguer et dans la coque duquel l'artificier Sarkozy perce, chaque jour, de nouvelles voies d'eau. Et ce n'est pas un hasard si au moment où le chef de l'Etat dégoupillait sa grenade, face à la presse, l'on apprenait que l'Elysée avait commandé à Bercy un rapport fouillé sur l'état du groupe France Télévisions, dont les premières conclusions, transmises à Matignon, ces jours-ci, sont (naturellement) accablantes. Et ce ne sont pas les bons scores d'audience enregistrés par le théâtre sur France 2 qui calmeront les ardeurs du Château, où l'on est décidé à tourner la page Carolis, en multipliant les crocs-en-jambe. Si tu veux noyer ton chien…     

Bref passage à l'hôpital pour Nicolas Sarkozy