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  <title>TsarKoLand </title>
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  <description>tsarkoland est le site volontairement anti sarkoziste&#38;#160; partial et polemiste&#60;br&#62;</description>
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  <pubDate>Sat, 22 Nov 2008 09:20:52 GMT</pubDate>
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  <title>Vous êtes le</title>
  <description>%COMPTEUR% Visiteur</description>
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  <category>Paris Debout ! Réveille toi !</category>
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  <title>la maison du cap Nègre </title>
  <description>&#60;i&#62; mardi 29 juillet 2008, 14:31 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;La résidence de la famille Bruni-Tedeschi au cap Nègre, où le président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni séjournent cet été, est une solide bâtisse érigée sur un promontoire rocheux et aux allures de forteresse, avec ses deux tours encadrant sa façade sud.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Située sur la commune du Lavandou (Var), ancrée aux falaises que les Commandos d&#39;Afrique escaladèrent le 15 août 1944 pour libérer la Provence, la demeure est à une vingtaine de minutes de bateau du Fort de Brégançon, la résidence officielle des chefs de l&#39;Etat, où M. Sarkozy va également séjourner.&#60;br&#62;&#60;br&#62;La maison aux tuiles rouge et en forme de U est noyée dans une pinède descendant jusqu&#39;à des criques aux eaux cristallines. Ses baies vitrées offrent une vue sans obstacle sur la Méditerranée. Elle est plus connue au Lavandou sous le nom de château Faraghi, du nom d&#39;un riche industriel italien qui commanda sa construction avant la seconde guerre mondiale.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Elle est la propriété de la famille Bruni-Tedeschi depuis les années 70.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ce serait par peur des Brigades rouges qu&#39;Alberto, le père, riche industriel turinois, l&#39;a acquise pour y installer sa pianiste d&#39;épouse Marysa et ses trois enfants, Virginio, Carla et Valeria.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Selon des Lavandourains qui ont pu la visiter, elle dispose d&#39;une dizaine de chambres. Elle est également équipée d&#39;une piscine aux formes arrondies qui a été aménagée à l&#39;écart, dans un souci évident de ne pas troubler la quiétude des hôtes.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un imposant portail en bois, à l&#39;ouverture électrique, interdit l&#39;accès au domaine.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un ponton flottant a été récemment installé. Il permettra des liaisons rapides avec Brégançon.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les proches du tsar</category>
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  <title>Six tours du monde en 80 jours!</title>
  <description>&#60;i&#62; lundi 27 octobre 2008, 18:00 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;A tout à l&#39;heure&#34;, a-t-il simplement dit à son interlocuteur avant de s&#39;élancer dans le parc, suivi de près par son coach. Ou plutôt sa coach. Une amie de Carla, spécialiste de la &#34;forme physique&#34;. Celle qui, depuis six mois, court avec lui au moins deux fois par semaine. Elle lui a établi un plan d&#39;entraînement sur mesure. Un terme fait maintenant fureur à l&#39;Elysée: il est de bon ton d&#39;évoquer, dans la conversation, la &#34;VO2max de Nicolas&#34;.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Franck Louvrier, le conseiller en communication de l&#39;Elysée, se fait un plaisir d&#39;expliquer l&#39;enchaînement savant des rythmes &#34;d&#39;accélération et de décélération&#34; auxquels se livre le chef de l&#39;Etat pendant ses 90 minutes de jogging. Nicolas Sarkozy a si bien intégré ce programme personnalisé qu&#39;il le fait seul lors de ses voyages à l&#39;étranger. Ainsi, il y a huit jours, alors qu&#39;il était au Québec et se préparait à rejoindre George W. Bush à Camp David, il est parti à 6 heures du matin le long des berges du Saint-Laurent, avec ses officiers de sécurité.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais courir n&#39;est pas le seul &#34;secret&#34; de la forme physique de Nicolas Sarkozy, qui multiplie les déplacements officiels: près de trente en France et à l&#39;étranger, depuis son voyage express aux Jeux olympiques de Pékin (à peine une journée sur place) au début du mois d&#39;août. Pour montrer une telle résistance, il se préserve, en dépit de son emploi du temps surchargé. Ainsi, depuis quelques semaines, il a demandé à son entourage de réduire le nombre de ses rendez-vous quotidiens. De vingt, ils sont passés à six. &#34;Sept au maximum&#34;: la consigne est claire.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Nicolas Sarkozy a besoin de plages de repos. D&#39;espaces d&#39;aération. Pendant lesquels il peut... passer des coups de fil, fumer un cigare, avaler quelques cuillères de fromage blanc, ou croquer une pomme. Jamais d&#39;alcool: le Président a été très &#34;agacé&#34; par les commentaires qui ont suivi sa conférence de presse d&#39;octobre 2007 avec Vladimir Poutine et qui laissaient entendre qu&#39;il aurait abusé de la vodka. &#34;D&#39;autant plus absurde que ni Poutine ni lui ne boivent une goutte&#34;, jure son entourage qui explique l&#39;essoufflement d&#39;alors par une &#34;montée d&#39;escalier quatre à quatre&#34;.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pas d&#39;alcool et 7 heures de sommeil par nuit&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Autre rumeur infondée, celle qui concerne la consommation immodérée qu&#39;il ferait du chocolat. Très soucieux de sa ligne, Sarkozy se nourrit essentiellement de viande blanche, de poisson et de légumes. S&#39;il ne s&#39;interdit pas les féculents (des sucres lents), il lui arrive fréquemment de sauter le fromage et le dessert. Y compris lors des dîners officiels où un fruit remplace subrepticement sur son assiette l&#39;entremet du menu. Le Président s&#39;efforce de ne pas céder à la tentation du chocolat plus d&#39;une ou deux fois par jour. &#34;Et encore&#34;, jure Claude Guéant, le secrétaire général de l&#39;Elysée, qui avoue faire lui aussi &#34;la chasse aux calories&#34;.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Question diététique, Nicolas Sarkozy peut également compter sur son épouse. Carla, ancien mannequin, veille de près aux repas du soir qu&#39;ils prennent généralement tous les deux. Car si les journées du président démarrent tôt (&#34;le premier coup de téléphone survient vers 7 heures&#34;, confirme Guéant), elles se terminent rarement après 20 heures. Selon un rituel bien établi, le chef de l&#39;Etat quitte alors l&#39;Elysée pour rejoindre le domicile de Carla Bruni, une maison située dans le 16e arrondissement de Paris. Les soirées du couple sont rythmées comme du papier à musique. Dîner léger en famille, le plus souvent dans la cuisine ouverte sur le jardin. Vers 22 heures, Nicolas Sarkozy regagne le bureau qu&#39;il s&#39;est aménagé là-bas pour étudier ce que son cabinet appelle les &#34;dossiers du lendemain&#34;. Il se couche aux alentours de minuit.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le Président, qui a besoin de dormir &#34;environ 7 heures&#34;, n&#39;a &#34;aucun problème de sommeil&#34;, assurent ses proches qui poussent des hauts cris dès que l&#39;on parle de somnifères ou de tout adjuvant artificiel. &#34;Nicolas déteste l&#39;idée de perdre le contrôle. Il évite comme la peste tout produit médicamenteux. Y compris la vitamine C à laquelle il préfère le jus d&#39;oranges.&#34; Seule exception, l&#39;Imigran, le remède qu&#39;il utilise pour combattre ses migraines et dont &#34;il ne se sépare jamais&#34;. La dernière migraine &#34;officielle&#34; remonterait... à plusieurs mois. Le &#34;bon stress&#34; de la crise, sans doute. Quant au décalage horaire, que Nicolas Sarkozy redoute, la brièveté des voyages présidentiels permet finalement de les éviter. Ainsi en Chine, ces deux derniers jours: départ jeudi soir, retour dimanche matin. 25 heures d&#39;avion au total pendant lesquelles, le Président peut faire ses nuits. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Sarkozy, président procédurier</title>
  <description>&#60;i&#62; vendredi 24 octobre 2008, 15:59 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Nicolas Sarkozy est sur tous les fronts. Soutien aux PME, crise bancaire, sommet Asie-Europe, etc. Il a aussi occupé cette semaine le terrain judiciaire, mais à des fins personnelles. En dix jours, le chef de l&#39;Etat a porté plainte deux fois et plusieurs affaires le concernant sont en cours. Depuis Valéry Giscard d&#39;Estaing, les présidents se sont interdits d&#39;aller devant les tribunaux et la cinquième République a rarement vu un chef de l&#39;Etat multiplier autant les procédures devant la justice. Ce qui doit rendre heureux son avocat, maitre Herzog.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Dernière action en date, un référé contre les éditions K&#38;B pour leur faire retirer du marché une poupée vaudou à son effigie. Le coffret vendu par l&#39;entreprise contient une poupée Sarkozy, un manuel de sorcellerie, une biographie humoristique du président et un lot de douze aiguilles pour s&#39;initier à l&#39;art de la magie noire et de l&#39;envoûtement au dépens du chef de l&#39;Etat. Pour Nicolas Sarkozy et son conseil, point d&#39;humour là-dedans, mais une &#34;violation du droit à l&#39;image&#34; manifeste. De quoi réclamer le retrait de la vente de l&#39;objet du délit et un euro symbolique. Dommage, le manuel est déjà numéro un des ventes sur les sites d&#39;achat en ligne. L&#39;affaire est plaidée ce vendredi à 15h00 devant le tribunal de grande instance de Paris.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un militant accusé d&#39;&#34;offense&#34;&#60;br&#62;&#60;br&#62;La communication de cette information est intervenue jeudi, alors que comparaissait le même jour un Mayennais devant le tribunal correctionnel de Laval pour &#34;offense au chef de l&#39;Etat&#34;. Cet homme, un ancien travailleur social toujours très engagé dans le combat anti-OGM, antinucléaire et pro sans-papiers, avait brandi une affichette avec le célèbre &#34;casse-toi pauv&#39; con&#34; au passage du président en août dernier. Il risque mille euros d&#39;amende pour &#34;injure&#34;, selon la loi sur la presse et sur la communication. Mais, si le tribunal retient l&#39;&#34;offense&#34;, on peut aller jusqu&#39;à 45 000 euros. Pour rappel, la Cour européenne des droits de l&#39;Homme a condamné la France le 25 juin 2002 pour un délit d&#39;offense à chef d&#39;Etat étranger (suite à la condmnation par la justice française d&#39;un article du Monde évoquant en 1995 l&#39;entourage du roi du Maroc). De manière générale, pour la justice européenne, la France applique trop mal le principe de liberté d&#39;expression et de trop nombreuses condamnations pour diffamation, insulte ou offense sont prononcées dans notre pays.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Toujours jeudi, un couple de Sénégalais de 30 ans a été écroué par le parquet de Nanterre. La justice leur reproche d&#39;avoir piraté le compte bancaire présidentiel. Une jeune femme travaillant dans une boutique de téléphonie a été déférée devant le parquet et devait encore passer devant le juge pour connaître son sort. Le couple aurait souscrit des abonnements à des réseaux de mobile en utilisant les coordonnées bancaires du président.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais la liste des actions en justice de Nicolas Sarkozy est bien plus longue. Premier procès en date, un succès dans un délit d&#39;atteinte au droit à l&#39;image contre la compagnie aérienne Ryanair en février dernier. L&#39;entreprise irlandaise avait publié, dans une publicité, une photographie du couple présidentiel. Le même mois, Nicolas Sarkozy dépose plainte contre le Nouvel Observateur dans l&#39;&#34;affaire du SMS&#34;, prétendument adressé à son ancienne épouse Cécilia. Le journaliste s&#39;est depuis excusé et l&#39;action n&#39;est pas allée jusqu&#39;à son terme.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un statut pénal exceptionnel&#60;br&#62;&#60;br&#62;Plus récemment, il y a eu la plainte contre l&#39;ex directeur des Renseignements généraux, Yves Bertrand, pour &#34;dénonciation calomnieuse, atteinte à la vie privée, faux, usage de faux et recel&#34;. Enfin, pour compléter la liste, il ne faut pas oublier le procès Clearstream, dans lequel le chef de l&#39;Etat s&#39;est constitué partie civile. Nicolas Sarkozy est un ancien avocat et le nombre d&#39;affaires dans lequel il est engagé montre bien sa connaissance des lois. Surtout, il souhaite affirmer ainsi qu&#39;il se considère comme un citoyen lambda. &#34;Ni au-dessus des lois, ni en-dessous&#34;, aime-t-il à répéter&#60;br&#62;&#60;br&#62;Problème, les différents recours à la justice du président en inquiètent beaucoup. Le chef de l&#39;Etat bénéficie d&#39;un statut juridique particulier, puisqu&#39;il ne peut être poursuivi (grâce à l&#39;immunité présidentielle), mais peut poursuivre comme bon lui semble. Le déséquilibre pose problème. En outre, le président, lorsqu&#39;il porte plainte, ne peut être considéré comme n&#39;importe quel citoyen. Président de la République, il est le supérieur des magistrats. En effet, il est notamment, de par sa fonction, président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l&#39;organe qui décide de la carrière des juges et des procureurs français. Bref, Nicolas Sarkozy n&#39;est pas tout à fait un justiciable comme les autres. &#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.tsarkoland.hbg.fr/articles/index.html#bv000247</link>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Elysée: Encore un budget polémique</title>
  <description>&#60;i&#62; mercredi 15 octobre 2008, 08:54 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le timing est pour le moins mauvais sur un sujet aussi sensible. Alors que la crise financière secoue les économies mondiales et que les plans de sauvetage des banques va coûter quelque 360 milliards d&#39;euros à la France, l&#39;annonce de la hausse du budget de l&#39;Elysée pour 2009 devrait provoquer un tollé. Encore que tout le monde ne soit pas d&#39;accord sur l&#39;ampleur de cette augmentation. Selon le projet de budget 2009 - examiné en novembre prochain par le Parlement - les crédits alloués à l&#39;Elysée devraient s&#39;élever à 112,3 millions d&#39;euros contre 100,8 millions d&#39;euros pour le budget initial de 2008. Soit une hausse de 11,45%. Ce sont notamment les frais de déplacements de Nicolas Sarkozy, + 32% par rapport à 2008, qui provoquent cette hausse des crédits. En cause également, les charges de fonctionnements (fournitures, télécommunications, frais de réception, etc.), qui vont croître de 25,2%. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Déchiffreur reconnu des budgets élyséens depuis des années, René Dosière, le député apparenté PS crie à &#34;l&#39;opacité&#34; et déplore cette &#34;augmentation très forte&#34; du budget de la présidence. &#34;C&#39;est la hausse la plus importante depuis au moins cinq ans du budget de la présidence: Nicolas Sarkozy bat largement Jacques Chirac&#34;, dit le député de l&#39;Aisne au Parisien à paraître mercredi. &#34;Alors qu&#39;il met toutes les administrations de l&#39;Etat à la diète, Nicolas Sarkozy fait plus avec plus. A l&#39;évidence, le président de la République est plus cigale que fourmi&#34;. Le député socialiste s&#39;étonne aussi de la présence de &#34;clandestins&#34; dans les effectifs de l&#39;Elysée. &#34;Entre le nombre de fonctionnaires mis à disposition par les ministères et le chiffre officiel déclaré par l&#39;Elysée, il y a un écart d&#39;environ 150 personnes&#34;. Par ailleurs, &#34;la rémunération de 98 collaborateurs va augmenter de 20% après une hausse de 26,8% l&#39;an dernier. Qui a vu son salaire augmenter de 50% en deux ans?&#34;, s&#39;interroge-t-il. Le député de l&#39;Aine présentera mercredi son rapport annuel, opportunément intitulé &#34;Le président qui ne connaît pas la crise&#34;.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;La Présidence est donc exemplaire en matière budgétaire&#34;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Du côté de l&#39;Elysée, il s&#39;agit donc de déminer le sujet rapidement, surtout après la longue polémique qui avait émaillé le premier budget de l&#39;Elysée de l&#39;ère Sarkozy, lorsqu&#39;il était passé de 33 à 100,8 millions d&#39;euros. Ou encore celle sur l&#39;augmentation de 170% du salaire de Nicolas Sarkozy. Dans un communiqué intitulé Budget de l&#39;Elysée: exemplaire de transparence et de bonne gestion&#34; envoyé mardi soir, on note que les services du chef de l&#39;Etat n&#39;ont pas tout à fait la même lecture des chiffres. Au final, explique ce long texte, &#34;la dotation budgétaire de la Présidence s&#39;élève pour 2009 à 112,3 millions d&#39;euros, soit une progression de 2%&#34;. Grâce à quel tour de passe-passe l&#39;augmentation du budget passe-t-elle d&#39;un gros 11,45% à un plus acceptable 2%? Tout simplement parce que le budget 2008 a été revu à la hausse entre temps et qu&#39;il ne s&#39;élève plus à 100,8 millions comme annoncé mais à 110 millions d&#39;euros...&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour justifier cette hausse de dernière minute, l&#39;Elysée parle &#34;de quelques derniers ajustements&#34; destinés à prendre en charge des postes de dépenses sous-estimés, dont &#34;les cotisations retraite des personnels des ministère de la Défense&#34;, à hauteur de 4,2 millions d&#39;euros. L&#39;autre &#34;ajustement&#34; concerne les frais de transport du président. Ils ont été calculé sur la base de ceux de Jacques Chirac, or, Nicolas Sarkozy voyage trois fois plus que son prédécesseur. Il faut donc une enveloppe supplémentaire de 5 millions d&#39;euros. Toutefois, ajoute l&#39;Elysée, &#34;le coût pour l&#39;Etat est nul&#34; puisque cette hausse est couverte par un &#34;transfert des crédits correspondants du budget du ministère de la Défense&#34;. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;La Présidence est donc exemplaire en matière budgétaire, en se soumettant aux règles qu&#39;elle édicte pour les budgets ministériels (pas plus vite que l&#39;inflation)&#34;, se félicite le communiqué. Et de continuer dans l&#39;autosatisfaction en soulignant que, par rapport à 2006, &#34;les déplacements ont été multipliés par trois; les réceptions ont été multipliées par deux&#34; et &#34;le volume de courrier reçu (et auquel il faut répondre) a doublé. Pour autant, le budget de la Présidence ne progresse pas&#34;, grâce à un &#34;vaste plan d&#39;économie&#34;. Le porte-flingue de l&#39;UMP, Frédéric Lefebvre a immédiatement réagi aux attaques de René Dosières &#34;tout simplement ridicules car il feint de penser que l&#39;activité du Président n&#39;a pas augmenté depuis quinze mois alors &#34;. &#34;L&#39;augmentation de 2% du budget (...) c&#39;est une évolution plus que raisonnable.&#34; Un peu plus, et on parlerait presque de rigueur à l&#39;Elysée. &#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Le gouvernement siphonne 600 millions d&#39;euros des caisses des chômeurs et des handicapés</title>
  <description>&#60;i&#62; jeudi 9 octobre 2008, 22:41 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;En pleine crise financière, le gouvernement s&#39;inquiète de plus en plus de voir tous les compteurs virer au rouge vif : forte hausse du chômage au mois d&#39;août, augmentation des déficits pour financer les plans d&#39;aide aux banques, baisse des entrées fiscales en raison du ralentissement de la consommation. Pour sortir de cette impasse, les Européens ont prévu d&#39;assouplir les critères de Maastricht pour permettre aux Etats de s&#39;endetter davantage. Mais cela ne suffira pas. Le gouvernement tente donc de récupérer discrètement des enveloppes budgétaires essentiellement consacrées aux chômeurs et aux handicapés. Avec un système un peu complexe composé d&#39;organismes largement ignorés par le grand public, le gouvernement espère récupérer ses fonds en toute discrétion. C&#39;est ce que révèle le Canard Enchaîné dans son édition du 8 octobre.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;Etat va récupérer discrètement 400 millions d&#39;euros à l&#39;UNEDIC&#60;br&#62;En janvier, l&#39;UNEDIC et l&#39;ANPE vont fusionner pour donner naissance à &#34;France-Emploi&#34;. Ce service public, nouvelle génération, doit permettre d&#39;améliorer le traitement du chômage et le retour à l&#39;emploi. L&#39;UNEDIC est une structure partiaire (gérée par les partenaires sociaux) financée par les cotisations chômage payées par les salariés. L&#39;ANPE est une administration d&#39;Etat. Ces deux structures de natures différentes vont fusionner au sein d&#39;un organisme entièrement contrôlé par l&#39;Etat.&#60;br&#62;A l&#39;origine, l&#39;UNEDIC devait débourser 8% de son budget pour financer la création de France-Emploi, structure d&#39;Etat. Or, selon le Canard Enchaîné, le ministère a décidé arbitrairement d&#39;augmenter la part de co-financement à 10%. L&#39;UNEDIC doit donc faire une rallonge de 400 millions d&#39;euros pour financer &#34;France-Emploi&#34;, structure d&#39;Etat. Autrement dit, l&#39;Etat récupère 400 millions d&#39;euros des caisses de l&#39;assurance-chômage.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;Etat avait déjà pris 50 millions d&#39;euros destinés à l&#39;insertion des handicapés&#60;br&#62;Ce n&#39;est pas la première fois que l&#39;Etat récupère discrètement des fonds dans des caisses destinées normalement aux chômeurs et à ceux qui connaissent des problèmes d&#39;insertion. L&#39;Etat a déjà repris, sans concertation, 50 millions d&#39;euros à l&#39;Agefiph, fonds d&#39;aide pour l&#39;insertion professionnelle des handicapés pour équilibrer les recettes du projet de loi de finances 2009. A l&#39;époque, la CGT avait qualifié ce tour de passe-passe comptable de véritable &#34;hold up&#34; car cela revient à retirer à la structure 10% de son budget prévisionnel 2008-2010. Selon le président de l&#39;Association, cette ponction de l&#39;Etat pourrait priver 28 000 personnes à mobilité réduite d&#39;une formation qualifiante. Cette ponction est la deuxième qui touche les handicapés. Au mois d&#39;avril, le gouvernement avait déjà annulé 17 millions d&#39;euros de crédits du Fonds d&#39;insertion des personnes handicapées de la fonction publique.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le ministère de l&#39;Economie va reprendre 118 millions d&#39;euros consacrés à la formation professionnelle&#60;br&#62;Le gouvernement va s&#39;attaquer à une troisième caisse d&#39;aide aux chômeurs. Peu connu du grand public, il s&#39;agit du Fonds unique de Péréquation, créé il y a plus de 30 ans par Jacques Chaban Delmas, sous la présidence de Georges Pompidou. Il s&#39;agit d&#39;un fonds qui récupère l&#39;argent non utilisé par les organismes de formation professionnelle afin de le reverser aux demandeurs de congé individuel de formation. L&#39;Etat a décidé arbitrairement de récupérer 118 millions d&#39;euros de ce fonds pour ses propres caisses.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Au final, entre la rallonge de l&#39;UNEDIC (400 millions d&#39;euros), la confiscation par l&#39;Etat d&#39;une partie du fonds d&#39;aide aux handicapés (50 millions d&#39;euros) et la récupération de 118 millions d&#39;euros du fonds d&#39;aide à la formation professionnelle, c&#39;est près de 600 millions d&#39;euros que Bercy s&#39;apprête à récupérer aux chômeurs&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Pourquoi ça krache toujours</title>
  <description>&#60;i&#62; jeudi 9 octobre 2008, 08:43 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pourquoi ça va plus mal ? Pourquoi passe-t-on d&#39;une crise de confiance à une sorte de crise de défiance ? Pourquoi les Bourses regardent, pétrifiées d&#39;angoisse, la baisse des taux coordonnée des banques centrales comme un effet placebo ? André Orléan, professeur à l&#39;école d&#39;économie de Paris et directeur de recherche au CNRS résume la situation : «On vit une période inversement proportionnelle à la confiance exubérante» qui a poussé les bulles à gonfler et le marché à enfler démesurément. «Là, on assiste à un mimétisme de psychologie baissière que rien ne semble enrayer. C&#39;est une crise systémique d&#39;une gravité extrême, où il est difficile de localiser où et comment intervenir.» Car l&#39;économie a deux ennemis, dit l&#39;économiste Alexandre Delaigue (1) : l&#39;avidité et la peur. Après avoir fricoté avec le premier, la voilà qui plonge dans les bras de la seconde. Et les politiques nagent en plein brouillard. «On a une visibilité de cinq à six heures», confiait-on hier à l&#39;Elysée. Rassurant…&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Des gardiens impuissants&#60;br&#62;&#60;br&#62;La peur s&#39;est infiltrée jusque dans les gardiens du temple de la confiance à tout prix, les banques centrales. Mardi, Ben Bernanke, le patron de la Réserve fédérale américaine a alimenté le pessimisme, en évoquant la nécessité «de réexaminer sa politique monétaire». Son homologue européen, Jean-Claude Trichet, avouait, hier lors d&#39;un forum à Evian, son impuissance : «Nous sommes arrivés à un point […] où nous allons tous faire ce qui est en notre pouvoir.» Rassurant ? Hier, pour tenter de soigner un patient totalement paralysé, six banques centrales (Etats-Unis, Union européenne, Royaume-Uni, Canada, Suède et Suisse) ont tenté une thérapie de choc : une baisse de leur taux d&#39;intérêts d&#39;un demi point. Un mouvement coordonné aussi inattendu qu&#39;exceptionnel. La dernière opération d&#39;urgence, mais de moindre ampleur, remonte à septembre 2001… Objectif : soigner une croissance décroissante en diminuant le coût du crédit. Et, indirectement, répondre à la crise qui paralyse les banques entre elles (lire ci-contre).&#60;br&#62;&#60;br&#62;«Excellente décision», s&#39;est illico félicité Nicolas Sarkozy. Voilà qui répondrait «parfaitement à la situation, au besoin de liquidités des établissements bancaires», a ajouté le chef de l&#39;Etat. Et au besoin des entreprises comme des collectivités, asphyxiées (lire pages 8 et 9). «Malheureusement, ces baisses de taux sont bien peu de chose dans l&#39;environnement actuel», dit James Knightley, analyste à ING. Et les Bourses ont plongé à l&#39;unisson dans la foulée… «Les banques centrales sont impuissantes car le problème, c&#39;est la peur, note Alexandre Delaigue. Et on n&#39;arrête pas la peur avec des baisses de taux d&#39;intérêt surprise. Cela revient à dire : &#34;Vous avez raison d&#39;avoir peur contrairement à ce que l&#39;on disait…&#34;»&#60;br&#62;&#60;br&#62;des plans d&#39;urgence en plan ou trop plan-plan&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le plan B des banques centrales, à défaut de rassurer les marchés, montrerait une chose, assure Jean Pisani-Ferry, directeur de Bruegel, un centre de recherche et de débat sur les politiques économiques en Europe. Que «face à la globalisation de la crise, on a un début de globalisation des réponses, dit-il à Libération. Et qu&#39;émerge un début de coordination global plutôt qu&#39;une politique de coup par coup».&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour l&#39;instant, c&#39;est pourtant ce qui prévaut en Europe. «Nous sommes une union d&#39;Etats et non un Etat unitaire», reconnaît José Manuel Barroso, le président de la Commission (lire page 4). Il y a vacance dans la gouvernance économique. Face à la panique d&#39;un Titanic bancaire, Londres s&#39;est lancé dans une nationalisation partielle - de facto - des premières banques du pays (lire page 6). Et a appelé à un «fonds de secours» européen, torpillé mercredi dernier par l&#39;Allemagne, qui la joue cavalier seul, et flingue les dérives du système capitaliste à l&#39;anglo-saxonne.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un plan qui pourrait être ranimé dès aujourd&#39;hui face à l&#39;ampleur du désastre… «Le problème, c&#39;est que les banques n&#39;ont plus seulement des problèmes de liquidités, mais aussi de solvabilité», note Alexandre Delaigue. Qu&#39;il faut donc recapitaliser, via l&#39;Etat… A coups de centaines de milliards. Et non pas se contenter de recycler les avoirs pourris des banques. Le FMI l&#39;avoue en partie, qui épingle le plan de sauvetage américain de 700 milliards de dollars. Il faudra un «temps considérable» avant que «les banques soient renflouées et que le marché reprenne confiance», ose-t-il. De la part du Fonds monétaire international, qui, jusqu&#39;au vote du plan par le Congrès, s&#39;était gardé de tout avis, cela a valeur de désaveu. De quoi alimenter, un peu plus, les craintes…&#60;br&#62;&#60;br&#62;Des prévisions apocalyptiques &#60;br&#62;&#60;br&#62;Chaque jour, des mots, tabous la veille, sont prononcés à voix haute. Récession. Ou la comparaison avec l&#39;ampleur de la crise de 1929. Hier, le FMI y est allé de son avis, à l&#39;occasion de la publication de ses perspectives. «L&#39;économie mondiale entre dans un tournant majeur, faisant face au choc financier le plus dangereux sur les marchés financiers développés depuis les années 30.» La croissance mondiale, version 2009, a les pieds sur les freins. «Oui, 3 % c&#39;est un chiffre très faible pour la croissance mondiale, et par le passé, cela a été défini comme la limite à une récession mondiale», estime Olivier Blanchard, chef économiste du Fonds monétaire international. Les marchés sont rincés par les sales nouvelles conjoncturelles. Les Etats-Unis ? Ils croyaient avoir la tête hors du sac… Raté. «Le pays est entré en récession et sa croissance économique devrait être de 0,1 % en 2009.» Retour à la normale espéré pour 2010. «D&#39;autres faillites d&#39;institutions financières sont à prévoir», reconnaît hier soir Henry Paulson, le secrétaire au Trésor. Si l&#39;avion-crise mondiale trouve entre-temps des pilotes pour éviter le crash. Car, s&#39;interroge le FMI, «quelle sera l&#39;ampleur de cette baisse ? Quand la reprise aura-t-elle lieu ? Et quelle sera sa force ?» La zone euro, frappée par «des chocs majeurs», fera au mieux un 0,2 % l&#39;an prochain. Comme la France qui a découvert ces prévisions au moment où François Fillon prenait la parole à l&#39;Assemblée (lire page 6) pour tenter de rassurer. Qu&#39;il essaie, ça a plutôt tendance à inquiéter : le gouvernement a bâti son budget 2009 sur un PIB de 1 %….&#60;br&#62;&#60;br&#62;Des effets d&#39;entraînement&#60;br&#62;&#60;br&#62;Partout, dans le monde, de l&#39;Asie à l&#39;Amérique latine, en passant par les pétromonarchies du Golfe, ça plonge. Les Bourses, le moral, l&#39;économie. Illustration supplémentaire que la théorie sur le «découplage» des économies a pris l&#39;eau. L&#39;Asie se croyait à l&#39;abri. Voilà le Japon frappé par la crise. Bref, les effets d&#39;entraînement virent à la réaction en chaîne. Un cocktail détonnant, long et difficile à désamorcer. «D&#39;autant que tout le monde, partout sur la planète, cherche à se débarrasser des CDS», rappelle Delaigue. Ces contrats d&#39;assurance contre un risque de faillite, au montant faramineux : 60 000 milliards de dollars… L&#39;aversion au risque provoque la paralysie. Et face au grand brouillard actuel, Etats comme banques centrales avancent avec des veilleuses…&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Un égout blindé pour Carla</title>
  <description>&#60;i&#62; dimanche 5 octobre 2008, 16:32 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;affaire des égouts rebondit. Il s&#39;agit bien des buses salvatrices qu&#39;il va falloir installer au Cap Nègre, sur la commune du Lavandou, pour évacuer les eaux usées de la très chic villa de Carla. On sait déjà que le 16 août, alors qu&#39;il avait sur le feu un certain nombre d&#39;autres sujets brûlants comme la crise en Géorgie, l&#39;embuscade d&#39;Afghanistan et le barnum des JO de Pékin, Nicolas Sarkozy a trouvé le temps d&#39;assister en personne à la réunion des copropriétaires du Cap Nègre.&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;est-à-dire les représentants de familles pour lesquelles « travailler plus pour gagner plus n&#39;est pas vraiment le problème ». Le projet de « zonage d&#39;assainissement » qui frappe ce secteur huppée traîne depuis cinq ans, mais la commune, face à l&#39;opposition de ces 50 familles qui en valent bien 200, n&#39;arrive pas à relier ces maisons de rêve au tout à l&#39;égout. Le 16 août donc, après avoir fait plier Poutine et foudroyé les Talibans, Nicolas Sarkozy, septique sur la fosse, a emporté un autre succès : obtenir des copropriétaires qu&#39;ils disent « oui » au système d&#39;assainissement moderne. Sur place, le quotidien Var Matin suit cette guerre des eaux usées comme si c&#39;était son Ossétie. Le 19 août, cette fois à la villa des Bruni-Tedeschi, les intéressés se réunissaient autour du préfet, du maire du Lavandou et du directeur départemental de l&#39;Equipement.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le président de la République ayant laissé entendre qu&#39;une grande partie de cet investissement serait prise en charge par des fonds publics, l&#39;ambiance était meilleure. Puisqu&#39;on ne change pas une équipe qui gagne, le 25 août une nouvelle assemblée réunissait à nouveau les administrés du Cap Nègre, cette fois à l&#39;hôtel de ville où le maire, Gil Bernardini, a présenté un montage financier destiné à pomper d&#39;une seule traite et les eaux usées et l&#39;argent des contribuables.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais, et c&#39;est donc que le dossier rebondit, les égouts de Carla devront bénéficier d&#39;un traitement ultra spécial, semblable à ceux de l&#39;Elysée qui sont « hautement sécurisés ». Des fonctionnaires du service sécurité de la DGSE se tiennent prêts à intervenir pour donner la norme et inspecter le chantier. Problème dans le problème, quelques propriétaires, sécuritaires et jaloux, commencent à lever le doigt et à exiger, eux aussi, des égouts inviolables… Décidément, le malheur frappe trop souvent chez les riches.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Sarkozy n&#39;est pas Roosevelt </title>
  <description>&#60;i&#62; dimanche 5 octobre 2008, 13:43 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le président français a mis 10 jours à réagir. Il s&#39;est d&#39;abord contenté d&#39;appels à la concertation internationale, lors de son voyage &#34;bling bling&#34; à New York. Dans ces premiers jours, on aurait dit Herbert Hoover, le président américain de 1929, face à un séisme qui le dépassait. Puis il choisit des accents gauchistes (&#34;les spéculateurs sont méchants.&#34;). Ses premières décisions concrètes sont intervenues ensuite cette semaine: le gouvernement français a sauvé Dexia, en injectant 3 milliards d&#39;euros dans la banque aux côtés des Belges. Puis, sans prévenir personne au sein du gouvernement, il a autoritairement décidé de &#34;nationaliser&#34; la construction de 30 000 logements qui peine à démarrer faute d&#39;acquéreurs. Et jeudi, il a fait savoir que 22 milliards d&#39;euros collectés par les livrets A seraient dédiés au soutien des PME. &#60;br&#62;&#60;br&#62;La France a ainsi choisi une voie différente de ces voisins occidentaux. Plutôt que de sauver son secteur bancaire, le gouvernement a préféré soutenir les industries et les services. Cet interventionnisme étatique fait sourire : les libéraux se cachent, ou découvrent les vertus de la régulation autoritaire. Lionel Jospin a raison d&#39;ironiser: &#34;pourquoi, face à une telle crise, le président Sarkozy n&#39;essaie-t-il pas de convaincre avec un discours « de droite » ? C&#39;est peut-être que les idées « de gauche » ne sont pas si anachroniques !&#34;. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Ce brusque revirement de la politique sarkozyste n&#39;est qu&#39;un trompe-l&#39;œil. Sarkozy n&#39;est pas Roosevelt. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Sarkozy n&#39;est pas Roosevelt &#60;br&#62;Herbert Hoover était président des États-Unis quand la crise de 1929 se déclencha. Républicain et humaniste, il est associé, dans les livres d&#39;histoire, à cette phrase malheureuse : « la prospérité est au bout de chemin », prononcée alors que la Bourse puis l&#39;économie de son pays s&#39;effondraient. Il tenta de réagir, en augmentant l&#39;intervention de l&#39;État, comme par exemple avec la loi de secours d&#39;urgence et de reconstruction, l&#39;accroissement des subventions aux fermiers ou une loi d&#39;aide aux prêts d&#39;acquisition immobilière permettant à tous les citoyens de financer l&#39;achat d&#39;une maison. Aux élections suivantes, Hoover se représenta, mais fut balayé par son adversaire démocrate, Franklin Delanoe Roosevelt, largement élu. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Comme Hoover en son temps, Sarkozy s&#39;est empressé, après une hésitation malheureuse, d&#39;annoncer un plan de soutien à la construction de logements. Comme Hoover en son temps, Sarkozy a aussi ajouté un plan d&#39;urgence en faveur des entreprises, avec ses 22 milliards d&#39;euros pour les PME. Comme Hoover en son temps, Sarkozy a laissé de côté, pour le moment, toute mesure sociale d&#39;envergure, à deux exceptions près : Fillon a promis une revalorisation de la prime de Noël. Et, avant la crise boursière, le gouvernement a lancé la généralisation du Revenu de Solidarité Active. Mais la polémique sur le financement du RSA illustre une tendance de fonds de la politique sarkozyste : les classes moyennes sont délaissées. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Et la crise actuelle ne semble rien changer à la politique gouvernementale.Le pouvoir d&#39;achat a bel et bien disparu du vocable sarkozyste. Le projet de budget 2009 adopté par le Conseil des Ministres il y a 8 jours prouve qu&#39;aucun &#34;New Deal à la Française&#34; n&#39;est en préparation: aucune mesure sociale, des déficits qui se creusent sans que les cadeaux aux plus riches ne soient remis en cause. Lundi, la sanction est tombée : + 41 300 chômeurs en août. Merci qui ? Les porte-flingues du Président ont tenté de faire croire que c&#39;était à cause de la crise boursière de septembre. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Bien tenté. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les Français entrent donc en récession sans filet : les chômeurs verront leurs indemnités réduites voire supprimées passées deux offres « raisonnables » d&#39;emploi refusées ; l&#39;assurance maladie rembourse moins bien. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Sarkozy a été débordé &#60;br&#62;Pire, on pourrait juger que Nicolas Sarkozy est partiellement responsable de la débandade européenne: Jeudi 2 octobre, le premier ministre irlandais Brian Cowen a fait adopter un plan de sauvetage bancaire totalement grotesque : l&#39;État irlandais va désormais garantir les dépôts dans ses 6 banques nationales à hauteur de 400 milliards d&#39;euros, soit deux fois le PIB du pays. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Depuis des décennies, un &#34;machin&#34;, comme dirait le Général de Gaulle, nous gouverne. Mais ce &#34;machin&#34; n&#39;existe pas encore suffisamment politiquement pour nous sauver. Ce &#34;machin&#34; s&#39;appelle l&#39;Europe. Il peut se montrer en Géorgie ou au Liban. Mais il est incapable de faire face à un séisme mondial. Ce sont encore et toujours les Etats qui sauvent leurs banques (FORTIS, DEXIA, les banques irlandaises). Ils sont même capables de se concerter rapidement pour cela (pour preuve, le sauvetage de FORTIS en un week-end, puis de DEXIA en 48 heures). Mais l&#39;Europe politique a implosé... sous la présidence française de Nicolas Sarkozy. Cette semaine, le monarque français a été débordé, et il en est partiellement responsable: il a en effet tiré le premier. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Tous les experts vous le diront. En France, comme chez nos voisins italiens ou allemands, nos banques de dépôts sont encadrées. Leurs difficultés commencent si les petits épargnants que nous sommes cèdent à la panique et se précipitent pour retirer leurs économies. Les faillites américaines ou les inquiétudes irlandaises proviennent d&#39;un manque de régulation: investissements hasardeux en Bourse, fonds propres insuffisants, transparence inexistante. Il y a 10 jours à Toulon, Nicolas Sarkozy a été le premier chef d&#39;État européen à déclarer qu&#39;il garantirait tous les dépôts des particuliers. En Italie, Silvio Berlusconi a suivi : &#34; je n&#39;accepterai pas que les Italiens perdent ne serait-ce qu&#39;un euro sur leur compte.&#34; Comment reprocher à l&#39;Irlande de suivre la même voie ? Henri Guaino a achevé la crédibilité française: il a déclaré jeudi que les critères de Maastricht ne sont plus valables dans une telle période de crise. Sarkozy peut jouer au Monopoly avec notre argent, ... sans plafond. La banque a sauté ! &#60;br&#62;&#60;br&#62;Sarkozy a été humilié &#60;br&#62;Le président français avait pourtant reçu mercredi le premier ministre irlandais Brian Cowen. Le lendemain, ce dernier provoquait donc la stupéfaction générale des marchés et des gouvernements voisins avec son plan de sauvetage bancaire. Sarkozy et Cowen s&#39;en sont-ils parlés la veille ? Au mieux, Sarkozy s&#39;est tu, et passe pour un trouillard. Au pire, Cowen ne lui a rien dit, et Sarkozy passe pour un Guignol. A vous de choisir. Le même mercredi fatidique, la chancellière allemande a mouché son homologue français en lui refusant son plan de sauvetage bancaire européen de 300 milliards d&#39;euros. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Vendredi, à Bercy, le nom du Président a été copieusement hué par l&#39;assistance. 12 000 apprentis européens étaient présents. On ne sait pas si les cris et sifflements venaient des apprentis français ou de leurs camarades italiens, allemands ou anglais. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Quoiqu&#39;il en soit, apprenant la nouvelle, le président ne s&#39;est pas montré. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Une preuve de courage. </description>
  <link>http://www.tsarkoland.hbg.fr/articles/index.html#bv000242</link>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>La crise bancaire va-t-elle avoir des conséquences pour les petits épargnants ?</title>
  <description>&#60;i&#62; mardi 30 septembre 2008, 21:16 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;actualité économique est en train de tout balayer sur son passage. La crise financière mondiale est partout à la Une de la presse. L&#39;Elysée a fait savoir que le président de la République a tenu une première réunion... à 5h du matin ! Et à 10h30, il a reçu les directeurs des principaux établissements bancaires. Face à la crise, l&#39;hyper activisme de l&#39;hyper-président atteint son paroxysme. D&#39;ici la fin de la semaine, le gouvernement annoncera des mesures pour consolider le système bancaire français. La panique des marchés financiers peut-elle entraîner la faillite de banques françaises ? Quelles peuvent être les conséquences pour les particuliers ?&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les banques françaises sont aussi touchées par la crise financière...&#60;br&#62;Dans un monde globalisé, toutes les économies sont liées. Quand une banque américaine fait faillite, les banques françaises, qui ont des contrats avec elle, sont forcément touchées. Quand la bourse de Wall Street chute, elle entraîne avec elle les bourses européennes. Les banques françaises ont donc été touchées, elles ont perdu plusieurs milliards d&#39;euros avec la crise des subprimes en 2007. Aujourd&#39;hui, deux banques sont particulièrement exposées : la banque d&#39;affaires franco-belge Dexia (spécialisée dans le financement des équipements collectifs) et la banque d&#39;investissement Natixis (dont les principaux actionnaires sont les Banques populaires et les Caisses d&#39;épargne).&#60;br&#62;Ces deux banques sont plus exposées que les autres car elles ont davantage acheté de titres toxiques, type subprime. Les marchés financiers se méfient donc de ces banques. Aujourd&#39;hui, à l&#39;ouverture de la bourse de Paris, Dexia a perdu près de 30% de sa valeur. La France et la Belgique ont décidé d&#39;investir près de 6 milliards d&#39;euros pour lui venir en aide car le risque permanent est la perte de confiance des investisseurs. Lorsque la confiance n&#39;est plus, tout devient irrationnel, les investisseurs vendent massivement leur titre, provoquant ainsi la chute de la banque.&#60;br&#62;&#60;br&#62;... mais elles sont plus solides que les banques américaines&#60;br&#62;Malgré le pessimisme ambiant, les banques françaises sont plus solides que les banques américaines. Aux Etats-Unis, certaines banques se sont spécialisées dans les montages financiers complexes, type subprime : on permet à des particuliers qui n&#39;ont pas forcément beaucoup de capitaux d&#39;emprunter beaucoup. Les banques ont donc fait rapidement des bénéfices avec ces titres, à condition que le système ne s&#39;effondre pas, que les particuliers puissent rembourser leurs emprunts et que les biens immobiliers placés en garantie conservent leur valeur (sur la crise des subprime, lire notre article &#34;Crise financière de l&#39;été 2007&#34;).&#60;br&#62;Les banques françaises ont très peu touché à ces placements à risques provenant des Etats-Unis et le système de crédit en France est beaucoup plus contrôlé. Un crédit n&#39;est accordé qu&#39;en fonction de la capacité de remboursement des emprunteurs (salaires). C&#39;est donc beaucoup moins risqué. En outre, les banques françaises ont diversifié leurs activités, en maintenant leur fonction de banque de dépôt classique (livrets A, B, et autres dérivés) alors que certaines banques américaines ont abandonné cette activité pour se consacrer à des placements à risques. Tout ceci explique que les banques françaises sont plus protégées. Ainsi, le Crédit agricole, BNP-Paribas et la Société générale ont respectivement dégagé un bénéfice net de 968, 3 486 et 1 740 millions d&#39;euros au premier semestre 2008.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le principal risque pour les banques françaises est le manque de liquidités&#60;br&#62;Finalement, le principal risque pour les banques françaises est le manque de liquidité. Dans le système bancaire mondial, les banques se prêtent beaucoup de capitaux entre elles, en fonction de leurs liquidités. C&#39;est ce qu&#39;on appelle le système interbancaire (pour comprendre comment fonctionnent les banques, voir notre article sur &#34;les causes de la crise financière mondiale&#34;). Si les banques ne se prêtent plus de liquidités, le système est paralysée et certaines, à cours de fonds, pourraient se retrouver rapidement asphyxier.&#60;br&#62;La banque centrale européenne veille donc à fluidifier le système en &#34;injectant&#34; des liquidités, c&#39;est-à-dire en permettant à des banques de se procurer du liquide à faible coût. La BCE a déjà injecté 480 milliards d&#39;euros de liquidités ces dernières semaines. Mais cela ne suffit pas. Car les banques qui ont trop de liquidités refusent de les prêter aux autres banques, n&#39;ayant pas confiance en elles. Plus aucune banque ne veut prêter des fonds car en cas de faillite de l&#39;une d&#39;entre elle, la banque prêteuse perd tout. Mais là encore, la plupart des banques françaises disposent d&#39;un fonds suffisant pour faire face, à l&#39;exception de banques d&#39;affaires plus exposées comme Dexia ou Natixis.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les épargnants sont protégés à hauteur de 70 000 euros&#60;br&#62;Alors quelles conséquences pour les particuliers ? D&#39;abord, les crédits sont plus difficiles à obtenir. En cette période de crise, les banques ont durci les conditions d&#39;obtention d&#39;un crédit pour acquérir un bien immobilier notamment. Deuxième conséquence, positive cette fois, les prix de l&#39;immobilier devraient continuer à baisser : puisque les crédits sont plus difficiles à obtenir, il y a moins d&#39;acheteur potentiel. Et si la demande est moins importante que l&#39;offre, les prix vont continuer de baisser.&#60;br&#62;Enfin, si malgré la solidité du système bancaire français certaines banques venaient à faire faillite, les particuliers sont protégés par un fonds de garantie des dépôts, créé par la loi de 1999, et destiné à couvrir les dépôts en cas de faillite de la banque. Ce fonds de garantie couvre les dépôts à hauteur de 70 000 euros par déposant. Autrement dit, en France, votre dépôt est couvert jusqu&#39;à 70 000 euros en cas de faillite, dispositif qui n&#39;existe pas aux Etats-Unis.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Même si la France n&#39;est pas à l&#39;abri, le système bancaire national reste plus protégé que les autres. Toutefois, le caractère irrationnel de la crise financière mondiale empêche toute prospective réaliste. Des faillites en cascade pourraient faire effondrer tout le système. Mais avant d&#39;en arriver à cette extrémité, les Etats vont prendre leur responsabilité, à commencer par les Etats-Unis. Si le plan de sauvetage du système bancaire américain a été rejeté en début de semaine, un autre plan devrait être adopté dans quelques jours.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.tsarkoland.hbg.fr/articles/index.html#bv000241</link>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Quelles sont les causes de la crise financière mondiale ?</title>
  <description>&#60;i&#62; dimanche 28 septembre 2008, 10:32 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Faillites bancaires, des milliards de dollars envolés, une croissance mondiale en berne, des gouvernements impuissants. Le capitalisme financier est en crise. Nicolas Sarkozy a expliqué cette semaine que c&#39;était &#34;la fin d&#39;un monde&#34; sans esquisser des pistes de sortie de crise. Les médias alignent en boucle les chiffres de la crise, les chutes des valeurs boursières, les pertes colossales de certaines banques, sans nécessairement expliquer réellement ce qui est en train de se passer en des termes simples. Mais quelles sont les causes de la crise financière mondiale ?Mode d&#39;emploi simplifié de la crise financière mondiale en 6 étapes.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Etape 1 : La crise financière part des Etats-Unis en août 2007&#60;br&#62;La crise débute à l&#39;été 2007 à cause des &#34;subprimes&#34;, des prêts hypothécaires consentis à la classe moyenne américaine. En temps normal, un particulier qui souhaite acquérir un appartement peut emprunter en fonction de son salaire et de sa capacité à rembourser. Inconvénient du système : l&#39;emprunt est proportionnel au salaire. Si vous ne gagnez pas beaucoup, vous ne pouvez pas emprunter beaucoup, donc vous ne pouvez pas acheter.&#60;br&#62;Les Américains ont donc créé des subprimes : vous empruntez ce que vous voulez (même si le salaire n&#39;est pas très élevé) mais c&#39;est la maison qui est en garantie. En clair, si vous ne pouvez pas rembourser, la banque récupère la maison et la vend. Mais quand les prix de l&#39;immobilier baissent, les banques paniquent ! Cas de figure classique : un emprunteur ne rembourse plus, la banque décide donc de vendre sa maison et de tout récupérer. Mais comme les prix de l&#39;immobilier ont baissé, la banque perd de l&#39;argent sur la vente. C&#39;est la crise des subprimes : certaines banques qui avaient eu trop recours à ce type de prêt se sont retrouvés dans une situation financière critique. Et plus de 2 millions de personnes se retrouvent ruinées aux Etats-Unis, faute de pouvoir rembourser les emprunts.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Etape 2 : Toutes les banques sont touchées à cause de la titrisation&#60;br&#62;Pour tenter de limiter les risques de ces crédits d&#39;un nouveau genre, les banquiers ont eu recours à la titrisation. Ils ont transformé ces emprunts en titre sur les marchés boursiers. Concrètement, si un particulier emprunte 1000 euros, il doit en rembourser 1200 euros à la banque avec les intérêts. Pour gagner plus rapidement de l&#39;argent, les banques ont émis des titres de dette, c&#39;est-à-dire un papier donnant droit à ces 1200 euros. Ces titres de dette se sont échangés sur les places boursières.&#60;br&#62;Quel est l&#39;intérêt pour les acheteurs de ces titres ? Si l&#39;acquéreur achète son titre à 1100 euros, il sait qu&#39;il a la garantie de recevoir 1200 euros. Or, à partir du moment où celui qui doit rembourser l&#39;emprunt pour l&#39;achat de sa maison ne peut plus payer, le titre n&#39;a plus aucune valeur. Ce sont ces montages financiers complexes qui expliquent la chute de la bourse car toutes les banques étrangères, notamment européennes, se sont aperçues qu&#39;elles possédaient des titres de subprime qui ne valaient plus rien. Tout le monde en avait mais personne ne savait vraiment combien.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Etape 3 : Les banques se méfient et ne se prêtent plus d&#39;argent&#60;br&#62;Dans un premier temps, les banques étrangères se sont voulues rassurantes. En France, le directeur de la BNP a d&#39;abord affirmé que la banque n&#39;avait pas procédé à des placements risqués de ce type. Mais quelques jours plus tard, après analyse, la BNP réalise qu&#39;elle possède des subprimes. Le jeudi 9 Août 2007, la BNP décide de geler la cotation de 3 fonds d&#39;investissement. La panique gagne alors les marchés car plus personne ne se sent à l&#39;abri. A partir de là, les banques vont se méfier les unes des autres et ne plus vouloir se prêter de l&#39;argent entre elles. Cette crise de confiance des marchés interbancaires va entraîner la faillite de certaines banques, malgré l&#39;injection de milliards de dollars de la réserve fédérale américaine. Vous n&#39;avez rien compris ? Passez à l&#39;étape suivante.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Etape 4 : Faute de liquidités, certaines banques sont asphyxiées dès 2007&#60;br&#62;Pour comprendre comment les banques ont fait faillite dès 2007, il faut expliquer comment fonctionne le système bancaire. Quand vous empruntez 100 000 euros à la Société Générale, celle-ci augmente la masse monétaire de 100 000 euros. Elle crée donc 100 000 euros. Mais pour éviter que la machine à billet ne s&#39;emballe (créer de la monnaie sans contrôle), la Société Générale doit déposer une partie de la somme créée sur un compte de la Banque Centrale Européenne. C&#39;est ce qu&#39;on appelle les &#34;réserves obligatoires&#34;. Si le taux de réserves obligatoires est de 1%, la société Générale doit donc déposer sur le compte de la Banque Centrale Européenne 1 000 euros. Ce système là permet à la banque centrale européenne de contrôler la création de monnaie.&#60;br&#62;Souvent les banques n&#39;ont pas les liquidités nécessaires pour accorder des crédits (le flux entre l&#39;argent déposé par des épargnants et l&#39;argent prêté aux autres n&#39;est jamais équilibré à l&#39;instant T). Elles empruntent donc de l&#39;argent à une autre banque pour pouvoir verser la &#34;réserve obligatoire&#34; à la BCE afin de pouvoir accorder le crédit au client. C&#39;est une pratique courante : les banques se soutiennent et se prêtent de l&#39;argent entre elles. Mais quand il y a une crise de confiance, c&#39;est tout le système qui s&#39;enraye. Pour éviter un effondrement général et des faillites en cascade, la banque centrale &#34;injecte&#34; des milliards, c&#39;est-à-dire qu&#39;elle permet aux banques de récupérer des liquidités à très faible coût.&#60;br&#62;Malgré cela, certaines banques se sont retrouvées asphyxiées très rapidement : elles ont perdu des sommes colossales avec les subprimes, et elles n&#39;ont pas réussi à poursuivre leur activité de crédit car les autres banques, méfiantes, ont refusé de leur prêter des liquidités pour faire face. De nombreuses banques se sont donc retrouvées dans des situations difficiles : en Grande Bretagne, la Northern Rock a dû être nationalisée, sous peine de disparaître.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Etape 5 : La panique gagne les marchés financiers en 2008&#60;br&#62;La plupart des économistes pensaient que le gros de la crise était passé début 2008. Une fois que la crise des subprimes est bien identifiée, que les banques ont revendu ces titres à risques, la crise financière était sur le point de se terminer après un dernier soubresaut fin 2007. Mais la crise est repartie de plus belle en février 2008 quand les banques ont arrêté leurs comptes annuels. Les pertes se sont avérées plus importantes que prévu : entre la chute de l&#39;immobilier, la crise des subprimes, les soubresauts de la bourse qui ont fait chuter les cours, les pertes d&#39;actifs se sont montées à plusieurs dizaines de milliards de dollars pour certaines banques. C&#39;est le cas de Citibank, qui était la première banque mondiale jusqu&#39;à cette crise.&#60;br&#62;Dès lors, la crise financière qui était d&#39;abord une crise bancaire va se transformer en krach boursier. A chaque mauvaise nouvelle ou publication des comptes d&#39;une banque, le titre de la banque chute sur les marchés financiers. Les banques ont alors des pertes colossales, et comme en 2007, peinent à trouver des liquidités. Vue la situation de crise, comme en 2007, les banques ne se font plus confiance et le marché interbancaire se grippe. Certains établissements de crédit ont donc vu leur valeur boursière chuté en quelques semaines. Par exemple, AIG (numéro 1 de l&#39;Assurance) a perdu 45% de sa valeur en une semaine et 79% sur un an. Lehman Brothers, la quatrième banque d&#39;affaires de Wall Street, a perdu 45% de sa valeur en une seule journée et 94% sur un an. Jamais des chutes aussi vertigineuses n&#39;avaient été constatées depuis la crise de 1929.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Etape 6 : Tentative de sauvetage à coût de centaines de milliards&#60;br&#62;Face à ce qui s&#39;apparente à une banqueroute généralisée, les banques centrales et les Etats tentent de venir en aide à tous les établissements les plus fragiles pour éviter des faillites qui auraient des conséquences très importantes sur l&#39;économie réelle. Trois sorties de crise sont exploitées :&#60;br&#62;1. Les banques centrales injectent de nouveau des liquidités pour que ces banques puissent emprunter. Mais cette solution a des limites : la création monétaire doit être fortement encadrée sinon, il y a un risque très élevé d&#39;inflation. Les prix pourraient s&#39;envoler et accélérer ainsi la propagation de la crise dans l&#39;économie réelle.&#60;br&#62;2. Les banques centrales volent au secours de certaines banques en récupérant à leur compte les titres dépréciés, comme les subprimes. C&#39;est ce qu&#39;a fait la banque centrale américaine en mars pour sauver la banque d&#39;investissement Bear Stearns. La banque centrale américaine a récupéré 29 milliards d&#39;actifs toxiques (dépréciés et peu surs) et facilité la reprise de Bear Stearns par une autre banque JP Morgan. Là encore, cette solution a des limites. La banque centrale américaine ne peut effacer d&#39;un seul coût des milliards de perte pour chaque banque en difficulté.&#60;br&#62;3. Le gouvernement américain tente de sauver certains établissements pour éviter un effondrement de tout le système bancaire. Par exemple, Freddie Mac et Fannie Mae, deux géants américains du crédit hypothécaire, ont été placés sous la tutelle du gouvernement. Le trésor américain va dépenser 200 milliards de dollars pour sauver ces deux établissements. Seulement, le gouvernement américain ne peut sauver toutes les banques en difficulté : d&#39;abord parce que cela coûte des milliards de dollars aux contribuables, et ensuite parce que cela donnerait de très mauvais signes aux marchés financiers, qui auraient l&#39;impression de bénéficier d&#39;une certaine impunité. A quoi bon assainir le système si les Etats sont prêts à aider toute le monde à coût de plusieurs centaines de milliards de dollars ? Voilà pourquoi le Trésor américain a refusé de voler au secours de la banque Lehman Brothers, qui a donc fait faillite.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et maintenant ? De nombreuses banques sont dans des situations difficiles. Le gouvernement américain tente de convaincre le congrès de voter un plan de sauvetage de 700 milliards de dollars. Les marchés financiers sont toujours aussi volatiles, la confiance n&#39;est pas revenue. Tout ceci va avoir des conséquences sur l&#39;économie réelle en France et en Europe : les banques vont durcir les conditions de crédit pour les particuliers (les prêts immobiliers sont plus difficiles à obtenir) et pour les entreprises (les investissements vont se ralentir). Le capitalisme financier connaît donc l&#39;une des plus graves crises depuis le krach boursier de 1929.&#60;br&#62;Cette crise frappe par sa rapidité et son enchaînement : la crise immobilière américaine s&#39;est transformée en crise financière et bancaire, elle-même entraînant une crise économique mondiale avec des risques de récession aux Etats-Unis, en Europe et partout ailleurs. Signe que la crise est sérieuse, la croissance française ne devrait être que de 1% en 2008, et les chiffres du chômage sont très mauvais au mois d&#39;août : il y aurait entre 30 000 et 40 000 demandeurs d&#39;emploi en plus. Il faut remonter à 1993 pour trouver une hausse aussi brutale du taux de chômage en France.&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>« La police, des gens expulsés et une gare, ça ne rappelle rien ? »</title>
  <description>&#60;i&#62; mercredi 24 septembre 2008, 15:20 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;José Vieira est auteur de documentaires. La semaine dernière, il a proposé à Rue89 de raconter l&#39;expulsion de Roms à laquelle il a assisté en gare de Massy-Palaiseau (dans l&#39;Essonne, banlieue sud de Paris), le 17 septembre. Voici son récit &#60;br&#62;L&#39;expulsion des Roms qui habitaient sur le parking de la gare de Massy-Palaiseau était prévue pour le 16 septembre. La préfecture, pudique, a-t-elle voulu attendre la fin du premier sommet européen sur les Roms pour déclencher son opération  ? Toujours est-il que l&#39;expulsion a lieu le lendemain, le 17 septembre 2008.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le commandant de la police de Palaiseau avait annoncé aux Roms qui manifestaient le 15 septembre devant la sous-préfecture que le lendemain il les mettraient dans le train. « Pour aller où  ?  », lui demandaient les habitants du parking. L&#39;officier de police leur rétorqua que cette question n&#39;était pas de son ressort. Les ordres étaient formels, il devait les faire déguerpir du secteur. « Pour aller où  ?  », insistaient les Roms. A Bobigny, leur proposa le commandant, comme s&#39;il faisait un bon mot.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Déjà des baraques rasées au bulldozer&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le 17 septembre, la police a encerclé le camp. La préfecture avait envoyé des agents de la DASS chargés de recenser ceux qui pouvaient prétendre à un hébergement d&#39;urgence. La DASS, qui n&#39;avait jamais mis le pied par ici pour s&#39;inquiéter de la situation sanitaire, improvisa et cafouilla. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Quelques familles, avec des femmes enceintes et des enfant de moins d&#39;un an, furent hébergés pour quelques jours. Dans une semaine, ils iront rejoindre d&#39;autres camps déjà formés. En attendant, un minicar les amène par petits groupes à la maison des solidarités de Palaiseau, qui jusqu&#39;ici a refusé d&#39;écouter une quelconque doléance concernant les habitants du parking de la gare RER.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les familles qui n&#39;avaient pas d&#39;hébergement, de loin les plus nombreuses, étaient retenues au bout du parking, encerclées par les CRS et les policiers. Sur le parking, le bulldozer avait déjà rasé les quelques baraques qui avaient été construites récemment et commencé à nettoyer le terrain. Les CRS formaient maintenant un cordon jusqu&#39;à la passerelle de la gare de Massy-Palaiseau. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;« A la gare », cria le commandant de police. Les habitants du parking, chargés de sacs et de valises, se mirent lentement en route. Des enfants criaient, des hommes chantaient. Au pied de la passerelle, avant d&#39;entrer dans la gare, il y a eu un arrêt. Un refus d&#39;avancer. Des hommes criaient leur indignation d&#39;être ainsi traités, humiliés. Je me souviens que j&#39;ai dit à un CRS  : &#60;br&#62;&#60;br&#62;« Des policiers, des gens avec des valises et une gare, ça vous rappelle rien  ?  »&#60;br&#62;&#60;br&#62;« A la gare », répétait inlassablement le commandant de police. Puisque deux familles devaient être prises en charge à Corbeil par le 115 et qu&#39;une majorité d&#39;habitants du parking avait décidé de s&#39;y rendre pour tenter d&#39;être hébergés, le commandant en profita pour obliger les Tziganes à prendre le train pour Corbeil-Essonnes et ainsi à déguerpir du coin. Tout le monde se retrouva sur le quai du RER C à destination de Corbeil, via Juvisy. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Sur le quai, avec, en fond, cette passerelle en travaux qui ressemble étrangement à un mirador, les images étaient chargée de symboles (les Tsiganes ont été exterminés par les Nazis. L&#39;Etat français, qui a reconnu sa responsabilité dans la Shoah, continue de l&#39;éluder pour ce qui est du Samudaripen, le génocide des Tsiganes.).&#60;br&#62;&#60;br&#62;Des femmes donnant le sein à leur bébé, assises sur des valises, des enfants qui n&#39;avaient que les sacs et les baluchons pour jouer, des familles entières sur un quai de gare encerclées par la police qui les obligea à monter dans un train. Le RER qui rentra en gare était bleu, blanc, rouge et assorti aux uniformes des policiers qui veillaient à ce que personne ne rate le train. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le convoi partit de la gare RER C de Massy Palaiseau. A la première station, à Longjumeau, des gens ont voulu descendre du train. Aussitôt, des policiers, ont sauté du train pour les en empêcher. A la correspondance de Juvisy, un groupe qui avait réussi à sortir de la gare a été rattrapé, empêché de monter dans un bus et remis dans le train pour Corbeil.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Une soixantaine d&#39;hommes, de femmes et d&#39;enfants, chargés de sacs et de valises, encadrés par des policiers et guidés par des agents de la SNCF, en plein jour, cela n&#39;émouvait pas grand monde. L&#39;illégalité était là, évidente. Plusieurs fois, je l&#39;ai dit à des policiers ou à des agents de la SNCF. Je l&#39;ai dit à des policiers qui patrouillaient dans le train et qui disaient n&#39;avoir rien à voir avec l&#39;opération. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Ils m&#39;ont dit que j&#39;avais raison, que c&#39;était illégal, qu&#39;ils ne voulaient pas être filmés et ils ont fermé la porte du wagon. Je l&#39;ai signalé à un agent zélé de la SNCF qui m&#39;a dit qu&#39;il rendait service. Je lui ai répété qu&#39;il participait à une opération illégale, il m&#39;a dit qu&#39;il obéissait aux ordres. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Tout le monde disait obéir aux ordres. Les policiers, les agents de la SNCF. Les ordres venaient, paraît-il, de la préfecture. La police qui avait ordre d&#39;expulser avait-elle ordre d&#39;obliger les Roms à prendre le train  ? Depuis quand la SNCF offre-t-elle ses trains et le service de ses agents aux forces de l&#39;ordre  ? Jusqu&#39;où cette collaboration est-elle légale  ? &#60;br&#62;&#60;br&#62;Aucune question, aucune compassion&#60;br&#62;&#60;br&#62;J&#39;ai vu une jeune journaliste qui travaille pour un quotidien voir ce que j&#39;ai vu au départ de la gare de Massy Palaiseau et ne rien dire dans son article sur l&#39;ignominie à laquelle elle a assisté. &#60;br&#62;&#60;br&#62;A part quelques rares passants, je n&#39;ai entendu aucune question, aucune compassion. Pas un cri de solidarité. J&#39;ai vu des regards hostiles mais surtout la plupart des voyageurs ne semblent pas touchés par ces images. Les Roms de Roumanie sont les étrangers de tout le monde. Les regards se détournent. Les voyageurs qui descendent s&#39;empressent de descendre, ceux qui montent évitent les wagons où s&#39;entassent les Tziganes.&#60;br&#62;&#60;br&#62;les trois prévues a pu obtenir un hébergement. Pour les autres, rien. La mairie de Corbeil a envoyé un camion avec trois employés municipaux. Ils ont déchargé des barrières de protection et puis s&#39;en sont allés. La police est passée, le gradé a déclaré « tout est plein dans le coin » et, ne constatant pas de trouble à l&#39;ordre public, s&#39;en est allé. La police municipale de Corbeil, après avoir escorté le cortège de la gare à la Croix-Rouge, observa la situation puis d&#39;en alla.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Deux types, avec un look très passe-partout, se présentant d&#39;emblée comme deux agents des Renseignement généraux (j&#39;ai pas retenu le nouveau nom du service), ont vite vu qu&#39;il n&#39;y avait pas grand chose à pêcher et s&#39;en allèrent. La Croix-Rouge a offert une espèce de repas… &#60;br&#62;&#60;br&#62;Un premier groupe se mit en route vers la gare. Une heure plus tard, le dernier groupe qui quitta les lieux -malgré l&#39;assurance de la police qui annonça qu&#39;ils pouvaient s&#39;installer dans le secteur pour la nuit- fut empêché de descendre à toutes les gares jusqu&#39;à la gare du Nord, ultime destination où ils ont enfin pu dormir, dehors, allongés sur les tentes qu&#39;ils ne pouvaient pas déployer pour la nuit…&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title> Le voyage à New York</title>
  <description>&#60;i&#62; mardii 23 septembre 2008, 10:37 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Offensif, classique et prudent. A la tribune de l&#39;assemblée générale des Nations Unis, ce mardi 23 septembre, les présidents se sont suivis sans tout à fait se ressembler. Trois tons et trois présidents -Lula, Bush et Sarkozy- pour un même exercice de style sur une figure quasi imposée: réagir à la crise financière. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Vu depuis la délégation française, le meilleur orateur de la matinée était, évidemment... &#34;Nicolas&#34;. &#34;Heureusement qu&#39;il est passé après Bush, dont le discours était d&#39;une platitude totale&#34;, entend-on ici. &#34;Lula était pas mal tout de même&#34;, concède-t-on là. &#34;Le président&#34;, lui, s&#39;est exprimé avec &#34;force, conviction et clarté&#34;.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;Elysée avait prévenu la veille que le président ne parlerait pas pour la France &#34;mais pour 27 pays&#34;. La teneur de son discours à l&#39;Onu, dans lequel il propose l&#39;organisation d&#39;un sommet international en novembre afin de réfléchir aux leçons de la crise financière actuelle, avait donc été transmise en amont aux 26 autres présidents européens. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Son discours prononcé, Nicolas Sarkozy a tenu une conférence de presse dans l&#39;une des salles de réunion de l&#39;ONU, pleine à craquer de journalistes, principalement étrangers, pressés de l&#39;interroger sur les questions de diplomatie internationale (Géorgie, Darfour, Iran...). Avides aussi de saisir un regard de Carla Bruni, assise dans la salle, au premier rang, entre Rama Yade et Xavier Darcos, ravissante en tailleur bleu et chignon banane, tournant parfois son fin profil vers les photographes et déclenchant des crépitements de flashs assourdissants. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Interrogé sur la possibilité d&#39;interdire les parachutes dorés, ces primes qui amortissent la chute des grands patrons déchus, Nicolas Sarkozy a sobrement répondu &#34;Oui&#34;. Oui, quoi ? La réponse ne satisfait pas la salle. &#34;Il va annoncer jeudi une loi sur la suppression des parachutes, j&#39;en mets ma main au feu&#34;, s&#39;anime une journaliste. &#60;br&#62;&#60;br&#62;A New-York, on est en effet déjà tourné vers Toulon, où le président prononcera jeudi un discours très attendu sur sa politique économique. Après la matinée à l&#39;ONU, il devait consacrer la majeure partie de son après-midi à la préparation de son allocution. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais avant de rentrer en France, dans l&#39;avion présidentiel, Nicolas Sarkozy et son épouse se sont rendus à une cérémonie organisée au Waldorf Astoria par la fondation Appeal of conscience, une ONG qui réunit des hommes d&#39;affaires et des responsables religieux afin de promouvoir la paix. En présence de Serge Dassault et de Michael Bloomberg, le maire de New-York, le président français a reçu un prix. &#60;br&#62;&#60;br&#62;La veille déjà, à l&#39;hôtel Cipriani, le couple Sarkozy avait assisté à une réception initiée par la Fondation Elie Wiesel pour l&#39;humanité et dîné à la même table que Michael Douglas et son épouse Catherine Zeta-Jones. Les convives avaient dû payer entre 1 500 et 100 000 dollars pour assister au gala. Un peu cher tout de même, pour déguster un plat de saumon -l&#39;entrée a été sautée pour des questions de timing- et un dessert glacé... Mais les riches et bonnes âmes new-yorkaises ne sont guère regardantes sur le contenu de leur assiette. Surtout lorsqu&#39;elles ont un couple présidentiel à leur table. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Partager l&#39;info :          &#60;br&#62;</description>
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  <title>Mort des soldats français en Afghanistan : le rapport qui accable</title>
  <description>&#60;i&#62; dimanche 21 septembre 2008, 10:13 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les talibans ont pu mener une embuscade meurtrière contre des parachutistes français, le 18 août en Afghanistan, grâce à un équipement et une préparation bien supérieurs à ceux de leurs adversaires, révèle un rapport de l&#39;OTAN cité, samedi 20 septembre, par le quotidien canadien Globe and Mail. L&#39;unité de soldats français, tombée dans l&#39;embuscade, n&#39;avait pas suffisamment de balles ni d&#39;équipement de communication, affirme le journal, citant un document &#34;secret&#34; de l&#39;OTAN.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Elle a été obligée d&#39;abandonner le combat lorsqu&#39;elle s&#39;est retrouvée sans munitions après seulement 90 minutes d&#39;engagement, poursuit le quotidien canadien, alors que les affrontements auraient duré près de deux jours. Elle n&#39;avait qu&#39;une seule radio, qui s&#39;est trouvée rapidement hors service, empêchant ainsi les soldats d&#39;appeler leurs camarades au secours, les obligeant à patienter de longues heures avant l&#39;arrivée de renforts.selon le rapport cité. &#34;Ceci est probablement dû au fait que la section française ne disposait que d&#39;une radio&#34;, peut-on lire dans des extraits du rapport de l&#39;OTAN, qui précise que l&#39;appareil est tombé en panne peu après le début des combats. The Globe and Mail indique par ailleurs que les soldats ont été tués &#34;lors de combats rapprochés&#34;, accréditant ainsi la thèse de l&#39;arrivée tardive des renforts.&#60;br&#62;&#60;br&#62;INSURGÉS BIEN PRÉPARÉS ET SOUTENUS&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Au contraire, les insurgés, eux, étaient extrêmement bien préparés, accompagnés de tireurs d&#39;élite, entraînés aux techniques de guérilla et équipés en balles incendiaires, souligne-t-il. &#34;La précision de l&#39;ennemi était très bonne&#34;, note le rapport. Selon différentes informations, non confirmées, ce groupe d&#39;insurgés n&#39;était pas uniquement composé de talibans afghans, mais semblait avoir reçu l&#39;aide d&#39;autres rebelles, et notamment d&#39;extrémistes venus du Pakistan, selon le général canadien Richard Blanchette, un porte-parole de l&#39;ISAF. &#34;Le fait qu&#39;ils sont en possession de davantage d&#39;armes sophistiquées est peut-être signe d&#39;une connexion avec des gens de l&#39;extérieur&#34;, a expliqué le général Blanchette au Globe and Mail.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;enquête de l&#39;OTAN avance deux hypothèses qui expliqueraient les circonstances de l&#39;embuscade. &#34;Soit les forces de l&#39;ISAF ont pénêtré dans un village truffé d&#39;insurpassable. Et dans ce cas, les taliban se sont retirés vers des positions défensives à l&#39;approche de l&#39;ISAF, avant d&#39;exécuter un plan soigneusement préparé.&#34; &#34;Soit les insurgés ont obtenu des renseignements sur l&#39;itinéraire et la destination&#34; des soldats, peut-on lire dans The Globe and Mail.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le document de l&#39;OTAN pointe par ailleurs le rôle des forces afghanes dans la tournure des événements, qui se sont enfuies à pied, peu après le début des combats, &#34;laissant sur place leur équipement militaire, en proie à l&#39;ennemi&#34;.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le ministère français de la défense s&#39;est gardé de détailler les circonstances de l&#39;embuscade meurtrière. Paris-Match avait publié dans son numéro du 4 septembre un reportage dans lequel le commando qui a tué dix soldats français promet le même sort à l&#39;ensemble des troupes françaises déployées en Afghanistan et pose, avec des uniformes et des armes pris aux Français.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Samedi, plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris et Lyonpour dénoncer la présence de troupes françaises en Afghanistan. Cette manifestation survenait à deux jours du débat prévu lundi à l&#39;Assemblée nationale sur ce sujet. Selon un sondage BVA pour Orange et L&#39;Express rendu public mardi, les Français sont à 62% opposés au maintien des soldats en Afghanistan&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Le silence de cécilia Sarkozy</title>
  <description>&#60;i&#62; jeudi 23 août 2007, 20:35 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Que Cécilia Sarkozy sèche un second tour, un bout de G8 ou une rencontre chez les Bush n&#39;est pas gravissime. Qu&#39;elle refuse de témoigner devant la Commission d&#39;enquête parlementaire sur les contreparties à la libération des infirmières bulgares est beaucoup plus ennuyeux, car cela mine la crédibilité de la &#34;démocratie exemplaire&#34; que promet son époux. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour justifier la décision de ne pas faire témoigner Cécilia Sarkozy, l&#39;Elysée a invoqué jeudi le principe de la séparation des pouvoirs. Il s&#39;appliquerait à elle &#34;par extension&#34;. Cette &#34;extension&#34; ne touche pas Claude Guéant, secrétaire général de l&#39;Elysée, qui ira, lui, témoigner. La nuance? Cécilia Sarkozy, elle, est une envoyée spéciale &#34;personnelle&#34; du Président. L&#39;essence présidentielle se transmettrait-elle donc par les liens du mariage? Une seule &#34;ousia&#34; pour deux &#34;hypostases&#34;... on est en pleine subtilité théologique.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Nicolas Sarkozy n&#39;avait pourtant pas, jusque-là, démontré un attachement démesuré au protocole lié à la séparation des pouvoirs. Il compte ainsi s&#39;adresser physiquement au Parlement une fois par an, ce que l&#39;article 18 de la Constitution, qu&#39;il considère comme une vieillerie, interdit pour l&#39;instant.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Nicolas Sarkozy a promis de renforcer les pouvoirs de contrôle du Parlement, &#34;à l&#39;américaine&#34;. En acceptant sans hésiter une commission d&#39;enquête parlementaire sur la question des otages bulgares, il a fait un geste assez fort dans ce sens. Que la principale actrice de la libération des infirmières ne s&#39;y présente pas rend son geste moins probant. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le Président avait promis une clarification du rôle de Cécilia Sarkozy, premier personnage officieux de France. Ce rôle est de plus en plus flou. Si Nicolas Sarkozy l&#39;investit d&#39;une fonction, comme il l&#39;a fait sur l&#39;affaire libyenne, comme il le fera probablement sur d&#39;autres dossiers, cela devrait impliquer une certaine transparence. Mais à l&#39;Elysée, on se borne à assener : &#34;Première dame de France, ce n&#39;est pas une fonction.&#34; Très bien, mais alors, qu&#39;est-ce que c&#39;est? &#60;br&#62;&#60;br&#62;Pascal Riché&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Quand Match retouche Sarkozy</title>
  <description>&#60;i&#62; jeudi 23 août 2007, 18:09 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62; A droite, l&#39;image originale de Reuters, à gauche, celle publiée par Paris Match. (Cliquez pour agrandir)  Photo: DR Reuters / Paris Match Cachez ce bourrelet que nous ne saurions voir. Avant la publication dans son édition du 9 août des photos de Nicolas Sarkozy pendant ses vacances au bord du lac Wolfeboro aux Etats-Unis, Paris Match les a quelque peu retouchées. C&#39;est l&#39;hebdomadaire l&#39;Express qui a révélé l&#39;affaire dans son édition à paraitre jeudi 23 août: pagayant torse nu avec son fils Louis sur le lac en question, Nicolas Sarkozy sur la photo originale de l&#39;agence Reuters affiche une &#34;protubérance&#34; un peu au dessus du bassin. C&#39;est le terme employé par Paris Match, qui explique que &#34;la position sur le bateau exagérait cette protubérance&#34;, c&#39;est pourquoi ils ont procédé à une retouche, sauf qu&#39;&#34;en allégeant les ombres, la correction a été exagérée en photogravure&#34;.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Lagardère principal actionnaire&#60;br&#62;En 2006, Alain Genestar avait quitté Paris Match à la suite d&#39;un conflit éditorial peu après avoir validé la publication d&#39;une photo en première page affichant Cécilia Sarkozy avec un autre compagnon. Le titre Paris Match appartient au groupe de presse Hachette Filipacchi Médias, filiale du groupe Lagardère dont le PDG est Arnaud Lagardère, un proche de Nicolas Sarkozy.&#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Comment Sarkozy parle au Monde</title>
  <description>&#60;i&#62; jeudi 23 août 2007, 18:03 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le Président continue à appeler les journalistes sur leur portable. Et ces derniers n?hésitent plus à raconter la conversation. Histoire d&#39;un incident entre Nicolas Sarkozy et Le Monde.« Je ne veux pas que vous parliez de Cécilia ; sur moi vous pouvez écrire ce que vous voulez. » La phrase du Président retranscrite le 18 août par Le Monde n&#39;a provoqué aucune émotion dans le Landernau politico médiatique. Pourtant, cette phrase appelle plusieurs commentaires.&#60;br&#62;En premier lieu, proférée par le Président de la République à une journaliste du Monde, en l&#39;occurrence Raphaëlle Bacqué, co-signataire, avec Ariane Chemin de l&#39;article « Les dessous des vacances de Nicolas Sarkozy », la phrase de Nicolas Sarkozy peut être interprétée comme une menace : que se passerait-il si Le Monde (ou d&#39;autres organes de presse) ne suivaient pas la « consigne » du Président ?&#60;br&#62;Par ailleurs, on savait que le candidat ou même le ministre Sarkozy, qui possède l&#39;un des carnets d&#39;adresse de journalistes les plus garnis de Paris, n&#39;hésitait pas à les appeler directement sur leurs portables. Mais on pensait qu&#39;une fois élu, il perdrait cette habitude, sa fonction principale, gérer la cinquième puissance mondiale, supposant un agenda chargé et une certaine hauteur de vue. Le coup de fil estival à Raphaëlle Bacqué montre le contraire : les journalistes politiques doivent donc s&#39;attendre à être appelés par le Président si ce dernier a envie de leur passer un savon.&#60;br&#62;Enfin, le moins étonnant dans cette affaire n&#39;est pas la réaction du Monde. Il arrive parfois aux journalistes politiques de recevoir des coups de fil agacés voire furibards d&#39;hommes ou de femmes politiques mécontents d&#39;un article sur eux. D&#39;ordinaire, le ou la journaliste se garde bien d&#39;en faire état, considérant que le propos est « off the record », comme on disait dans les années 1950.&#60;br&#62;Que s&#39;est-il passé dans le cas du « papier » de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, qui a révélé l&#39;identité des propriétaires ayant loué le lieu de villégiature des Sarkozy et de leurs amis ? « Nicolas Sarkozy, a expliqué Raphaëlle Bacqué à Marianne2007.info, a été direct, ferme et clair. Il n&#39;était pas spécialement énervé. Il était, comment dire, professionnel. Il ne m&#39;a pas dit que son propos était off. De toute façon, il ne fait lui-même aucune distinction entre le on et le off. Je lui ai rétorqué que si la vie privée de Cécilia n&#39;intéressait pas le journal, son comportement en tant que première dame de France dans le cas de l&#39;invitation de Madame Bush relevait de l&#39;actualité politique. Il ne m&#39;a pas suivie sur ce terrain, préférant se lancer dans un commentaire sur la politique éditoriale du Monde qui, selon lui, « n&#39;a jamais accepté son élection et tente de le délégitimer. »&#60;br&#62;L&#39;article de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin n&#39;a suscité aucun débat au sein de la rédaction du Monde. Le titre – les dessous des vacances de Nicolas Sarkozy – ainsi que le texte de l&#39;article ont été publiés tels quels.&#60;br&#62;Ce petit fait médiatique marque peut-être ou plutôt confirme un changement d&#39;époque puisqu&#39;il signifie que la transparence totale est en train de s&#39;imposer dans les relations entre journalistes et hommes et femmes politiques : désormais, tout ce que dit un homme ou une femme politique peut être retenu contre lui. A lui ou à elle de « tenir sa langue »: si on peut tout dire de la conversation avec un Président, pourquoi se gênerait-t-on dans le cas d&#39;un député ou d&#39;un ministre ? D&#39;un côté, les lecteurs se réjouiront de voir qu&#39;à côté des journalistes « embarqués », forcément connivents, apparaitront des journalistes réputés&#60;br&#62;« pittbulls », prompts à piéger leurs interlocuteurs ; de l&#39;autre, la perspective de voir s&#39;imposer peu à peu une règle de transparence absolue ne peut qu&#39;effrayer ceux qui se souviennent du Meilleur des mondes (Huxley) et de 1984 (Orwell).&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Les dessous des vacances de Nicolas Sarkozy </title>
  <description>&#60;i&#62; samedi 18 août 2007, 20:21 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un article du Monde revient sur les vacances de M. Sarkozy et sur l&#39;attitude peu diplomatique de Cécilia Sarkozy vis-à-vis de la famille du président Bush. Des menaces directes envers des journalistes français présents ont d&#39;ailleurs été proférées :&#60;br&#62;&#60;br&#62;[...]&#60;br&#62;&#60;br&#62;Aux Etats-Unis, la presse accréditée à la Maison Blanche suit en détail les activités du président américain, y compris pendant ses congés. En Grande-Bretagne, en Espagne ou en Allemagne, le coût des vacances du chef de gouvernement fait l&#39;objet de communiqués. En France, le porte-parole de l&#39;Elysée, David Martinon, interrogé sur le sujet, répétait : &#34;Nous ne sommes pas au courant. D&#39;ailleurs, cela relève de sa vie privée.&#34; C&#39;est finalement le chef de l&#39;Etat lui-même qui a fini par répondre à la fameuse question.&#60;br&#62;&#60;br&#62;[...]&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;est aussi pour tenter de préserver le relatif anonymat de ses amis que le président français a piqué une grosse colère, le 5 août, contre les photographes qui le &#34;shootaient&#34;. Et eu ce geste inimaginable aux Etats-Unis pour un chef de l&#39;Etat : bondir sur le bateau des journalistes – qui n&#39;étaient pas des paparazzis – pour se saisir un moment de leurs appareils.&#60;br&#62;&#60;br&#62;[...]&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le 12 août vers midi, au lendemain de la rencontre avec le président américain, deux journalistes tombent à nouveau nez à nez avec… l&#39;épouse du président et deux amies. Les apercevant, Mme Sarkozy ne cache pas son agacement. La situation, en effet, est embarrassante. Mme Sarkozy, en short clair et simple tee-shirt blanc, ne paraît pas particulièrement souffrante. Elle glisse quelques mots à l&#39;officier de sécurité et ce dernier s&#39;approche des deux journalistes :&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;[...] Ne nous obligez pas à appeler vos patrons à Paris pour vous faire rapatrier. Si vous dites que vous l&#39;avez vue, ça va encore faire des sous-entendus.&#34;&#60;br&#62;&#60;br&#62;A cette petite menace, il convient d&#39;ajouter un mensonge. En effet, Sarkozy a crié sur toutes les ondes qu&#39;il avait voyagé sur un vol régulier d&#39;Air France, laissant ainsi penser qu&#39;il faisait attention au budget de la France.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Faux ! Le Canard Enchaîné du 15 août a révélé que la vraie raison est qu&#39;il n&#39;y avait pas assez de place dans le Falcon présidentiel (14 sièges) pour suivre le Président dans un tel voyage. Le Falcon a ainsi suivi l&#39;Airbus d&#39;Air France avec à son bord ses agents de sécurité.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Affirmer que ce déplacement ne coûtait rien aux français est ainsi un joli mensonge. Mais que ne ferait-on pas pour son image !&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;est d&#39;ailleurs avec ce même Falcon qu&#39;il a fait son aller retour pour l&#39;enterrement de Mgr Lustiger.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Je ne conteste pas son droit à la vie privée ou à prendre des congés de millionnaire, mais je conteste son droit à mentir pour uniquement se mettre en avant et ensuite à venir se plaindre qu&#39;il y ai des photographe. Quand on met en scène sa vie de président devant des médias, il faut avoir conscience qu&#39;on joue avec le feu et que aucun dérapage se sera passé sous silence... enfin, sauf si on compte sur ses amis patron de presse[1]...&#60;br&#62;&#60;br&#62;1] Souvenez vous de Sarkozy critiqué par ses homologues européens. Critiques absolument pas reprises en France, ou si peu (cf. La politique économique de Sarkozy est critiquée en Europe)&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Petits mensonges entre amis</title>
  <description>&#60;i&#62; samedi 18 août 2007, 08:55 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il aura fallu attendre la fin des vacances présidentielles aux Etats-Unis pour connaître l&#39;identité des amis qui ont invité Nicolas et Cécilia Sarkozy à Wolfeboro, élégante petite ville du New Hampshire, où le couple vient de passer quinze jours. Alerté, sans doute, par les appels téléphoniques passés par Le Monde afin de vérifier quelques détails sur les conditions de sa villégiature, le chef de l&#39;Etat a appelé lui-même, vendredi 17 août en fin d&#39;après-midi, des Etats-Unis où il se trouvait encore. Après un message préliminaire – &#34;Je ne veux pas que vous parliez de Cécilia; sur moi vous pouvez écrire ce que vous voulez&#34; –, il a expliqué que la villa où il a séjourné &#34;a été louée par nos amis, les Cromback et les Agostinelli qui nous ont invités à y séjourner avec nos enfants&#34;.&#60;br&#62;Tout se passe comme s&#39;il voulait protéger une épouse qui supporte difficilement la presse. Arrivée un jour avant son mari aux Etats-Unis et découvrant un portrait détaillé d&#39;elle dans l&#39;édition datée 2-8 août du Nouvel Observateur, Mme Sarkozy a elle-même téléphoné à deux reprises à une journaliste de l&#39;hebdomadaire pour se plaindre et menacer le magazine d&#39;un procès. Elle s&#39;est ensuite volontairement effacée des médias, enfin en vacances.&#60;br&#62; &#60;br&#62;Samedi 11 août, Cecilia Sarkozy devait pourtant reprendre son rôle officiel de première dame auprès de la famille Bush qui avait invité le couple présidentiel français. Mais c&#39;est sans elle que le chef de l&#39;Etat part en convoi à Kennebunkport, dans le Maine, où les Bush passent leurs vacances, à 80 km de Wolfeboro. La famille du président américain y est réunie au grand complet, Georges Bush père et son épouse Barbara, Georges W. Bush, son épouse Laura et leurs filles jumelles. M. Sarkozy, lui, arrive avec trois quarts d&#39;heure de retard sur l&#39;horaire prévu. Dans la matinée, Cecilia Sarkozy a téléphoné à Laura Bush pour s&#39;excuser. Elle ne viendra pas.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Désistement diplomatique ou empêchement réel? Pendant sa rencontre avec le président américain, Nicolas Sarkozy aborde spontanément et le premier le sujet. Les traits tirés – la veille, il a effectué l&#39;aller et retour jusqu&#39;à Paris pour assister aux obsèques de Monseigneur Lustiger –, il évoque &#34;l&#39;angine blanche&#34; dont souffriraient son épouse et ses enfants : &#34;Le pire, c&#39;est que c&#39;est moi qui leur ai repassée.&#34; Personne n&#39;avait remarqué, les jours précédents, que le président était souffrant.&#60;br&#62;&#60;br&#62;S&#39;il ne s&#39;agissait aussi de bonnes manières et du rapprochement entre &#34;le peuple français et le peuple américain&#34;, comme l&#39;a martelé le président, on en resterait là. Plusieurs détails restent cependant troublants. La veille du pique-nique organisé par le président américain, un des envoyés spéciaux venus de France a aperçu Cecilia Sarkozy, en short et en chemise, flânant de boutique en boutique avec l&#39;une de ses filles, un ami de sa fille et un garde du corps.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le 12 août vers midi, au lendemain de la rencontre avec le président américain, deux journalistes tombent à nouveau nez à nez avec… l&#39;épouse du président et deux amies. Les apercevant, Mme Sarkozy ne cache pas son agacement. La situation, en effet, est embarrassante. Mme Sarkozy, en short clair et simple tee-shirt blanc, ne paraît pas particulièrement souffrante. Elle glisse quelques mots à l&#39;officier de sécurité et ce dernier s&#39;approche des deux journalistes : &#34;Ça suffit, laissez-la tranquille.&#34; Les reporters font valoir que c&#39;est par hasard qu&#39;ils viennent de croiser l&#39;épouse du président. &#34;Ecoutez, poursuit le garde du corps, M.Sarkozy vous a gentiment accordé deux interviews. Ne nous obligez pas à appeler vos patrons à Paris pour vous faire rapatrier. Si vous dites que vous l&#39;avez vue, ça va encore faire des sous-entendus.&#34; Aucun commentaire de Cécilia Sarkozy n&#39;est venu appuyer cette menace.&#60;br&#62;&#60;br&#62; Depuis quinze jours, on avait beaucoup vu le chef de l&#39;Etat français courir sur les sentiers, au bord du lac Winnepesaukee. On l&#39;avait beaucoup entendu aussi : seize communiqués présidentiels en deux semaines et une demi-douzaine de réactions lâchées aux quelques journalistes français envoyés suivre les premières vacances d&#39;été du nouveau président. Mais l&#39;identité des amis qui avaient loué pour environ 44000 euros la propriété de l&#39;ex-président de Microsoft Mike App, où séjournaient les Sarkozy, était restée un quasi-secret d&#39;Etat.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Aux Etats-Unis, la presse accréditée à la Maison Blanche suit en détail les activités du président américain, y compris pendant ses congés. En Grande-Bretagne, en Espagne ou en Allemagne, le coût des vacances du chef de gouvernement fait l&#39;objet de communiqués. En France, le porte-parole de l&#39;Elysée, David Martinon, interrogé sur le sujet, répétait : &#34;Nous ne sommes pas au courant. D&#39;ailleurs, cela relève de sa vie privée.&#34; C&#39;est finalement le chef de l&#39;Etat lui-même qui a fini par répondre à la fameuse question.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Quelques jours plus tôt, la presse avait remarqué, parmi le petit groupe entourant le couple présidentiel, la présence d&#39;Agnès Cromback, présidente du joaillier Tiffany-France, et de Mathilde et Roberto Agostinelli. Mme Agostinelli, responsable de la communication de Prada-France, est une intime de Cécilia Sarkozy. Elle est aussi la belle-sœur de Pierre-Jérôme Hénin, le porte-parole adjoint de l&#39;Elysée. C&#39;est son mari, un banquier d&#39;affaires qui a travaillé un temps pour la banque Lazard, que M.Sarkozy a parfois présenté comme &#34;son ami italien&#34; aux journalistes qui les croisaient ensemble à Wolfeboro.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les Agostinelli vivent entre Paris et New York. Ils étaient déjà présents lors de la fête donnée au restaurant Le Fouquet&#39;s par le couple Sarkozy, le soir de l&#39;élection présidentielle, puis lors d&#39;un week-end au fort de Brégançon, résidence réservée aux chefs d&#39;Etat français. Ce sont eux qui ont eu l&#39;idée de louer la maison, dans cette petite station d&#39;une élégance très &#34;bostonienne&#34;. Wolfeboro est habituellement prisée par la bourgeoisie de la côte Est des Etats-Unis, qui aime y passer l&#39;été et surtout l&#39;hiver parce qu&#39;on peut y skier et patiner sur les chapelets de lac qui s&#39;étendent jusqu&#39;à l&#39;océan Atlantique.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;Il n&#39;y a pas de mystère, je n&#39;ai rien à cacher, assure le président français. Mais je trouve infernal d&#39;avoir eu sans cesse, en face du ponton de la maison, des bateaux couverts de photographes.&#34; De fait, jamais congés d&#39;un président de la Ve République n&#39;auront été aussi épiés. Jamais non plus un chef de l&#39;Etat français ne se sera autant montré. Mais tout se passe comme si Nicolas Sarkozy voulait pouvoir à la fois occuper l&#39;espace médiatique lorsqu&#39;il le juge nécessaire et, lorsque cela lui convient, cacher son mode de vie à la curiosité de l&#39;opinion.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ce n&#39;est qu&#39;incidemment que les photographes américains ont donc saisi, sans d&#39;ailleurs l&#39;identifier tout de suite, la ministre de la justice, Rachida Dati, sur le bateau emmenant les Sarkozy et leurs amis en balade sur le lac – confirmant ainsi les relations privilégiées que la garde des sceaux entretient avec le couple. On avait également signalé la présence d&#39;Henri Proglio, PDG de Veolia, mais c&#39;était une erreur. Le patron de l&#39;entreprise de services aux collectivités a dû publier un communiqué pour démentir sa présence.&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;est aussi pour tenter de préserver le relatif anonymat de ses amis que le président français a piqué une grosse colère, le 5 août, contre les photographes qui le &#34;shootaient&#34;. Et eu ce geste inimaginable aux Etats-Unis pour un chef de l&#39;Etat : bondir sur le bateau des journalistes – qui n&#39;étaient pas des paparazzis – pour se saisir un moment de leurs appareils.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Avant de s&#39;évanouir avec la torpeur du mois d&#39;août, le sujet du financement des vacances présidentielles a pourtant suscité, en France, un début de polémique. L&#39;ancien porte-parole de Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, a dénoncé ce séjour payé par &#34;des amis millionnaires&#34; et rappelé que &#34;le président doit se situer au-delà des intérêts privés&#34;. Le député René Dosière (apparenté socialiste), auteur d&#39;un rapport sur le budget de l&#39;Elysée, a pour sa part suggéré de vendre la résidence d&#39;Etat de Brégançon : &#34;Il n&#39;y a pas besoin d&#39;un lieu de villégiature si le président va ailleurs!&#34; &#60;br&#62;&#60;br&#62;Un second événement a marqué les vacances présidentielles et suscité quelques interrogations : l&#39;absence remarquée de Cécilia Sarkozy au pique-nique donné par les Bush, le 11 août. Sujet délicat parce qu&#39;il mêle psychologie et vie privée à la diplomatie et à la politique. Aux Etats-Unis, chaque fois que Nicolas Sarkozy était seul ou accompagné de son fils Louis, il s&#39;est montré avenant avec la presse. &#34;Cela ne m&#39;embête pas que vous me voyez transpirant en train de faire mon jogging&#34;, expliquait-il ainsi à des reporters, le 16 août, en ôtant les écouteurs de son iPod d&#39;où sortait le son d&#39;une chanson d&#39;Elvis Presley. En revanche, comme il l&#39;a répété au Monde vendredi, il a réclamé à maintes reprises : &#34;Je ne veux pas que vous écriviez sur Cecilia en famille. Cela relève de ma vie privée.&#34; &#60;br&#62;&#60;br&#62;Par Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Le PS tente-t-il de piéger Cecilia Sarkozy ?</title>
  <description>&#60;i&#62; samedi 18 août 2007, 11:04 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62; Dans la famille Sarkozy, le père étant intatteignable, je demande...la femme. L&#39;opposition ne cesse depuis quelques jours de demander l&#39;audition de Cécilia Sarkozy dans le cadre d&#39;une commission parlementaire concernant la libération de l&#39;équipe médicale bulgare. &#60;br&#62;L&#39;épouse du président était en effet dans l&#39;avion qui ramena les infirmières et le médecin palestinien. Son rôle dans l&#39;affaire est difficilement appréciable : soit il relève d&#39;une démarche compassionnelle visant à mettre en avant les aspects humanitaires de la détention des prisonniers, soit il relève plus d&#39;une démarche diplomatique auquel cas il est légitime que la représentation nationale ait quelques réponses sur son périmètre d&#39;attribution. &#60;br&#62;Nicolas Sarkozy a beaucoup vanté l&#39;importance de son épouse dans une affaire que le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner semble mal maitriser. Du coup l&#39;opposition peut espérer faire coup double : d&#39;abord montrer à quel point la méthode de Sarkozy est surtout un abus de communication, ensuite que la politique d&#39;ouverture est un leurre, Kouchner étant une potiche avec des attributions moins importantes que celle de l&#39;épouse du Chef de l&#39;Etat, censée n&#39;avoir pourtant aucun rôle diplomatique officiel. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Des députés comme Jean Glavany ou Pierre Moscovici multiplient les déclarations dans les medias pour expliquer à quel point l&#39;audition de Cecilia Sarkozy est tout à fait naturelle, l&#39;UMP rétorquant que cette démarche est indigne. « Ce n&#39;est pas très digne d&#39;attaquer l&#39;épouse du président de la République parce que les socialistes n&#39;ont pas le courage d&#39;attaquer le président lui-même» s&#39;est offusqué Patrick Devedjian. Une commission parlementaire ne peut en effet demander l&#39;audition du président de la République mais rien ne lui interdit d&#39;auditionner son épouse. Au regard du flou qui entoure l&#39;affaire et de la personnalité de Cecilia Sarkozy, l&#39;Elysée et la majorité ont tout lieu de s&#39;inquiéter de l&#39;aboutissement d&#39;une telle démarche. &#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Les sages refusent le cadeau fiscal </title>
  <description>&#60;i&#62; vendredi 17 août 2007, 09:23 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62; Le Conseil constitutionnel a censuré un des &#34;cadeaux&#34; fiscaux votés en juillet dernier par le Parlement, les crédits d&#39;impôts accordés aux souscripteurs d&#39;emprunts immobiliers contractés avant l&#39;adoption de la loi.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Conformément au souhait de Nicolas Sarkozy, le Parlement avait décidé que l&#39;Etat rembourserait aux emprunteurs une partie des intérêts versés durant les cinq premières années de remboursement, non seulement pour les emprunts à venir, mais aussi pour ceux déjà contractés.&#60;br&#62; &#60;br&#62;Le Conseil constitutionnel a jugé que si cet avantage répondait pour les prêts futurs à &#34;un objectif d&#39;intérêt général favoriser l&#39;accession à la propriété&#34;, il constituait pour les autres un soutien au pouvoir d&#39;achat et générait une très lourde charge pour l&#39;Etat, dit un communiqué.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;Le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition pour rupture de l&#39;égalité entre contribuables&#34;, dit l&#39;institution.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le &#34;cadeau&#34; n&#39;aurait pas un objectif d&#39;intérêt général pour les emprunts en cours, dit le Conseil, &#34;car, par définition, pour ceux-ci, le contribuable est déjà propriétaire de son habitation principale&#34;, ajoute-t-il cependant.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;Il s&#39;agit alors d&#39;un soutien au pouvoir d&#39;achat au bénéfice des seuls contribuables propriétaires de leur habitation principale&#34;, estime-t-il.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;Son coût (7,7 milliards d&#39;euros) fait supporter à l&#39;Etat des charges manifestement hors de proportion avec l&#39;effet incitatif attendu&#34;, souligne-t-il.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans un communiqué, le Premier ministre François Fillon dit &#34;prendre acte&#34; de la décision mais a promis de prendre de nouvelles décisions pour les &#34;perdants&#34; de cet arrêt.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;Le gouvernement proposera dans les prochains jours un nouveau dispositif permettant aux Français ayant déjà souscrit un emprunt de pouvoir bénéficier, eux aussi, de mesures gouvernementales en faveur de l&#39;accès à la propriété&#34;, dit un communiqué de Matignon.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ce dossier avait suscité des divergences entre le président Sarkozy et le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le premier avait publiquement désavoué en mai le second qui souhaitait limiter la mesure aux emprunts souscrits après le 6 mai. Nicolas Sarkozy avait alors souligné qu&#39;il avait promis durant sa compagne victorieuse de viser tous les emprunteurs.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;Toutes les promesses que j&#39;ai faites, je les ai faites en toute connaissance de cause (...) Je ne laisserai personne dénaturer le projet que j&#39;ai porté tout au long de la campagne présidentielle. Je ne laisserai personne renier mes engagements&#34;, avait-t-il dit.&#60;br&#62;&#60;br&#62;La mesure est critiquée de manière générale par de nombreux économistes qui estiment qu&#39;elle ne relancera que peu l&#39;activité et profitera par définition aux plus favorisés, qui ont pu emprunter ou pourront le faire.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le PS militait plutôt pour une extension des prêts à taux zéro pour l&#39;achat des résidences principales, qui permettait de mieux &#34;cibler&#34; les catégories les plus modestes.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ce débat se situe dans un contexte difficile pour le secteur de la construction, qui pourrait encore s&#39;aggraver avec la crise financière partie des emprunts américains à risque.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour d&#39;autres dispositions du paquet fiscal, le Conseil constitutionnel a rejeté les recours de l&#39;opposition.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Elles concernent les exonérations fiscales pour les heures supplémentaires, l&#39;abaissement du &#34;bouclier fiscal&#34; (la part maximum des revenus d&#39;un foyer qui peut être prélevée par l&#39;Etat en impôts) de 60% à 50% et l&#39;allègement de l&#39;impôt sur la fortune pour les personnes investissant dans les PME.&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Sarkozy chez Bush sans Cécilia</title>
  <description>&#60;i&#62; jeudi 16 août 2007, 19:24 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Nicolas Sarkozy, qui a repris vendredi soir le cours de ses vacances américaines, les mettait à profit samedi pour rendre en voisin sa première visite en tant que président à son homologue américain George W. Bush, mais sans la présence de sa femme Cécilia.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le déjeuner réunira les deux présidents et Mme Bush, en l&#39;absence de Mme Sarkozy qui a téléphoné samedi matin à la Première dame des Etats-Unis pour décliner l&#39;invitation, ne se sentant pas bien ainsi que ses enfants, a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le déjeuner, un pique-nique avec hamburgers et hot-dogs, devait débuter vers 12H00 (16H00 GMT) dans la propriété de l&#39;ancien président George Bush, père de l&#39;actuel, à Kennebunkport (nord-est), célèbre pour son homard.&#60;br&#62;&#60;br&#62;M. Bush, lui-même en vacances, et le chef d&#39;Etat français se sont déjà rencontrés à Washington en septembre 2006, puis au sommet du G8 de Heiligendamm (Allemagne) en juin. Mais le déjeuner de samedi constitue le premier engagement du président français en territoire américain depuis qu&#39;il a pris ses fonctions en mai.&#60;br&#62;&#60;br&#62;M. Sarkozy séjourne depuis une semaine à Wolfeboro, une petite station touristique implantée au bord d&#39;un lac, à quelque 80 km de la cité littorale de Kennebunkport. Il a effectué un aller-retour express à Paris afin d&#39;assister vendredi aux obsèques du cardinal Jean-Marie Lustiger, ancien archevêque de la capitale française.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Aucune déclaration n&#39;est prévue à l&#39;issue de la rencontre Bush-Sarkozy, présentée par la Maison-Blanche comme l&#39;occasion de mieux faire connaissance.&#60;br&#62;&#60;br&#62;“Il est possible qu&#39;ils parlent affaires, comme à chaque fois que deux dirigeants internationaux se rencontrent”, a expliqué Dana Perino, soulignant l&#39;étroite coopération existant selon elle entre les deux pays sur le Liban, le Soudan et l&#39;Iran et au Conseil de sécurité de l&#39;ONU.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les parents du président Bush seront présents, tout comme ses filles jumelles Jenna et Barbara, sa soeur Dorothy et son frère Jeb. M. Bush souhaite que le caractère informel du déjeuner aide à établir avec M. Sarkozy une relation personnelle qui faisait cruellement défaut avec son prédécesseur Jacques Chirac.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Washington espère de l&#39;élection de M. Sarkozy “le début d&#39;une nouvelle ère” dans les relations franco-américaines, traditionnellement compliquées, même si le grave désaccord de 2002-2003 sur l&#39;opportunité de la guerre d&#39;Irak a été peu à peu aplani.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Après plusieurs déclarations d&#39;intention du nouveau locataire de l&#39;Elysée, le choix des Etats-Unis comme destination de ses vacances a été vu comme une preuve supplémentaire de sa bonne volonté envers l&#39;Amérique.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;engouement pour M. Sarkozy paraît toucher l&#39;ensemble de la classe politique américaine.&#60;br&#62;&#60;br&#62;“C&#39;est le président français qui aime le plus l&#39;Amérique depuis… Lafayette, peut-être bien”, a plaisanté vendredi soir le sénateur John McCain, candidat à l&#39;investiture républicaine à l&#39;élection présidentielle de 2008, lors d&#39;une réunion publique tenue justement à Wolfeboro.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;Elysée n&#39;a pas annoncé la suite du programme des vacances de M. Sarkozy. Un quotidien canadien, La Presse, croit savoir qu&#39;il ira le 18 août à Montréal –soit à environ 400 km de Wolfeboro– pour y entendre un concert classique privé.&#60;br&#62;&#60;br&#62;La pratique d&#39;inviter un autre chef d&#39;Etat à son domicile privé, courante dans de nombreux pays, reste exceptionnelle en France. Le général de Gaulle n&#39;a fait qu&#39;une fois les honneurs de la Boisserie (est) à un hôte étranger, le chancelier allemand Adenauer en 1958. François Mitterrand a reçu trois fois des homologues dans sa bergerie de Latche (sud-ouest). Jacques Chirac avait créé la polémique en recevant le Chinois Jiang Zemin en 1999 dans son château de Bity (centre-ouest).&#60;br&#62;&#60;br&#62;Nicholas Kamm AFP ¦ La voiture transportant Nicolas Sarkozy, le 11 août 2007 sur la route le menant à Kennebunkport pour rencontrer le président George W. Bush et sa famille&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Sarkozy attaque Mam et ...</title>
  <description>&#60;i&#62; jeudi 16 août 2007, 19:24 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pendant que le Président se baigne à Wolfeboro, son cabinet règle ses comptes avec Michelle Alliot-Marie, méchamment accusée de passivité concernant la sécurité dans les fêtes foraines. Un seul problème : que faisait donc son prédécesseur, puisque le problème existait depuis des années ? &#60;br&#62;Après un week-end marqué par la mort accidentelle d&#39;un enfant et de son père dans une fête foraine de Saint-Germain-en-Laye, la présidence – que l&#39;on croyait en vacances - a fait parvenir une missive cinglante à Michelle Alliot-Marie, le tout nouveau ministre de l&#39;Intérieur. Extrait : « je vous demande de prendre dès aujourd&#39;hui les dispositions nécessaires pour que, d&#39;une part, la sécurité des manèges et attractions en service sur l&#39;ensemble du territoire français soit immédiatement vérifiée et confortée, d&#39;autre part la réglementation en vigueur et les modalités de sa mise en œuvre soit modernisée. » Madame le ministre a certainement apprécié qu&#39;on lui explique, publiquement et dans un style autoritaire, en quoi consiste son travail. Surtout que, fait curieux, son cabinet n&#39;a reçu le message que plusieurs heures après les journalistes. La communication externe de l&#39;Elysée doit mieux fonctionner que la communication interne… &#60;br&#62;&#60;br&#62;Pourtant, à la lecture détaillée de la lettre-communiqué, Michelle Alliot-Marie a sans doute discerné un bel exercice de contrition (bien que peut-être involontaire) de la part de Nicolas Sarkozy. Jugez-en vous même : « Depuis plusieurs années, les attractions et manèges fréquentés par nos compatriotes lors des fêtes foraines se sont considérablement transformés, devenant toujours plus rapides et plus spectaculaires, écrit en effet l&#39;auteur. Dans le même temps, plusieurs accidents sont intervenus, dont le dernier particulièrement grave à Saint-Germain-en-Laye. » Autrement dit, malgré la multiplication de signaux alarmants, le prédécesseur de Mam au ministère de l&#39;Intérieur, qui n&#39;était autre que le ministre-candidat Sarkozy, reconnaît n&#39;avoir pris aucune disposition pour prévenir d&#39;autres drames. Puisqu&#39;il a disposé de plusieurs années pour se saisir de la question et qu&#39;il avoue lui-même n&#39;avoir rien fait, on voit donc mal comment il pourrait en tenir rigueur à sa ministre, en poste depuis seulement trois mois ! &#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Colère de Sarkozy</title>
  <description>&#60;i&#62; jeudi 16 août 2007, 19:24 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le président français et son entourage étaient à bord d&#39;un bateau sur le lac Winnipesauke quand il a vu le photographe de l&#39;Associated Press Jim Cole et celui de Sipa Vince DeWitt à bord du bateau de Cole qui se trouvait à l&#39;extérieur d&#39;une barrière de bouées mise en place par la brigade marine du New Hampshire.&#60;br&#62;Avant que Nicolas Sarkozy ne le repère, Cole avait pris soin d&#39;emmener son bateau jusqu&#39;à celui de la police marine, a décliné son identité et a reçu l&#39;autorisation de croiser dans le secteur.&#60;br&#62;“Il (Sarkozy) était heureux et souriant et il a fait signe aux membres de sa sécurité alors qu&#39;il sortait“, a dit Cole. “Et puis, il nous a vu prendre des photos et sa bonne humeur apparente s&#39;est arrêtée immédiatement”.&#60;br&#62;Les deux photographes ont alors vu au travers de leurs objectifs quand Sarkozy les a pointés du doigt et son bateau a commencé à voguer vers eux. Une fois côte à côte, Sarkozy, portant son seul maillot de bain, a sauté bord du bateau des deux photographes et a commencé à leur hurler dessus en français.&#60;br&#62;“Le président était très agité, s&#39;exprimant très rapidement en français et à fort volume“, a souligné Vince DeWitt. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Egalement interrogé par RTL, Vince DeWitt a déclaré que son confrère et lui étaient “du côté où on avait le droit d&#39;être. Dès qu&#39;on a vu le président Sarkozy, on a commencé à prendre des photos. Quand il s&#39;est approché, j&#39;ai vu qu&#39;il nous montrait du doigt, j&#39;ai réalisé qu&#39;il était en train de hurler. Le bateau du président s&#39;est collé au nôtre et il est monté à bord du nôtre. Naturellement j&#39;ai été un peu surpris (…)”.&#60;br&#62;A plusieurs reprises, les deux photographes ont souligné qu&#39;ils ne parlaient pas français. “Mais ça ne l&#39;a pas arrêté. Après quelques minutes, je me suis aperçu qu&#39;il avait notre photo”, a précisé DeWitt.&#60;br&#62;Cole a ajouté qu&#39;il a demandé si l&#39;un des occupants du bateau du président français parlait anglais, mais personne n&#39;a répondu ou n&#39;est intervenu.&#60;br&#62;Nicolas Sarkozy s&#39;est alors emparé de l&#39;appareil de Vince DeWitt avant de le reposer. Une femme s&#39;est alors exprimée en anglais en relayant la demande du chef de l&#39;Etat français qu&#39;on le laisse tranquille lui et son entourage, a dit DeWitt.&#60;br&#62;Cette femme n&#39;a pas décliné son identité mais DeWitt a ajouté: “je crois que c&#39;est sa femme qui a expliqué qu&#39;il était en colère parce qu&#39;il croyait avoir passé un accord pour ne plus être photographié par la presse. On lui a dit qu&#39;on n&#39;avait pas entendu parce qu&#39;on ne parle pas français et il a fini par se calmer. Mais on est parfaitement dans la légalité. Des hommes politiques américains se seraient rendus compte de la répercussion d&#39;une crise de colère sur leur image. On aurait pu croire que M. Sarkozy serait conscient de ce qui va avec le fait d&#39;être le président d&#39;un grand pays“, a encore DeWitt.&#60;br&#62;Quelques heures auparavant, Nicolas Sarkozy avait rencontré la presse de façon informelle. A cette occasion, le président français avait déclaré en français: “Je suis naturellement prêt à toutes vos questions et peut-être qu&#39;après vous repartirez couvrir l&#39;information et d&#39;autres sujets et que vous me laisserez tranquille avec ma famille”. Un journaliste de l&#39;Associated Press a enregistré la déclaration de Nicolas Sarkozy et l&#39;a faite traduire mais les deux photographes n&#39;ont entendu la traduction qu&#39;après leur altercation avec le président français&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Fillon et ses ministres</title>
  <description>&#60;i&#62; jeudi 16 août 2007, 19:24 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Trois mois d&#39;&#34;omniprésidence&#34; de Nicolas Sarkozy ont laissé peu de place au Premier ministre François Fillon et à ses ministres pour s&#39;affirmer, au risque, à terme, de gripper la machine.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;Elysée s&#39;est mué en ruche où se pressent les partenaires sociaux et les parlementaires qui, il y a peu encore, faisaient le siège de Matignon, tandis que les collaborateurs du président donnent des interviews.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;Le chef de l&#39;Etat décide de tout, parle de tout, et quand il ne le fait pas, ce n&#39;est pas vous qui le faites mais le secrétaire général de l&#39;Elysée&#34;, ironisait le patron du PS François Hollande le 3 juillet, jour de la déclaration de politique générale de M. Fillon.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le chef du gouvernement, pour l&#39;heure, dit s&#39;épanouir en &#34;copilote&#34; du &#34;patron&#34;. Au fil des semaines, il a vanté inlassablement, au nom de l&#39;efficacité, &#34;la simplification de la chaîne de commandement&#34;.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il prend à témoin ses interlocuteurs: n&#39;a-t-il pas théorisé lui-même cette évolution dès 2006, dans son livre &#34;La France peut supporter la vérité&#34; ? Il dit même avoir imaginé la disparition, à terme, de sa fonction et son remplacement par celle de &#34;vice-président&#34; oeuvrant auprès d&#39;un &#34;président qui dirige le gouvernement&#34;.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;L&#39;hyperprésidentialisation, je ne sais pas ce que ça peut donner en temps de crise&#34;, s&#39;inquiète pourtant un sénateur centriste. En d&#39;autres termes, la présence de Nicolas Sarkozy en première ligne le priverait du recours habituel des présidents en mal de popularité: se relancer en changeant de Premier ministre.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Reste aussi que la situation actuelle pourrait s&#39;avérer, à la longue, pénible personnellement pour François Fillon, qui a joué un rôle central dans la définition du projet Sarkozy et dans la campagne. &#34;Les ministres sont malheureux&#34;, assure un parlementaire.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Même ceux dont le &#34;casting&#34; avait fait couler le plus d&#39;encre ne tirent pas leur épingle du jeu médiatique.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Bernard Kouchner (Affaires étrangères), a été spectaculairement absent de la libération des infirmières et du médecin bulgares en Libye, au profit de Cécilia, l&#39;épouse du président.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Rachida Dati (Justice) a surtout fait parler d&#39;elle lors des couacs au sein de son cabinet.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Quant à l&#39;expérimentée Michèle Alliot-Marie, elle évolue à l&#39;Intérieur sous la surveillance étroite &#60;s&#62;et publique&#60;/s&#62; de l&#39;ancien titulaire du poste... Nicolas Sarkozy. En témoigne, entre autres, la lettre de mission extrêmement détaillée qu&#39;elle vient de recevoir. Le socialiste Faouzi Lamdaoui dénonce cette situation qui démontrerait que &#34;les ministres n&#39;ont aucune marge de manoeuvre (et) ne décident de rien&#34;.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;Ce sont des objectifs à moyen et long terme&#34;, corrige-t-on dans l&#39;entourage du Premier ministre, en ajoutant que ces courriers servent d&#39;abord à ce que les engagements du candidat Sarkozy ne soient &#34;pas oubliés&#34; dans l&#39;action au jour le jour.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il revient à François Fillon de jauger la majorité, de la satisfaire et de prévenir ses frondes. Une mission traditionnelle des Premiers ministres qui pourrait prendre de l&#39;importance dans les mois qui viennent, quand le pouvoir affrontera inévitablement ses premières difficultés.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le chercheur Thierry Vedel, du Cevipof, a identifié une fonction plus inattendue pour le chef du gouvernement: celle de &#34;lancer des ballons d&#39;essai&#34;, comme il l&#39;a fait en juin pour la TVA sociale, et en juillet pour l&#39;extension du service minimum à l&#39;enseignement.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Par Christophe Schmidt&#60;br&#62;</description>
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  <category>Revue de Presse</category>
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  <title>Le boulet libyen à la cheville de Nicolas Sarkozy</title>
  <description>&#60;i&#62; jeudi 16 août 2007, 19:24 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;En mars 2007, dans le cadre de la célébration du 30e anniversaire de la proclamation de la Jamahiriya (État des masses), Mouammar Kadhafi avait appelé les Libyens à se montrer vigilants parce que les «  puissants de ce monde trament des complots  ». Le 2 mars 1977, le gouvernement, les partis politiques, le parlement et le poste de président avaient été abolis. Le peuple pouvait dès lors réaliser son pouvoir par le biais des congrès populaires, des comités populaires et des syndicats. Mouammar Kadhafi n&#39;a plus de fonction officielle. Il est simplement appelé leader de la révolution libyenne. Lors donc de ce 30e anniversaire, le leader a prévenu son peuple : «  Vous devez rester prudents parce que vous vivez dans un pays où il y a du pétrole, d&#39;immenses territoires et ressources naturelles, qu&#39;ils veulent transformer en colonie  ».&#60;br&#62;&#60;br&#62;Comme l&#39;écrit en éditorial Süddeutsche Zeitung : «  En 1999, lorsque le dirigeant impulsif avait inventé ces reproches bizarres contre le personnel médical bulgare pour faire face à la vague de contamination au sida à l&#39;hôpital de Bengasi, il voyait encore à l&#39;œuvre partout dans le pays des &#34;conspirateurs sionistes et occidentaux&#34;. Mais aujourd&#39;hui, Mouammar Kadhafi aimerait bien être traité d&#39;égal à égal par cet occident conspirateur. »&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Quatre mois plus tard, Saïf Al-Islam Kadhafi, fils du leader libyen, révèle au quotidien Le Monde qu&#39;un contrat d&#39;armement passé par la France et une décision de justice en Grande-Bretagne ont été déterminants dans la libération des infirmières et du médecin bulgares détenus par Tripoli. Dans le cas d&#39;une décision de justice de la Grande-Bretagne, il s&#39;agirait en réalité d&#39;autoriser le libyen, Abdel Basset Ali Al-Megrahi, à faire appel de sa condamnation à vie pour son implication dans l&#39;attentat de Lockerbie (270 morts en 1988). Un rebondissement qui pourrait permettre après négociations l&#39;extradition du détenu vers son pays d&#39;origine. «  Nous allons bientôt avoir un accord d&#39;extradition avec le Royaume-Uni  », a affirmé Saïf Al-Islam Kadhafi. Pour ensuite y être gracié ?, s&#39;interroge Afrik.com.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Qui s&#39;amuse le plus ? Kadhafi et ses fils en multipliant les déclarations incendiaires et en compromettant impunément Nicolas Sarkozy et la France, comme s&#39;il s&#39;agissait d&#39;un jeu de cache-cache ?&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Qui subit le plus ? Nicolas Sarkozy et la France qui doivent traîner le boulet libyen enchaîné à leurs chevilles, engagés qu&#39;ils sont maintenant dans le tourbillon des affaires occultes ?&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Selon Saïf Al-Islam Kadhafi : «  Le cœur du sujet, entre Paris et Tripoli, est donc l&#39;affaire militaire. En quoi consiste-t-elle ? &#34;D&#39;abord, l&#39;accord recouvre des exercices militaires conjoints, bien sûr. Puis, nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan, à hauteur de 100 millions d&#39;euros je pense. Ensuite, il y a un projet de manufacture d&#39;armes, pour l&#39;entretien et la production d&#39;équipements militaires. Vous savez que c&#39;est le premier accord de fournitures d&#39;armes par un pays occidental à la Libye ?&#34;  » Faut-il conclure des propos de Saïf Al-Islam Kadhafi que la désalinisation de l&#39;eau de mer n&#39;est pas la priorité pour la Libye qui met plutôt l&#39;accent sur le réacteur nucléaire et l&#39;envoi de spécialistes français pendant plusieurs années ? Le fils Kadhafi confirme en effet au Monde que cette installation «  n&#39;est pas essentielle pour la Libye  ».&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;En 2004, l&#39;embargo européen sur les ventes d&#39;armes à la Libye était levé mais selon le fils Kadhafi : «  un embargo non dit persistait contre mon pays. Les Allemands, surtout, étaient réticents pour des ventes d&#39;armes. Mais avec les Français, nous avons été en négociations depuis longtemps. Nous avons demandé à Sarkozy d&#39;accélérer les choses. Maintenant que le cas des infirmières est réglé, c&#39;est une occasion en or qui survient  ».&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Situation embarrassante pour le président Sarkozy. Prié de dire s&#39;il pouvait confirmer qu&#39;un contrat d&#39;armement entre Paris et Tripoli avait été conclu en échange de la libération des infirmières bulgares, Nicolas Sarkozy a répondu : «  Non  ». M. Sarkozy n&#39;a fait aucun autre commentaire. Bernard Kouchner insiste, devant la presse, pour dire que le document signé lors de ce voyage n&#39;était pas un «  protocole  », mais un simple «  mémorandum d&#39;engagement, un cadre éventuel  » pour un «  éventuel réacteur nucléaire  ».&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le porte-parole du président, David Martinon, réaffirme que la libération des infirmières et du médecin bulgares n&#39;a donné lieu à «  aucune contrepartie  ». Le ministère français des Affaires étrangères se refuse à tout commentaire mais précise toutefois que l&#39;embargo sur les armes à destination de la Libye a été officiellement levé le 14 octobre 2004. Comme l&#39;avaient préalablement indiqué Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, «  la coopération avec la Libye a vocation à s&#39;accélérer  ».&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour Greenpeace France : «  Cet accord pose un énorme problème de prolifération nucléaire et se situe dans la droite ligne de la politique française d&#39;exportation irresponsable de sa technologie nucléaire. [...] Livrer du nucléaire civil à la Libye reviendrait à aider ce pays à accéder tôt ou tard à l&#39;arme atomique  ».&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Sylvain Biville de RFI prévient qu&#39;il est important de mettre un bémol aux déclarations du fils Kadhafi. En effet : «  plusieurs fois, dans le passé, ce personnage influent, qui dirige la &#34;Fondation Kadhafi pour la bienfaisance&#34;, a anno